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# Conclusion
Être acteur de la gestion et de la préservation d’archives au XXIe siècle ne se résume pas à rester sur ses acquis de formations et d’expériences, mais à enrichir les principes même de la profession, de les associer ou de les adapter aux nouvelles technologies et méthodologies. Le métier d’archiviste dans ces principes fondamentaux du *[Code de déontologie de l’ICA](https://www.archivistes.org/Code-de-deontologie)* et sa définition[^17]
> “Un professionnel de l’information et du patrimoine”
n’est pas modifié. Mais de nouvelles applications, savoir-faire et savoir-être ont vu le jour. L’action de l’archiviste dans la gestion de l’information cherche à résoudre de nouvelles problématiques de pérennisation de l’information. Pour cela, l’archiviste doit :
* comprendre les réels enjeux du choix des paramètres de stockage et sauvegarde de documents numérique afin d’éviter de pécher à son rôle de conservateur, comme dans des situations d'obsolescence du numérique non préparées.
* documenter le plus possible les divers formats qu’il utilise ou qu’il rencontre, et partager cette documentation avec ses confrères et consoeurs, afin de préparer et mettre en place des solutions au manque de professionnels spécialistes ou restaurateurs de formats.
* sans-cesse être acteur et preneur de décisions dans les situations où son expertise est inévitable.
* pouvoir montrer et intégrer cette expertise tout en travaillant avec des profils de domaine différents.
* mesurer les risques et les dangers, avant tout pour la sauvegarde de l’information et non pour la sauvegarde du titre de gardien du savoir.
L’archiviste est confronté à une dualité du numérique où le partage et l’ouverture de connaissances est à la fois bénéfique collectivement et quelques fois néfaste individuellement. Il doit aussi:
* savoir choisir de limiter ces communications et numérisations pour ne pas nuire à l'information.
* travailler et surveiller les efforts collaboratifs. Les communautés d’archivistes sont belles et bien présentes sur la toile, il est nécessaire de poser une attention particulière à celles-ci mais aussi aux actions menées par des novices.
* dépoussiérer son image, “envoyer valser” les à priori restants sur sa profession afin de montrer la nature de ses missions, gage de confiance et sûreté.
A l’heure de l’ère numérique, les services d’archives ont donc une éventuelle place de futur organisme de confiance, d’expertise dans cette société où la surinformation est belle et bien présente et où les sources sont oubliées, voire faussées. L’archiviste mérite son titre de professionnel de l’information, si et seulement si il prends une définition globale et moderne de l’information en incluant l’information numérique et toutes ces dérivées. L’archiviste doit donc observer et s’informer sur les avancées technologiques de manière générale, et plus spécifiquement aux domaines rattachés aux tâches et missions qui leurs sont confiées.
Comme Maud Lasterre l’a noté dans son [article](https://www.persee.fr/doc/gazar_0016-5522_2015_num_240_4_5315)[^18]
> “Céline Guyon considère avant tout le numérique comme une opportunité pour les archivistes qui peuvent, d’une part, étendre leurs domaines de compétences et, d’autre part, accéder à plus de reconnaissance".
>
[^17]:Association des archivistes français, *Code de déontologie*, 2006.
[^18]:Maud Lasterre, *L’archiviste est-il soluble dans le numérique ?*, 2015, Persée.