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# Conclusion
Ce mémoire avait pour ambition d’analyser les procédés de collaboration entre les « fashion brands* » et les influenceurs. L’arrivée d’internet dans l’industrie de la mode a révolutionné les pratiques de communication et marketing des sociétés de prêt-à-porter.
En effet, une publicité qui paraît sur le web se propage et peut être relayée partout dans le monde en l’espace de quelques minutes tandis que le Print* et la Télévision sont des canaux de communication qui limitent la diffusion et leur impact à une certaine audience.
Comme nous l’avons vu, les réseaux sociaux sont devenus des outils commerciaux très pointus qui ont permis l’émergence de ces leaders d’opinion. Cependant, certaines plateformes telles qu’Instagram semblent s’être spécialisées dans le domaine de l’influence, rassemblant alors de nombreux créateurs de contenus. Les internautes ont donc pris pour cible ce genre de plateformes, utilisant les comptes d’influenceurs comme catalogue pour trouver leurs inspirations. C’est particulièrement le cas dans le secteur de la mode, en pleine expansion ces dernières années.
Le marketing d’influence est un marché colossal qui ne cesse de se développer et permet aux marques tombées dans l’oubli de retrouver un second souffle. Ce sont les influenceurs qui parviennent à apporter un vent de fraîcheur, donnant une nouvelle dynamique à ces entreprises. Cependant, ces dernières nécessitent un minimum d’expérience afin de choisir le créateur de contenus qui répondra du mieux possible à leurs objectifs. La taille de la communauté et le milieu de spécialisation sont deux points indispensables à ne surtout pas négliger car ce sont ceux qui détermineront l’impact d’une campagne.
Enfin, nous avons pu observer que ces nouvelles stratégies de communication et marketing étaient désormais établies par toutes les marques de prêt-à-porter, de la plus classique à la plus luxueuse. Par ailleurs, ayant des besoins parfois opposés, elles optent chacune pour des collaborations bien différentes, piochant parmi un large panel de possibilités. Avec la progression de ces pratiques autrefois très peu répandues, de nouvelles lois ont vu le jour, permettant d’encadrer ce type de commerce désormais reconnu.
Cependant, ce milieu a des limites, notamment depuis la disparition des likes* sur Instagram. En effet, la course aux likes prenant une ampleur démesurée, la plateforme a annoncé leur suppression, permettant alors d’éradiquer toute forme de compétition entre internautes, afin que chacun puisse se sentir à sa place, sans faire de différences. Ces likes étaient pourtant quasi-indispensables pour les marques lors de leurs choix pour un influenceur. Ils permettaient effectivement aux entreprises d’estimer le reach potentiel d’une publication mais également d’analyser leurs retours sur investissement.
Un autre problème de plus en plus fréquent, c’est la fake influence* autrement dit la fraude au nombre d’abonnés. De plus en plus d’internautes faussent leurs résultats par diverses pratiques frauduleuses afin d’augmenter leurs nombres d’abonnés, mais également leur taux d’engagement. Ils en profitent ainsi pour se faire passer pour des profils intéressants auprès des marques, et ainsi gonfler le prix de leurs services pour des collaborations.
Un évènement bien plus sérieux est venu frapper la population en cette année 2020, perturbant tous les secteurs. Le confinement instauré en vue de protéger la société du Covid-19 a eu des conséquences sur l’économie du pays, et notamment sur l’activité du marketing d’influence. Les marques comme les influenceurs ont dû faire face à cette épreuve, forcés d’annuler de nombreux évènements et partenariats prévus.
[Figure n°9](https://hackmd.io/@mathildepierson/BkcPvwvTU/%2FCDn7H70SQBmJ-JxRYJBbTw)
Ces créateurs de contenus très souvent sous un régime d’auto-entrepreneur ont donc vu s’écrouler leurs revenus, devant trouver une manière de se réinventer avec les circonstances de cette crise sanitaire. Tous ont décidé de prendre cet évènement sous le bon angle, décidant de rebondir en mettant en place des actions solidaires et de prévention. D’autres ont mis en place des lives* de cuisine, de sport, ou encore de musique, permettant d’unir les internautes en ces temps difficiles. Des influenceuses sur le point de sortir des collections de vêtements ont dû effectuer les shootings depuis chez elles, troquant les studios photos en prenant la pose sur leur canapé ou dans leur cuisine.
D’autres plateformes ont enregistré une croissance fulgurante du nombre d’utilisateurs durant le confinement, comme en témoigne Tiktok, devenue la nouvelle application phare. Influenceurs et marques n’ont donc pas tardé à y faire leur apparition, générant un engouement surprenant de la part des internautes. Instagram a donc décidé de riposter en lançant le 24 juin les [« Réels »](https://www.blogdumoderateur.com/instagram-lance-reels-en-france/), un nouveau format vidéo d’une durée maximale de 15 secondes, auquel on peut ajouter effets audios et visuels.
Grâce aux réseaux sociaux, et plus largement à la création du web 2.0, les ressources sont immenses et semblent inépuisables. Quelle sera la prochaine grande innovation ?