# SAE 2.04
# **Exploitation d'une Base de Données**
# Partie Anglais
## Sujet
A l’aide de documents et d’articles en anglais trouvés sur Internet vous répondrez aux 3 questions suivantes :
* Dans le pays anglophone concerné les filles aiment-elles les études scientifiques?
* Existe-t-il dans le pays anglophone concerné une filière technologique comparable à celle que nousconnaissons en France ? *Si oui, quelle proportion d’étudiants la suivent-ils ?*
* Y-a-t-il dans le pays anglophone concerné un système de bourses d’études ? *Si oui, les étudiants boursiers préfèrent-ils les études courtes ?*
Les informations et réponses aux questions que vous fournirez devront concerner un des pays anglophones suivants *(sachant que deux équipes ne peuvent pas choisir le même pays)* :
* États-Unis
* Canada
* Australie
* Royaume Uni
* République d’Irlande
* Nouvelle Zélande
* Afrique du Sud
**Attendus et rendu** : Le travail se fera en équipes de 3 ou 4 étudiants. Pour chaque question vous rédigerez en guise de réponse un résumé en français du/des articles trouvés. Chaque résumé aura une taille minimum de 300 mots et maximum de 500 mots. Vous pouvez vous servir de graphiques pour illustrer vos propos.
Vous indiquerez obligatoirement vos sources en fournissant les adresses web des sites et articles utilisés.
> [name=Gwendal Margely] J'ai rédigé la partie sur la première question. Le compte de mots aura dépassé 500 mots, mais je n'ai pu me résoudre à me séparer de parties qui me sembles essentielles à comprendre ce qui poussent aujourd'hui beaucoup de femmes à renoncer à des carrières ou études. Alors certes je suis moins pertinent en parlant des actes et discriminations sexistes qui les motivent à s'éloigner de ces voies professionnelles, mais je pense sincèrement qu'il est plus que nécessaire d'en parler.
>
## Réflexion
### En Australie, les filles aiment-elles les études scientifiques?
Pour répondre à cette question, dans le précédent rapport se basant sur les données de Parcoursup, nous avons dû la redifinir car nous n'avions pas de moyens de déterminer précisément si les filles **aimaient** les études supérieures scientifiques, car nous ne pouvions nous baser que sur les choix et résultats de Parcoursup, qui, outre ne pas prendre en compte des réelles appréciations de chacuns, présentaient énormément de biais liés à l'éducation et aux sentiments de difficulté trop élevée pour elles, comme en parles très bien [cet article](https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02135983/document) ou encore la chercheuse [Pauline Rose Clance](https://www.paulineroseclance.com/) dans son livre *The Impostor Phenomen*.
Nous pouvons donc répondre plus précisément grâces à des articles recensant des indices de parités dans les métiers ou études scientifiques ainsi que des sondages sur les jeunes populations australienne à propos des sujets que chacun souhaiterait étudier plus tard.
L'accronyme **STEM** *(Sciences, Technologies, Engineering and Mathematics)* est utilisé dans tous les articles, et nous l'utiliseront sans le traduire par soucis de clareté.
Tout d'abord, nous voyons grâce à des statistiques de la WDB *([World Data Bank](https://donnees.banquemondiale.org))* que le pourcentage de femmes australiennes diplomées atteint **[50.9%](https://donnees.banquemondiale.org/indicator/SE.TER.CUAT.ST.FE.ZS?end=2020&locations=AU&start=2004&view=chart)** en 2020 contre **[41.8 %](https://donnees.banquemondiale.org/indicator/SE.TER.CUAT.ST.MA.ZS?end=2020&locations=AU&start=2004&view=chart)** chez les hommes, signe de l'intérêt évident de la population féminine de l'Australie envers les études.
L'article [How womens and girls are transforming STEM](https://www.science.org.au/news-and-events/news-and-media-releases/how-women-and-girls-are-transforming-stem#:~:text=Only%2016%25%20of%20Australia's%20stem,%3A%20systemic%2C%20institutional%20and%20individual) nous indique que seul 16% des personnes travaillant actuellement dans les domaines scientifiques sont des femmes, contre 50% dans les autre domaines. Plus loin dans l'article, on trouve une citation du [Australia STEM Workforce](https://www.chiefscientist.gov.au/sites/default/files/2020-07/australias_stem_workforce_-_final.pdf) qui nous rends compte des autres enjeux difficiles que représentent le choix d'une telle carrière pour une femme :
> Des barrières existent aussi plus loin, qui peuvent limiter la participation de femmes dans les études et carrières STEM, en partant des stéréotypes et biais qui dissuadent les filles d'étudier les sujets STEM à l'école, jusqu'au manque de sécurité dans les espaces de travail [...], les barrières culturelles et sociales, les discriminations genrées ou les harcèlements sexuels dans les enviromments de travail, car encore très masculins. Ces obstacles ne sont pas spécifiquement liés aux femmes et aux filles en STEM, beaucoup sont vécues par des femmes dans tous les milieux du travail."
Des initiatives ont été menées en Autralie pour changer cette inégalité de genre face aux sciences, dont la **[W-STEMMA](https://womeninscienceaust.org/)** *(Womens in Sciences, Technologies Engineering, Mathematics and Medicin Australia)*
ou des initiatives gouvernementales comme celui dont rends compte un article intitulé "[Governement inititive about supporting more Women in STEM long-terms Studies](https://www.dese.gov.au/women-stem-cadetships-and-advanced-apprenticeships)" qui mets en lumière l'attribution d'un budget de 24.1M $ pour financer des campagnes marketing sur le sujet et fournir des aides financières pour payer les études scientifiques chez les filles.
Finallement, un article nommé [STEM Equity Monitor](https://www.industry.gov.au/data-and-publications/stem-equity-monitor/youth-perceptions-and-attitudes-to-stem), qui rends publique et atteste annuellement des [statistiques](https://www.industry.gov.au/sites/default/files/2020-03/youth-in-stem-research-2020-summary-results.pdf) sur les parités de genre, de classes sociales, d'origines ethniques dans les apétences, études et professions scientifiques. Nous présente ces diagrammes :
[](https://www.industry.gov.au/data-and-publications/stem-equity-monitor/youth-perceptions-and-attitudes-to-stem)
On voit premièrement , dans les trois panneaux du haut, que ce soit dans les intérêts, dans la confiance en soi et dans l'importance pour leurs futurs métiers, que les filles sont en moyenne toujours moins intéressées par ces sujets *(STEM)*, avec une différence très flagrante pour l'ingénieurie.
De la même manière les tableaux du bas nous montrent que les filles ont plus facilement tendance à avoir une raison de ne pas souhaiter poursuivre d'études ou carrière scientifique, principalement parcequ'elles trouve ces sujets "trop durs pour elles", "pas en relation avec les métiers auquels elles aspirent" ou plus simplement que ça ne les intéresse pas.
On y trouve une certaine cohérence avec le dernier diagramme qui nous montre la disparité genrée de vouloir faire une carrière dans les STEM, là où les différences sont les plus frappantes sont l'informatique et l'ingénieurie, et à l'inverse, l'ambition à poursuivre une carrière "Scientifique" est plus présente chez les filles que chez les garçons, ce qui relativise finallement la réponse à notre question : "Les filles aiment-elles les études scientifiques ?" Car on peut dire ici que si l'on occulte les sentiments de potentielles incompétences qui ne sont pas réels témoins de leur attirance pour les études scientifique, on voit ici que le rapport genré aux sciences peut s'inverser en fonction des domaines d'études.
---
### Existe-t-il, en Australie, une filière technologique comparable à celle que nous connaissons en France ? *Si oui, quelle proportion d’étudiants la suivent-ils ?*
L'Australie ne présente pas de fillières différentes dans ses études secondaires, un [certificat d'études](https://www.studiesinaustralia.com/studying-in-australia/what-to-study-in-australia/types-of-education/secondary-education#1) regroupe les différents équivalents des **Baccalauréats** que nous avons en France.
Ces certificats sont divisés par District, qui possèdent tous leur propre certificat de fi détudes secondaire, mais ont exactement la même valeur.
Les études secondaires sont organisées autour de 8 sujets principaux, que les étudiants peuvent en choisir 3 à 4 en fonction de leurs préférences :
* Mathématiques
* Sciences
* Anglais
* Langues étrangères
* Art
* Santé & Sport
* Sciences humaines & sociales
* Technologie
Si l'on considère la filière technologique que comme les étudiants qui ont choisi la Technologie comme sujet principal, alors selon [le rapport annuel de l'ACARA](https://www.acara.edu.au/reporting/national-report-on-schooling-in-australia/national-report-on-schooling-in-australia-data-portal/year-12-subject-enrolments#view1) *(Autorité d'évaluation de rapports statistiques sur l'orientation en Australie)*, seuls 28.8% des étudiants choisisent la filière technologique.
[](https://www.acara.edu.au/reporting/national-report-on-schooling-in-australia/national-report-on-schooling-in-australia-data-portal/year-12-subject-enrolments#view1)
En conclusion, il n'existe pas de réelle **filière technologique** en Australie mais son équivalent qui est le choix du sujet de Technologie n'est choisi que par moins de 30% des étudiants parmi leurs 3 à 4 sujets d'études.
---
### Y-a-t-il en Australie un système de bourses d’études ? *Si oui, les étudiants boursiers préfèrent-ils les études courtes ?*
L'Australie possède un système de bourses différent de celui présent en France. En France, les étudiants nationaux sont éligibles à la bourse en fonction de leurs niveau de précarité ou de celui de leurs parents. L'Australie, en revanche, a un système de bourse de mérite que peut procurer une université, majoritairement pour payer les frais universitaires. Mais également, des programmes gouvernementaux de bourses pour relancer le travail dans le pays.
Il a été impossible de trouver des statistiques tangibles pour répondre à la question ***Les étudiants boursiers préfèrent-il les études courtes ?***, ni le gouvernement ni les universités ne proposent des statistiques qui nous permettrait de mettre en relation les étudiants boursiers et la longueur de leurs études.
Néanmoins, on peut tirer des conclusions à partir du genre d’études qui sont les plus éligibles à une bourse par le gouvernement. Les plus fameux programmes sont **the Commonwealth Scholarships Program**(https://www.dese.gov.au/commonwealth-scholarships-program-young-australians) qui fait partie du plan à $585 millions de dollars du gouvernement Australien pour le travail qualifié ou encore *Destination Australia* (https://www.dese.gov.au/destination-australia)(qui inclut également les étudiants internationaux). Ces programmes recouvrent en grande majorité des études dites [VET : Vocational Education and Training] (https://www.studiesinaustralia.com/studying-in-australia/what-to-study-in-australia/types-of-education/vocational-education) qui sont axées sur sur l’acquisition de compétences professionnelles et répondre aux besoins des industries. Différentes certifications peuvent être obtenues :
- **Certificate I to IV :** formation allant de 6 mois à 2 ans
- **Diploma :** formation de 2 ans
- **Advanced diploma :** formation de 1 an et demi à 2 ans
- **Vocational graduate certificate/diploma :** formation de 2 ans
On remarque ici que la durée maximum de formation est de 2 ans, ce qui est considéré comme des études courtes en Australie comparé aux licences, master ou encore doctorat, car il s’agit de formation professionnalisante. Dans un pays où la plupart des études supérieures coûtent très cher, même si certaines sont payés par le gouvernement (https://www.goget.com.au/blog/how-much-does-university-cost-in-australia/), on peut déduire que beaucoup d’étudiants australiens sont amenés à choisir les étudies *VET* pour espérer obtenir une bourse, pas parce qu’il les *préfèrent*, mais parce que les programmes de bourses *privilegient* ce genre d’études.