:::danger
**Ce document est accessible en écriture, en lecture et sans inscription à toute personne ayant connaissance de son URL** (non indexée par les moteurs de recherche).
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**Si vous n'êtes pas à l'aise avec cet outil, ce (petit) [tutoriel](https://pad.lamyne.org/utiliser-codimd) est à votre disposition !**
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# **[CA Groupe Smart] : Séminaire développement international**


[**Document préparatoire**](https://intranet.smartbe.be/IMG/page_ca/2010/document_seminaire_mis_en_page_preparatoire_pdf_58266.pdf)
## 0- Tour d'inclusion
**CA Smart Coop**
* Marielle Demilie
* Marie-Françoise Wirix
* Françoise Kemajou
* Pierre D'haenens
* Julien Charles
* Isabelle Azaïs
* Anne-Laure Desgris
* Maxime Dechesne
* Hugo Vanderdriessche
* Marie-Laure Lulé
**CA Smart fondation**
* Fabien Glineur
* Pierre D'Haenens
**Équipe-directions**
* Nicolas Wallet
* Yvon Jadoul
* Anke Buxmann
* Louis Bersini
* Sergio Giorgi
* Benoît Lecomte
* Sébastien Ravanel
* Sébastien Paule
* Germain Lefebvre
## 1- Introduction - Ordre du jour
Reprise des éléments du doc de Séb
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**Objectifs du séminaire**
Vous permettre de vous impliquer dans la conception
de la stratégie, ce qui passe par :
- Mise à niveau d’information ;
- Appréhender les situations, contextes ;
- Les évolutions de positionnement de Smart, les
stratégies et plan d’action engagées ;
- Échanger sur vos attentes.
:::
## 2- Périmètre du séminaire
Finalités et actions d'essaimage du modèle Smart.
Présence et partenariat dans 7 pays : Suède, Autriche, Pays-Bas, Allemagne, Espagne, France, Hongrie

On ne traitera pas la France pendant ce séminaire.
La pays en "préfiguration" seront évoqués.

Mis à part : Chili, Nouvelle Calédonie
*++Marielle++ : quid d'une pensée du développement France/Belgique ensemble ?*
++AD++ : Il a été souhaité de réaliser ce travail de partage et de visibilité avec les CA au moment de la passation de l'administration déléguée. C'est aujourd'hui la première étape de travail. Elle est aussi nourrie par le travail sur la stratégie Frano-Belge en cours. Le CA Français est tout neuf, il se met en place, un travail particulier est à mener.
## 3- Postionnement sur les priorités
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**8 choix pour se positionner**
**» Opérationnel :** Mobilité des membres (particulièrement vrai en Belgique) ;
**» Politique, lobbying :** La preuve que ce n’est pas un épiphénomène belge mais une « solution » universelle. Aura/poids de Smart installé en Europe, qui initie des projets en Asie/Amérique du Nord (exemple Memorandum élections européennes…) ;
**» Sollicitations/opportunités :** le besoin est le même partout, il est identifié (d’autant plus
post-Covid), il reste à le concrétiser ;
**» Économique :** posture d’investisseur, relais de croissance ;
**» Innovation :** hybridations, apports d’expériences…. (Exemple : la France terrain expérimental pour la Belgique) ;
**» Autres ?**
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Résultat du sondage auprès des participant·es
**Autres :** il n'y a rien sur la mutualisation qui semble un point important
Discussion entre mobilité et partenariat.
## 4- Historique du développement international
*Présentation Sergio Giorgi*



Comment regarder l'évolution des bureaux. Discussions sur les indicateurs et les équilibres. Pas l'envie de voir un bureau comme un "centre de profit" mais plutôt comme une composante d'un ensemble.
Chaque partenaire se voit confié la responsabilité de développement de sa "formule" Smart. Des critères à minima et sine qua non sont néanmoins introduits (fee Smart, non lucrativité...).





++**Questions/Réponses**++
++Marie-Laure++ : accueille de créatif·ves à une époque, réseau de mobilité et européen de la culture, beaucoup de fonds européens. Dans les années 2000.
Très peu de structure privée pour faire cela.
*Dans les antennes internationales, il y a comme une chute à partir de 2017. Est-ce qu'il y a une corrélation avec le développement de la France qui a mobilisé beaucoup de Fonds et le non-décolage des autres antennes Européennes ?*
* Tous les chiffres d'affaire ont augmenté (sauf spécificité Espagne : problème gestion, problème de statuts - avec autre coopérative qui a fait du détournement de statuts - )
* Croissance France 30%, Italie 100%, mais les masses de chiffres ne sont pas les mêmes donc ça fausse la vision graphique
++Pierre++ : pendant un temps le développement international s'est fait via l'IETN, ce qui impliquait d'être centré sur les arts de la scène. *Est-ce qu'on est maintenant toujours dans le même cadre ? ou plus dispersé ? Est-ce qu'il y a une demande à ce que le pays européens ouvrent plus largement que l'artistique ?*
* C'était dans l'ADN de Smart. Il y a eu des rencontres en France sur la culture mais dans la sphère coopérative et avec une dimension ESS forte. Il y a un encouragement à s'ouvrir à 360° pour les antennes européennes. Sur les nouvelles sollicitations qui arrivent ce ne sont pas des personnes qui sont dans le spectacle. L'image renvoyée à changer, d'autres acteurs nous sollicitent.
* Nous encourageons les partenaires, la prise de décisions est chez eux. La caractéristique du pays (législation, contrat...) fait que c'est plus ou moins simple de sortir du cadre. On met plus l'accent sur la croissance, pour tester et vérifier la viabilité du modèle mais aussi mesurer les entrées/sorties des membres.
++Marielle++ : sur les modèles de croissance, *est-ce que ça donne pas la sensation qu'il faut attendre pour que ça se développe comme en Belgique et en France ?* De ne pas tirer de conclusion active par rapport au graphique.
* 9 pays ont une durée de vie différente. Amener les courbes et un rythme similaire (année 1-2-3...)
++Françoise++ : *non lucrativité, est-ce que toutes les structures n'ont pas de dividende ou est-ce que la Belgique ?*
* Pays par pays, il y a comme en Italie d'office non lucratif. Dans le cas de la Hongrie c'est dans le réglement interne.
* Chaque coopérative à la possibilité de rémunérer les parts sociales.
++Isabelle++ : *est-ce que le modèle coopératif est totalement international ? Est-ce qu'on parle de la même chose partout ?*
++Julien++ : des étapes de la timeline nécessitent des investissements. *À quel moment les instances ont été sollicitées quand ça "déborde" du cadre classique (par exemple les études de faisabilité ont-elles été discutées par la fondation)?*
## 5- Monographies - en petits groupes
Environ 15 minutes
- Historique
- Contexte règlementaire
- Concurrence, partenaires
- Organisation juridique
- Publics
- Services
- Processus, outils
- RH et équipe
- Chiffres clés
- Enjeux de développement
Tout autre aspect saillant selon l’intervenant·e qui connait la situation/le pays
**Italie** *par Maxime*
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[Document état des lieux Smart en Italie
](https://intranet.smartbe.be/IMG/page_ca/2010/italy_pdf_73911.pdf)
:::
Bon élève de Smart, on découvre tou·tes l'Italie même Sergio. Sandrino s'est plus investi là-bas, avec beaucoup de contacts...
Le pays qui ressemble le plus à Smart Belgique aujourd'hui dans l'esprit d'aborder les choses. Compris la décentralisation, l'intérêt de sortir du secteur artistique. Repenser la manière de faire pour être dans le "moins artistique". Ils se présentent vraiment comme une entreprise partagée.
Ils sont passablement en croissance 50-65%.
Vrai problème de modèle économique, déficit structurel. Même si le CA croît, il y a un soucis d'augmentation des pertes.
Smart a poussé l'automatisation pour gagner du temps, en Italie on est au niveau zéro de l'informatisation, c'est compliqué les déclarations sont à faire en x fois.
On a fait miroiter un outils européen qui serait super mais il n'y a rien eu. Ils attendaient l'outils mais ils ont construit un système manuel, recopiage, synchronisation...
Parti de Milan, puis Rome. Des personnes qui sont performantes mais à qui on fait faire des copier-coller.
Il y a une autre structure DocServizi qui se dit grosse coopérative, relation un peu compliqué parce qu'on a choisi de développer autrement. Ils sont plus grands, ils s'adaptent mieux, volent, copient... Sous forme de coop mais ressemble plus à de l'intérim.
++Isabelle++ : *est-ce que Smart est quand même protégé ? confidentialité, lobbying...*
++Marie++ : *que ça soit en Italie ou dans l'ensemble des autres pays, où est-ce que ça coince si tu prends le modèle Belge et que tu vois le développement dans les autres pays ? Quand on a commencé en Belgique, il y a eu une progression constante, c'était aussi à la main... où est la différence ?*
Depuis le départ, c'est au moins 11 ou 11,5% puisqu'il y avait le prélévement + le retour de l'État. Et il y a eu une informatisation très bien pensé.
Cette informatisation a prendre sur les dépenses Belgo-Belge, ces dépenses Italo-Italienne ne sont pas prenable là-bas.
++Hugo++ : ça a été fait de manière spontané, empirique... de puis des années. On ouvre, il y a pas assez de suivi et aujourd'hui on est sur du stop ou encore.
++Fabien++ : l'outils est le poumon de la société et le prix payé
On se leurre sur un modèle qui tient avec juste 6,5%
**Allemagne** *par Sergio*
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[Document état des lieux Smart en Allemagne
](https://intranet.smartbe.be/IMG/page_ca/2010/germany_pdf_80148.pdf)
:::
Document sollicité auprès de tous les pays mais tous n'ont pas la même taille.
++Marielle++ : *dans les autres pays, on n'a qu'un administrateur?*
++Sergio++ : Formellement, on a une exigence minimum qui est celle d'avoir un siège au CA. Mais Max a demandé à l'IT et DE d'avoir deux sièges. Ca ne change pas grand-chose à la réalité de décider, d'être informé, etc. Mais on n'a pas de pouvoir bloquant. On a le pouvoir de décision dans le financement, on est la source de financement principal dans les autres Smart. Ce qui donne du poids et du pouvoir.
++Marielle++ : *on finance sans contrôle. Pas de guidelines de Smart international. On a dépensé de l'argent.*
++Sergio++ : oui. Mais quand on doit implanter qqch dans un pays qu'on ne connaît pas, on doit connaître ce qui se passe dans l'autre pays parce que rien n'est transposable tel quel. Dans la démarche, on fait confiance à la personne sur la façon de faire. Les guidelines passaient par des contacts mensuels.
++Marielle++ : C'est l'argent des coopérateurs belges qui financent.
++Sergio++ : C'est une approche.
++Marie-Laure++ : dans d'autres structures qui s'internationalise, on fixe des taux auxquels on a un droit de regard sur ce qui se passe à l'étranger.
++Sergio++ : Pour venir à l'Allemagne. Caractéristiques et spécificité du pays : on dit Allemagne mais en réalité c'est un autre territore : Berlin. Le bureau est à Berlin. On a constitué depuis cette année l'équivalent de Formateurs Associés à Brême. Mais pas de bureau physique. Le bureai à Berlin a été déplacé de 300m cette année, dans un espace plus grand parce que forte croissance.
Belle adaptation au contexte parce que après la phase d'étude de faisabilité, on a bénéficié d'un subside qui a permis au proto Smart de recevoir des fonds pour des activités de consultance et d'accompagnement d'artistes en situation de mobilité internationale. En collaboration avec l'ITI, on a monté un site web qui rassemblait toute la législation pour les artistes de spectacle vivant, et ont demandé à Smart de chercher à résoudre les questions pour lesquelles les réponses n'étaient pas formulées sur le site. Par là, les deux salariés ont ou identifier les besoins du publics.
Les dirigeants de SMart en allemagne sont aussi issus de l'immigration. Ils ont fait des études d'histoire de l'art mais ont eu des situations de travail précaires hors du monde artistique. Donc ils sont ouverts à d'autres métiers que ceux de la culture.
Quand on regarde le % par secteurs des activités des membres, on voit que la formation deprésente 1/4 du volume de facturation. Il y a certes des métiers artisitiques et de la création mais aussi du soin à la persone, de la consultance... C'est probablement le porte-feuille le plus diversifié de type d'activité. Pas dans la construction. Très IT. Public jeune en général. Une activité récente à souligner autour d'une plateforme de liveurs (//TEE). Ca vient des membres et de CoopCycle qui a recommandé Smart à une plateforme de lvreurs allemande. Le Covid a fait exploser la demande de livraison. Les livreurs commencent aussi à s'intéresser à d'autres activités de Smart.
La loi sociale allemande est différente des autres pays : l'unité de temps dans le temps de travail est le mois, indépendemment de ce que tu as fait comme nombre d'heures (au-dessus d'un seuil minimal). A partr de 400€/mois et de continuité sur 4 mois, tu reçois une vraie protection. L'enjeu est donc de se conformer à ces conditions-là, de lisser, de faire de l'ingénieurie sociale. Ca a transformé le mode d'accompagnement. Ce n'est pas ce que font les conseillers FR et BE, ils ne posent pas ce cadre.
Voir le tableau en 2.4.
++Nicolas++ : Il y a d'autres CAE en europe qui pose un seuil équivalent.
++Sergio++ : dans le cadre d'une projet de CDI, on peut s'inspirer de ça. On peut créer la demande. On l'a vu avec le Covid : les mesures gouvernementales n'ont pas touché notre public, sauf en Allemagne où 1/3 des membres a pu faire du chômage économique alors qu'en Italie et en Espagne c'était zéro.
++Nicolas++ : ce travail d'ingénieurie sociale forcé a été vertueux. En France et en BE, on génère souvent des contrats courts.
++Sergio++ : Il s'agit d'une coopérative qui vise à faciliter l'accès à la sécurité sociale, au début pour les artistes, depuis 1,5 ans à tous.
Il faut aussi souligner la situation critique : on commence avec 3 millions de CA à avoir une certaine visibilité publique. Il y a un organe chargé de vérifier la relation employeur/employé : l'institut qui gère les pensions. Ils ont annoncé avoir des doutes sur la nature de la relation employeur/employé via Smart. Nos partenaires allemands vont être confrontés à cette inspection, sur un terrain sur lequel on fait de l'innovation. Ils sont bons en communication sur Berlin, avec une page web efficace, en All et en Anglais. Un article de presse par mois parle d'eux. Bonne dynamique. Mais grosse attention à apporter du soutien pour défendre le projet de Smart. Le risque de ce contrôle, c'est de considérer que notre proposition ne rentre pas dans les cases en raison de la multiplicité des activités des membres et autres. Aussi peut-être parce que certains DO passent par Smart pour éviter leurs obligations d'employeur.
++Nicolas++ : remise en cause du lien de subordination c'est ce qui est questionné toujours en BE et en FR. Ca fait souvent mauvaise presse. Il y a plusieurs cas semblables, c'est malheureusement courant. Le risque immédiat, sans connaître le cas, c'est de batailler et attaquer juridiquement : des frais d'avocats importants.
++Marielle++ : quand on parle des 15000 parts, qu'est-ce que ça représente?
++Sergio++ : 500 membres à une part. On voit donc que les transferts financiers vers la BE sont de l'achat de parts dans la coopérative.
++Marielle++ : le risque économique est énorme
++Marie-Laure++ : *le business model est rentable à partir de quand ?*
++Sergio++ : Dans 2-3 ans a priori. Parce que le 6,5% est prêt à être discuté. Parce que tout le monde voit que ça ne tient pas. Ils sont prêts à ouvrir la discussion sur le modèle économique : augmenter les produits ou diminuer les charges? Augmenter le prélèvement auprès des membres? Il faut pouvoir présenter de nouveaux services aux membres.
++Sergio++ : 10 ETP et gros turn-over
++Marielle++ : *est-ce qu'il y a un business plan?*
++Sergio++ : il faut se donner les moyens de lire la situatiuon pour ensuite pouvoir se prononcer. Il y a des comptes et de décisons d'affectation de résultat et des infos sur la résorption des pertes. Sur cette base, on peut décider d'arrêter de financer. Il y a des plans annuels qui sont discutés et qui font l'objet d'un budget prévisionnnel.
++Marielle++ : *si déficit de 200 000€, que fait l'Allemagne?* Difficile pour la BE de décider de couper les ressources.
++Sergio++ : on voudrait plus de prévisibilité et assumer que les engagements sont planfonnés avec résultats attendus.
++Marie-Laure++ : c'est un modèle de filiale. Si demain ça coince, on va remonter jusqu'à la coopérative belge.
**Suède** *par Sébastien P.*
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[Document état des lieux Smart en Suède
](https://intranet.smartbe.be/IMG/page_ca/2010/sweden_pdf_47939.pdf)
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Cas "à part" par la rencontre avec Intercult (grosse structure, presque syndicat employeur, beaucoup de prod artistiques, projets européens...). Ils ont pris en charge le dvlpt de Smart mais un peu sur le côté.
Rares en Europe à avoir diversifié leurs services, sur l'aide à l'obtention de subventions publiques.
Gros focus sur la question de l'outils. La Suède est le dernier à avoir l'outile EU de Smart. Outils sur lequel nous ne souhaitons pas investir dans le développement. Ils estiment que cet outils est leur seul moyen de parvenir à l'équilibre économique. Hors c'est un outils en fin de vie. L'alternative serait qu'ils embauchent en direct une personne sur son développement et nous en dégage.
Question des apports de SmartBe systématiquement considérés comme une subvention pour combler l'intégralité du déficit.
Autres problématique sur la question de notre part de capital ne nous donnant que 11% de droits de vote alors que nous avons investi beaucoup (800k-900k€). Les membres sont présents par le biais d'une association qui a quelques parts. Intercult ne souhaite pas baisser ses droits de vote en-dessous d'une majorité. Une possibilité est alors de rétablir des droits de vote 1/3 Intercult 1/3 SmartBe 1/3 asso des membres.
++Pierre++ : Quid de l'avancement des récoltes de fonds européens puisqu'il s'agit de leur spécialité ?
Rapport complexe, on attend des retour de leur part...
++Louis++ : Sur place on sent un grouffre entre les entités. Position conscientisée pour eux que l'on a investi beaucoup d'argent sans obtenir grand chose. Mais nous avons fourni un outils qui s'arrête souvent de marcher, instable. Proposistion de fournir un consultant qui peut reprendre l'outils, et via un financement le développer avec eux/pour eux.
++Pierre++ : Est-ce que chez nous, on va assez chercher les possiblités d'aides au développement international ?
++Sébastien P++ : On va s'en saisir et tenter des les mois qui viennent, notamment sur des fonds structurels. Il faut toujours mettre ça en rapport avec le temps que ça prend par rapport aux sommes.
++Anne-Laure++ : Niveau de complexité fort car nos problèmes internes découlent sur les partenaires, qui ont eux mêmes leur propres problèmes.
## 6- État des lieux
**La méthode : rappels et détails**
• Les données exploitées sont basées sur :
• Les rapports des mouvements bancaires opérés depuis les comptes de Smart Be ;
• Les données renseignées par les partenaires dans leurs documents de reporting ;
• Les rapports d’activités disponibles ;
• Les Bilans et Comptes de résultat.
• De par l’absence de données unifiées et occasionnellement des données
d’origine, une comparaison entre les situations de développement des pays
est à prendre avec précaution.
• La période analysée prend en compte les exercices 2017 – 2018 – 2019.
* Smart Italie

* Smart Allemagne

* Smart Espagne

* Smart Suède

* Smart Autriche

* Smart Pays-Bas et Hongrie

* Synthèse

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**Enjeux principaux**
**• IT :** actions palliant au besoin d’un outil informatique de structuration de l’information et d’interface avec les
membres.
Les partenaires font unanimement part de besoins en matière d’outils informatique. Notre incapacité à délivrer un
outil fonctionnel a pu être un motif de retard pour certains. D’un autre côté, la problématique qui en découle est
maintenant prise en charge en direct et en fonction des moyens qu’ils peuvent respectivement y allouer.
**• Service :** expérimentation de services différents de ceux proposés par SmartBe, et/ou différence de modèle de
tarification.
Les contextes différents sont l’occasion pour les partenaires de mettre en places des propositions nouvelles vers leurs
membres. Le modèle économique basé sur le tax return n’étant pas possible dans tous les pays, des alternatives sont
cherchées par divers biais.
**• Vie Coop :** actions visant à renforcer l’implication des membres dans la structure à travers les mécanismes de
solidarité et/ou la gouvernance.
Si l’enjeux de la participation des membres à la vie de la structure et à la gouvernance est un objectif important pour
les équipes, les stades de développement et de précarité économique ne leur laisse pas encore une latitude
raisonnable pour y consacrer des moyens importants.
**• Représentation :** implication dans l’espace socio-politique de la structure afin de représenter les intérêts des
membres de Smart.
La fédération d’une communauté européenne, engagée autour de la protection sociale des travailleur·euses
indépendant·es est un sujet qui a du mal à trouver sa place en haut des priorités dans des équilibres économiques
encore incertains.
**• Diversification :** actions tendant à la diversification des profils des membres et de leurs secteurs d’activité.
Si la diversification des publics est un facteur important pour la stabilité économique et le rayonnnement du projet de
Smart, seul quelques partenaires disposent d’un contexte leur permettant la flexibilité requise.
:::
++Anne-Laure++ : réciprocité, rééquilibrer la relation. Besoin de retrouver l'ancrage, la stabilité
Reprendre de l'avant, se nourrir, notre territoire est mutualiste, transfrontalié
Besoin de bille sur la dimension financière
++Marielle++ : Les membres Allemands ne sont pas dans des situations précaires comme les personnes du spectacle. Est-ce que c'est le public que l'on vise ?
Il y a de tout, l'accès avec les 400 euros de la protection sociale ne veut pas dire que tu roules sur l'or. Intégration sur le modèle de travail qui est fait.
## 8- Positionnement sur l'équilibre financier
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**choix pour se positionner**
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## 7- Le développement international maintenant
### Introduction
**Témoigner du travail accompli depuis début 2020**
Cadre :
* » PAO programme 9 pour re-questionner la stratégie et préparer le « changement » ;
* » Volonté de faire évoluer la relation Smart/partenaires et constat de difficultés qui vous ont été présentées ;
* » Test de nouvelles façons d’accompagner des partenariats (exemple Etats-Unis) ;
* » Réflexions sur la notion de franchise sociale ;
* » Évolution du fonctionnement de la DGD.
**Notre organisation du travail/ressources**
Au sein de la DGD, 3 pôles dont 1 consacré au
Développement (international, local, tiers-lieux,
partenariats, financements…)
Pour le développement international :
- Sergio : 0,8 ETP
- Sébastien R. : 1 ETP (recruté en juin 2020)
- Sébastien P. : encadrement (environ 0,2 ETP)
- Autres ressources : DSI (sites web, outils), DOP
- (métier, procédures), DAF (compta-finances…)
**Posture actuelle tournée vers l'accompagnement des partenaires**
* » Plus orienté business ;
* » Plus clair sur trois volets :
* » L’économie : 6/7/8% ne suffisent pas = la réalité du business model
* » L’outil : constat de l’impasse de l’outil Eu
* » La « fragilité » de notre soutien, la notion de terme ? Smart va chercher à mieux incarner sa posture « d’investisseur »
* » Symboles :
* Hongrie
Exemple USA : Smart se place en appui au lancement d'une coop, "Guilded" créée à Philadelphie. Rapidité, efficacité et coût quasi zéro pour Smart (1500 euros engagés).
Recette pour que la structure marche :
- un besoin vérifié
- un profil d'entrepreneur
- un réseau d'acteurs/partenaires locaux
- des entreprises similaires qui apportent leur réseau, expériences, affaires...
- des investisseurs
**Raisonnement suivi pour amorcer le
changement**
* » État des lieux, observation ;
* » Dégager une vision, boussole ;
* » Objectifs prioritaires ;
* » Outils/moyens nécessaires ;
* » Plan d’action ;
* » Critère d’évaluation ;
* » Changement ou pas ?

### Construire une vision à 5 ans
On ne peut pas accompagner tout le monde de la même façon.
Acter que l’on a des moyens limités et que nos partenaires répondent à **3 typologies :**
**1) Open Smart :** des acteurs qui souhaitent s’inspirer de notre modèle, agir au niveau local, s’appuyer sur notre preuve de concept, constituer un réseau pour des enjeux de lobbying/renforcer la vision politique du projet ;
**2) Franchise sociale :** des acteurs qui ont parfois ajouté Smart à une palette de services, des territoires où on doit tenir compte de spécificités… ils répliquent une partie du modèle Smart (socle minimum) mais sans pour autant chercher à converger sur tous les points ;
**3) « groupe » européen :** enfin, des acteurs qui souhaitent converger fortement vers les entreprises Fr/Be, mutualiser des moyens, dans des pays où le potentiel économique est important ;
Ces 3 typologies doivent définir 3 niveaux différenciés de soutien (services ?) que nous mettons en place en ajustant :
- nos ressources humaines (Be/Fr) et l’accompagnement ;
- nos ressources financières ;
- nos attentes en retour ;
- des outils ;
- la recherche d’un convergence (plaidoyer…).
- Etc.

**Nos objectifs prioritaires**
* » Les bases : Système d’Info, collaboration… ;
* » Business model : 3 ans pour atteindre le breakeven, re-formater le BM de chaque partenaire pour infléchir la relation de dépendance : fonds de d’investissement (outils financiers) ;
* » Métier : qualité, formalisation, productivité (outils, gains à CT).
On se concentre là-dessus eu-égard à nos ressources.
**Outils/moyens**
* » Contractualisation ;
* » Charte métier/description du coeur de métier (finalités des services/socle de services)
* » Fonds de d’investissement Smart (3-4 outils financiers)
* » Smart Academy ;
* » Charte graphique déclinable…
Des nouveautés et des adaptations.
### Focus sur le fonds pour investir dans le développement international
**Constats**
- Smart apporte en capital ou compte courant en attendant un retour à bonne fortune ;
- Les apports de Smart visent principalement à combler le déficit d’exploitation ;
- Des cultures, pratiques financières non harmonisées (outils, vocabulaire, SI…) ;
- Pas de transparence entre les partenaires, pas de notion de « budget » ;Pourquoi un fonds ?
- Rendre visible/transparents nos engagements ;
- Être l’embryon d’une gouvernance Eu ;
- Harmoniser des procédures, documents ;
- Amorcer des remboursements ;
- À terme, ouvrir ce fonds (plus seulement abondé par la Belgique) ;
- Ne plus accorder un financement pour combler une perte d’exploitation mais pour des raisons rationnelles sur le plan économique à travers plusieurs outils financiers aux buts bien précis.
**Comment ?**
Mise en place de 4 financements différents :
1. Investir dans des biens matériels, travaux ;
2. Apporter de la trésorerie ;
3. Les 3 premières années du fonds (seulement), un financement d’équilibre destiné à réaliser la transition des modèles économiques
4. À l’issue de ces 3 ans, un nouvel outil le remplace pour financer un plan de développement (outils, territoires, publics…).Pour chaque financement :
- Critères, conditions (taux, différé, montants max…)
- Templates financiers ;
- Budgets ;
- Avis des partenaires (consultatif).
Ce sont des outils financiers
### Focus sur la Smart Academy . Un incubateur pour tester/amorcer un projet inspiré de Smart
**Constat**
- Des demandes régulières partout dans le monde qui cherchent à créer une initiative similaire à Smart ;
- Des contact souvent très en amont de la création éventuelle de l’entreprise ;
- Des attentes pragmatiques (outil) ;
- Une réponse apportée pour informer, challenger des projets qui débouche rarement (mais qui permet de faire connaitre Smart et son modèle)
- On se répète à chaque fois…
- Côté Smart, une posture réactive qui ne maximise pas forcément le potentiel des projets Pourquoi cette Academy ?
- Imaginer une sorte de parcours « d’intégration » qui permettra :
- Clarifier notre rôle ;
- De mieux « tester » les porteurs ;
- De leur apporter plus de soutien, de la proactivité, un meilleur accompagnement ;
- Être plus assuré d’une transmission des valeurs/ vision de Smart ;
- De passer d’un acc. individuel à un acc. collectif
Créer, développer la notion de réseau
**Comment ?**
- Wiki regroupant tous les documents nécessaires et existants chez Smart
- Programme de formation
- en ligne (matériel qui pourra aussi servir pour école de la coopération/sessions d’intégration…)
- en présentiel (2 sessions par an) ce qui constituera une 1ère marque d’intérêt (obligation de trouver un financement pour les frais)
### Domaines d'évaluation
3 piliers d’un essaimage/développement international
*Impact social*
- S’assurer que la « performance » économique est au service d’un impact social positif
- Se doter des mêmes critères, indicateurs entre les principaux pays
- Exemple : sécurisation des travailleurs autonomes, dynamiques économiques/territoriales…
*Métier, procédures*
- Qualité, formalisation
- Efficacité, productivité
- Satisfaction…
*Business Model*
- Performance économique
Réussite s’apprécie sur ces 3 niveaux
### Débats
**Réactions :**
++Marie-Laure++ : La seule structure juridique qui tient la route et qui est sécure c'est la fondation
Le fond Smart d'investissement, d'accord maus c'est combien ? En fonction, on s'attire des partenaires qui vont être différents.
C'est important que ça soit concret sur le stratégique et financier.
Open Smart, c'est ce qu'on connaît.
Il faut se concentrer, faire des priorités, concentrons nous sur notre territoire, l'Europe. Franchise sociale est exigeante, l'harmonisation il faut oublier.
C'est qui les partenaires de Smart ? je veux pas entendre que le fond régionnal de Bxl finance le dév en Suède.
La stratégie présentée est très structurelle, mais qu'est-ce qui crée la valeur ? Si c'est pour acheter des bâtiments, je vois pas l'intérêt.
Timing et échéance, qu'est-ce qu'on fait dans les 6 mois, qu'on sache où l'on met les pieds.
* Business model à faire dans les pays
* Les montants, entre 1,3 et 1,7 millions chaque année
* Le modèle fondation c'est la filiale, fusion-acquisition
* Italie, Allemagne, on peut penser que dans 3 à 5 ans, on se fédère plus, on mutualise plus
* Open Smart on le finance seul, 3000 euros la semaine facturée. ça nous coûte rien
* On ne doit pas regarder à chaque fois ce que l'on fait combien ça coûte et rapporte au niveau financier.
* C'est le modèle open source, venez, regardez
* Dans le modèle Open Smart, on ne met pas 1€. Tout est financé par les sollicitants.
++Nicolas++ : Il manque un geste envers les personnes qui bénéficient de ça, qu'est-ce que tu apportes à la communauté ?
++Marielle++ : agencement des 2 pistes de travail, remmettre les 5 pays existants sur les rails puis ouvrir aux autres, comment vous voyez les choses dans les prochains mois et les 2 prochaines années ?
* on se concentre sur les 5 pays, rééquilibrage financier, pas forcément par la croissance mais par le rééquilibrage.
* voir 2021, première semaine d'intégration, lien école de la coopération
* aucun investissement Autriche, Suède... ne sera fait dans les 3 prochaines années. Pistes UK, on dit qu'on n'a pas d'argent, ils se débrouillent sur les outils...
* Niveau 3 que les pays que l'on a aujourd'hui
* Niveau 2 Autriche, Angleterre... ?
* Idée d'avoir une enveloppe globale pour les 3 prochaines années. Trouver le compromis entre c'est nous qui décidons et vous êtes une communauté, comment vous répartissez ?
++Françoise++ : important de communiquer aux sociétaires sur la stratégie, que ça soit clair
++Pierre++ : sur le travail stratégique, il y a une partie sur le développement européen ?
* Oui, CA de Novembre, travail de préparation pour la com, laisser la marge au CA pour valider la stratégie
++Isabelle++ : de la même façon qu'on a abordé une baisse de revenus pour les autres entités avec la crise sanitaire. Ce qu'on évoque comme somme on peut le faire où on est dépendant du contexte ?
* On a demandé de réduire de 10% les demandes d'appel de fonds auprès de Smart de la part de nos partenaires. Ils ont tous trouvé des financement de solidarité nationale liée au Covid.
++Marielle++ : est-ce qu'il ne serait pas plus raisonnable et intéressant dans le futur, de développer nous-même de nouvelles entités plutôt que de s'appuyer sur des partenaires locaux ?
* Question de l'intreprenariat... Pas forcément moins efficace, mais ne couterait pas moins cher.
* Demain il faudrait être plus attentif dans le choix de nos partenaires. Mais si demain on choisissait quelqu'un chez nous, aucune certitude sur le fait que ce soit plus ou moins intéressant.
* On a du mal à retrouver les mêmes facteurs qu'en Belgique lorsque l'on s'exporte. Et on aurait du mal à retrouver nous-même des facteurs équivalents sans s'appuyer sur des partenaires locaux. Le risque lié à la confiance en un partenaire est probablement plus faible que celui lié à l'absence de connaissance d'un terrain.
* ++Sergio++ : Sur les 3 modèles, j'ai l'impression que la recette Open Smart est celle qui va demander le plus de boulot. Celle du milieu a un sens de construction des spécification pour venir se plugger sur l'intégration totale.
*"Grandir sans grossir, est-ce que la question n'est pas plutôt d'arrêter d'avaler ?"* Sergio G. - 18 Août 2020 à 15h36
++Marie-Laure++ : Comment on procède dans les décisions et la place de la gouvernance ? Il faut qu'à un moment donné on puisse contrôler les sommes.
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