# INNOVATION PEDAGOGIQUE
[TOC]
## MYTHE 5 : PEDAGOGIE PROJET DONNE DU SENS AUX APPRENTISSAGES
### LE MYTHE
- but du projet en péda : vise un but difficile à atteindre ou pas atteignable immédiatement, un problème à résoudre. Présenté sous la forme d'un défi ou thème pour lequel ils devront trouver un mode opératoire pour le résoudre
- Développement dans les années 80
- revendiqué par les écoles pour l'appretissage expéditionnaire (1990, kurt hahn)
- Kilpatrick au XXème en serait cité l'inventeur
- prémices des travaux manuels de Knoll (2012)
- en france XVIIIè intégré dans les écoles d'archi avec les projets de fin d'étude
- Chef-d'oeuvre à réaliser par les compagnons du devoirfin XVè
- légitimité du projet dans le cadre de formation à métier de réalisation d'oeuvre, l'humanitaire
- Objectif : favoriser la pensée critique pour favoriser la compréhension de la discipline
### LES RECHERCHES
- peu de recherches et encore moins en sciences de l'éduc
- développe le processus plus que l'évaluation de la portée du projet
- des références à l'apprentissage expérientiel et coopératif
- principal bénéfice : confiance en soi, manière de travailler
- D'autres analyses sont plus sur les difficultés rencontrées (Romero) :
- difficulté à apprendre ensemble
- difficulté à s'organiser, se coordonner et planifier
- difficulté à communiquer
- difficulté à utiliser l'informatique
- Expérience vécue comme positive par les élèves malgré tout
- selon kilpatrick : non pas une méthode mais une philosophie personnelle, comme mise en activité
:::info
La pédagogie par projet est une idée plusieurs fois centenaire. Si elle a une définition précise, cette idée pédagogique est utilisable dans des contextes très différents, sur un long terme qui la rend difficile à évaluer. il semble que la péda projet permet d'engager les élèves dans des activités et que leur perception a posteriori soit très positive. Cependant, les projets sont aussi des situations très exigeantes qui peuvent générer des difficultés importantes.
:::
## MYTHE 6 : LES SITUATIONS DE CLASSE DOIVENT ETRE AUTHENTIQUES
### LE MYTHE
- Authentique au sens de référence à l'extérieur de la classe (supports, docs...)
- ex en classe de langue
- usage de vrais textes
- en maths des problèmes du réel
- 2 arguments justifiant les situations authentiques :
- comme la péda projet, situation authentique permet d'améliorer la peception de l'utilité de a connaissance à apprendre
- but de l'enseignement de préparer les élèves à vivre = ne peut être entièrement construit sur des savoirs savants
### LES RECHERCHES
- l'apprentissage par expérience ou par immersion (ex du stage)
- Apprentissage expérientiel de Dewey, 1938
- présentation de l'éducation nouvelle donnant place cntrale à l'authenticité (freinet, Montessori)
- façon traditionnelle d'enseigner fondée sur l'imposition de normes par l'adulte, de contenus et de méthodes = écart entre adulte/enfant trop grand donc méthodes inadaptées

- principes généraux de l'éducation nouvelle ne résolvent pas les problèmes pratiques rencontrés, ils en créés de nouveaux.
- Propositions de Dewey :
- discipline scolaire doit s'enseigner à partir de support entrant dans le cadre de la vi ordinaire
- développement progressif de ce qui a été expérimenté dans une forme plus riche et complète
- expérience et capacités développées constituent le point de départ de tous les aures apprentissages
- l'enseignant relève un défi à long terme
- Difficulté d'enseigner réside dans la distorsion entre objectifs d'apprentissage concernant le long trme et l'expérience, forcément dans le présent. Cette distorsion peut être réduite si l'expérience actuelle est étirée vers le futur et le passé.
- des exemples :
- stage
- détournement d'activité production écrite (sgnification scolaire) en réalisant un journal de l'école
- image plus réaliste aide à apprendre ? pas d'augmentation significative (étude réalisée en BTS aéro avec une image schématique et une photo), erreurs de repérage dans la version photo mais procédures correctement réalisées = photo moins efficace pour les novices), augementation du réalisme = augmentation de la quantité d'infos à traiter
- travaux apprentissage multimédia Mayer 2014 : une bonne image ne vaut pas mieux qu'un long discours : mais qu'une image qui illustre bien un discours améliore généralement la compréhension de celle-ci.Un bon schéma vaut mieux qu'une image trop belle.
- conclusion : une situation authentique peut s'avérer trop complexe
- confusion entre le chemin et la destination : si le but de l'enseignement est bien d'amener les élèves jusqu'à ce qu'ils soient capables de traiter telle situation, pblm ou doc authentique, ce n'est pas nécessairement en confrontant directement les élèves à cette situation qu'on les fera apprendre.
:::info
les situations authentiques sont à la fois intéressantes et difficiles à mettre en oeuvre car possiblement trop complexes. Equilibre à trouver en l'engagement des élèves, qui peut être améliorée par des situations authentiques. Le recours à ces situations présente le risque majeur de la confusion entre le but de l'enseignement, qui est d'emmener les élèves jusqu'à ce qu'ils soient capables de traiter telle situation, et le moyen, qui n'est pas de confronter directement à cette situation.
:::
## MYTHE 7 : il faut inverser la classe les apports notionnels à la maison, les applications en classe
### LE MYTHE
- Succès depuis plusieurs années dans l'enseignement supérieur (ex : khan academy en 2006, les conf TED)
- désignation classe inversée récente pour une pratique ancienne (demander de lire des docs etc se fait depuis qu'il y a les livres)
- alternance apports notionnels/exercice d'application ne recouvre pas toutes les formes d'enseignement (ex des apprentissages par découverte dans lesquels apprentissages notionnels et procéduraux sont intégrés et non séparés).
- Pour Lebrun, Gilson et Goffinet la classe inversée = moyen de tirer bénéfice et sens de la présence
- Importance cruciale des interactions avec l'enseignant en classe (une vidéo ne pourra pas remplacer les interactions)
### LA RECHERCHE
- peu d'assise théorique de la classe inversée
- Bergman et Sams se sont rendus compte qu'en inversant ils étaient + dispos pour les élèves.
- théories plus constructivistes, piaget, Vygotski, apprentissage par l'action...
- base idéologique et économique : universités qui ont les moyens proposent des contenus en ligne pour attirer les étudiants au détriment des petites.
- depui le moyen age et 19ème siècle l'enseignant faisait la lecture àla suite de laquelle il commentait le texte puis interprétation définitive avec des variation (lecture en 2 fois, introduction du débat par une question etc.). Une fois rentré l'élève préparait débat ou dissertation, l'élève devait prendre connaissance du texte bien avant le reste.
- modèle de la lecture précédent la dispute établit dans l'antiquité grècque, Egypte et Rome fortement décriée par Rabelais et Durkheim 1938 attaquée ensuite à la renaissance. Cette lecture littérale était présente surtout car les élèves ne pouvaient s'acheter les livres.
- peu d'études sur l'amélioration des apprentissages, surtout des témoignages d'enseignants et élèves.
- Regarder une vidéo de cours permet-il d'apprendre ?
- travaux récents montrent que c'est possible pour les notions mais la vidéo doit être interactive Zhang 2006 :
- doivent pouvoir s'arrêter, revenir en arrière,
- courtes 10 minutes
- après le cours qu'avant selon les besoins de élèves
- efficacité dépend du contenu abordé
- Malgré la possibilité d'apprendre "quand on veut" pas de bénéfice d'apprentissage signifiant
- complémentarité et synchronisation entre ce que dit l'enseignant et ce qui est montré à l'écran cruciale.
- quid du magistral : importance de la gestuelle à la fois de l'enseignant et des élèves dans l'apprentissage (Goldin-Meadow et wagner, 2005) là ou voix off dans les vidéos.
- Importance du texte que l'on peut lire vite et moins vite seul, il est permanent là où le tete est transitoire : une fois entendu le mot il ne l'est plus, je peux rester sur un mot lu mais pas sur un entendu.
- conclu : organiser au mieux les temps, penser un préparation au cours, la contrainte étant celle des apprentissages des élèves
:::info
La classe inversée est une occasion de réfléchir à la complémentarité entre le travail en classe et celui hors. Organiser le temps, organiser l'espace sont bien 2 composantes centrales de l'activité des enseignants, au service des apprentissages des élèves. Il peut être intéressant que les élèves se préparent avant de venir à un cours, comme on le fait depuis des siècles.
:::
## MYTHE 8 : LE NUMERIQUE PERMET D'INNOVER EN PEDAGOGIE
### LE MYTHE
- au début la technologie modifie les tâche des élèves : ex : calculatrice au début simple outil pour les comptables, mathématicien... est venu changer les pratiques) en ce sens elles peuvent participer à l'innovation
- comme notre environnement informationnel change, les missions de l'école changent, ex des matières orientées sur les média et l'info. Ces nouveaux champs génèrent peut-être de nouvelles façon d'enseigner.
### LA RECHERCHE
- recherches de Tricot et Rafenomanjato (2017)
- l'utilisation de certaines technos (ex cabri-géomètre pour tracer des médiatrices) facilitent la tâche mais l'activité devient plus difficile
- d'autres outils non concus pour le domaine scolair comme audio MP3 la tâche d'écoute est la même mais régulation de la tâche faite par l'élève (avancer, reculuer...)
- Prise de note pc versus stylo : distraction si pc connecté à Internet (Kraushaar & novak, 2010) + même si pas connecté pose soucis de compréhension car augmentation de la charge cognitive
- besoin d'une prise de note structurée or sur pc ressemble à du verbatim
- l'activité est donc modifiée et dégradée
- logiciel carte mentale : en vogue au 15è, des résultats nuls ou négatifs.
- encourageant néanmoins pour tâches d'organisation dynamique collective ou individuelle
- solution + efficace : le brainstorming
- aucun outil ne dispense d'essayer de comprendre, opportunité d'innover, ne créent pas à proprement parler de tâche mais modifient les conditions de leur mise en oeuvre.
- exemple de nouvelles tâches crées par le numérique :
- rédiger texte à plusieur
- la programmation et la pensée informatique, résolution de problème
- recherche information plus facile et rapide rend l'obtention d'un résultat sans savoir trop ce qu'on cherche = limites de la mémoire immédiate à 15/20 min
- Wikipédia
- conlusion : il y a 15 ans stratégie du cheval de troie allait faire passer le numérique comme un simple outil mais en réalité allait contraindre les enseignants à faire évoluer leurs pratiques.
- Environnement techno, infor, scientifique a un effet sur l'enseignement et la réalisation des tâches des élèves
- ces innovations pédagogiques améliorent-elles réellement les apprentissages ?
:::info
Les outils numériques, en entrant à l'école, peuvent faire évoluer des pratiques et les contenus d'enseignement, ainsi que la façon dont les élèves réalisent certaines tâches. Toutefois, cet enesemble d'innovations pédagogiques est bien moins rapide que prévu, il est tout à fait impossible de savoir aujourd'hui si elles améliorent les apprentissages des élèves de façon générale. C'est au cas par cas, tâche par tâche, que nous devrons évaluer l'effet de ces innovations.
:::
## MYTHE 9 : L'approche par compétence est plus efficaces
### LE MYTHE
- histoire récente et francophone
- vient du monde du travail 1970 pour reconnaitre et rémunérer ce que sait faire un employé (avant on reconnaissait le diplome ou le poste)
- pour ne pas réduire àce que les individus savent faire à des savoirs-faire, on a défini la compétence comme la capacité d'un individu à réaliser telle tache en spécifiant savoir-faire, connaissances notionnelles et savoir etre impliqués
- approche par compétence intégre programme éduc nat depuis 2016, le cadre européen
- Correspondrait plus à une prise de conscience qu'à une innovation
### LA RECHERCHE
- élèves apprennent si actifs cognitivement (Chie & wylli), s'ils essayent de comprendre
- erreur de penser qu'une connaissance sera apprise avec une tache spécifique et mobilisable pour une autre tache type résolution de problème (ex : si un élève apprend le théorème de ^ythagore, très bien si la tache est donner la def mais si une autre tâche est visée ce sera une autre connaissance à construire)
- L'approche par compétence spécifie la ou les tâches visées par l'apprentissage et qui vont être utilisées au cours de l'apprentissage
- pbm : même si la connaissance est acquise l'élève n'arrive pas à la mobiliser : c'est l'ihnibition de la réponse intuitive au profit de la rationnelle non déclenchée (kahneman, 2012)
- La connaissance est insuffisante pour prédire la réalisation de la tâche
- = pour prédire la capacité d'un individu à réaliser une tâche on a besoin du couple tâche/compétence ou plus simplement la connaissance est suffisante si elle est décrite avec suffisamment de précision par rappor au prblm posé
- Limites : nécessité d'une précision dans la définition de la compétence = des listes d'objectifs d'apprentissage et évaluation longue
- on en arrive à faire que des compétences généraliste "animer, manager"...
- conclusion : couple tâche compétence
**Tâche est le moyen d'apprendre la connaissance et la connaissance est le moyen de réaliser la tâche**
:::info
La notion de compétence résout des problèmes théoriques, elle permet d'attirer l'attention sur le couple tâche/connaissance, elle est utile pour définir les buts et le déroulement d'un enseignement, ainsi que pour analyser les difficultés des élèves. Pour autant de façon pratique, la notion de compétence ne résout aucune difficulté des enseignants quand ils l'utilisent pour évaluer en quoi un élève ou un étudiant est compétent.
:::