<i class="fa fa-tag"></i> Arles <i class="fa fa-clock-o"></i> 19-24 novembre 2018
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# Workshop [Block]chain of love
Obs/IN 2018 et PAMAL

## À propos du doc
Ce document contributif documente de manière collective le Workshop de recherche [(Block)chain of love]((https://blockchainoflove.pamal.org/)) initié par le [PAMAL](http://pamal.org/wiki/Accueil) (Emmanuel Guez et Lionel Broye de l'[École supérieure d'art d'Avignon](http://esaavignon.eu/)) et réalisé dans le cadre de l'[Obs/IN](http://observatoireimagenumerique.com) (coordination Yannick Vernet de l'[École nationale supérieure de la photographie d'Arles](https://ensp-arles.fr)).
### L'Obs/IN
* L’Observatoire des pratiques de création de l’image numérique (Obs/IN) a été fondé en 2011 à l’initiative de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence et de l’IUT d’Arles dans le but de créer une synergie nouvelle entre les différents acteurs du développement de l’image numérique : théoriciens, industriels et artistes numériques. L’Obs/IN se reconfigure chaque année, selon le thème choisi, et rassemble des chercheurs, des ingénieurs, des artistes qui partagent tous la même envie d’inventer, autour de l’image et du numérique, un concept nouveau de la recherche.
* Pour sa huitième édition, l’Obs/IN, lieu d’échanges et de réflexions, poursuit son exploration des pratiques de création des images numériques. Après les problématiques du codage, décodage et transcodage (2011), de l’immersion (2012), de l’en-Jeu(vidéo) des images (2013) du temps réel (2014) ; des « images opératoires » (2015 et 2016) ; de la « data » en 2017, l’Obs/IN a souhaité cette année aborder la question de la «Blockchain».
### PAMAL
* Le PAMAL est un laboratoire d'archéologie des média.
* Le PAMAL réunit des artistes, conservateurs-restaurateurs, ingénieurs, techniciens et théoriciens des média. Son terrain est la production artistique, l'exposition et la préservation des œuvres d'art et de littérature numérique.
* Le PAMAL est l'un des quatre laboratoires d'archéologie des média existant dans le monde avec le MAL (U. Boulder, Colorado, USA), le FUNDUS (U. Humboldt, Berlin) et l'AMT (U. de Southampton). Il est l'une des trois formations en conservation-restauration des arts numériques existant en Europe avec les beaux-arts de Stuttgart et Berne.
* À ce titre, il collabore avec plusieurs institutions (Centre Georges Pompidou, Cinémathèque Française, LABEX Arts-H2H, le ZkM…) et bénéficie d'un réseau actif dans le monde des arts média-techniques et numériques.
* S'agissant de la conservation-restauration des arts médiatiques et numériques, sa démarche consiste à rechercher dans quelle mesure il est possible et pertinent de préserver les oeuvres d'art numérique avec les matériels et logiciels d'origine.
* En outre, le PAMAL cherche à mesurer la pertinence de l'idée de préservation des œuvres médiatiques et numériques et saisir les conditions de possibilité de leur préservation. Pour cela, il explore artistiquement la conservation-restauration des arts médiatiques tandis qu'inversement, il examine la production artistique du point de vue de ses conditions de préservabilité. Il produit alors aussi bien des dispositifs artistiques, des outils informatiques que des processus de conservation-restauration. Se mettant à l'écoute du bruit des machines, il met entre parenthèse tout recours à la narration et s'interroge sur l'idée même de création. Son questionnement théorique porte essentiellement sur l'archive et la logique interne des média techniques.
# 1 - Le groupe de recherche
* **Stéphane Bizet** (ingénieur, PAMAL, ESA Avignon),
* **Lionel Broye** (artiste, PAMAL, ESA Avignon),
* **Emmanuel Guez** (artiste, philosophe, PAMAL, ESA Avignon, coordinateur du programme de recherche (Block)chain of Love), ,
* **Lucile-Olympe Haute** (artiste, maîtresse de conférences, docteure en arts plastiques, université de Nîmes et chercheuse associée EnsadLab),
* **Serge Hoffman** (artiste, Responsable du pôle numérique de l’ENSAV La Cambre, Bruxelles),
* **Vincent Rioux** (artiste sonore, responsable du Pôle numérique des Beaux-Arts de Paris),
* **Gilles Rouffineau** (designer graphique, UR « Il n’y a pas de savoirs sans transmission », ESAD-Grenoble-Valence),
* **Yannick Vernet** (resp des projets numériques et coordinateur scientifique de l’Obs/IN, ENSP Arles).
* **Armandine Chasle** (artiste, étudiante-chercheuse DSRA, PAMAL, ESA Avignon),
* **Marie Molins** (artiste, étudiante-chercheuse DSRA, PAMAL, ESA Avignon),
* **Léo Aupetit** (étudiant, ENSP Arles),
* **Victor Mulé** (étudiant, ENSAV La Cambre, Bruxelles),
* **Zhu Yu** (étudiante en master 1, ESA Avignon),
* **Chloé Foex** (étudiante en master 1, ESA Avignon),
* **Alicia Hiboud** (étudiante en master 1, ESA Avignon),
* **Morgane Stricot** (conservatrice-restauratrice, étudiante-chercheuse PAMAL, ESA Avignon et conservatrice en chef du département d’arts numériques du ZkM Karlsruhe),
* **Juliette Green** (étudiante ENSBA Paris),
* **Adrien Penpenic** (étudiant ENSBA Paris),
* **Allan Deneuville** (artiste, doctorant à Paris 8),
* **Émile Greis** (étudiant ESAD-Grenoble-Valence),
* **Maxime Bouton** (étudiant ESAD-Grenoble-Valence),
* **Merlin Dramais** (étudiant ESA Avignon),
Et la participation de Véronique Mori et d’étudiant(e)s de L1-L2 de l'ESA Avignon.

Les participants au workshop
# 2 - Les structures partenaires du projet de recherche
Ce projet est le fruit d’une collaboration entre l’[École Supérieure d’Art d’Avignon](http://esaavignon.eu/), l’[École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre](http://www.lacambre.be/fr) (Bruxelles), l’[École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles](https://www.ensp-arles.fr/), l’[École Supérieure d’Art et de Design de Grenoble-Valence](http://www.esad-gv.fr/fr/), le [pôle numérique de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris](http://www.pnensba.fr/) et l’[université de Nîmes](http://projekt.unimes.fr/).
Ce workshop a profité d'un financement de la Fondation Daniel et Nina Carasso.

# 3 - Argumentaire (Block)chain of Love
“Inventée” en 2008 par Satoshi Nakamoto (nul ne sait s’il s’agit d’une personne, d’un collectif, voire d’un logiciel), la blockchain (chaîne de blocs) est un protocole de stockage et de transmission d'informations sans autre organe de contrôle qu’un réseau d’ordinateurs. Elle peut être décentralisée ou centralisée. Initialement pensée pour une monnaie (le Bitcoin), elle repose sur l’encryptage (ou hachage) de données organisées en blocs indissociablement liés les uns des autres. Leur contenu est vérifiable par tous les ordinateurs du réseau et la moindre modification d’un contenu est immédiatement repérée par la chaîne de blocs. Une blockchain est un registre planétaire d'inscription et de stockage de données, dont l'objectif est de servir de preuve inaltérable à tout type de transactions ou d’archives. Comme c’est le cas de tous les média techniques, la blockchain n’est pas neutre aussi bien sur le plan politique, économique que culturel.
Le PAMAL et ses partenaires proposent une auscultation futurologique, médiarchéologique et artistique de la blockchain. Le programme (BLOCK)CHAIN OF LOVE vise à déterminer ce que la blockchain comme agent non-humain fait déjà et fera au processus de création et de conservation des œuvres d’art numériques.
Il s'articule autour de trois axes de recherche :
1) Le retour de l’original ? Avec la photographie, le gramophone, le film puis l’ordinateur, médium de tous les média, où tout contenu (image, son, texte, geste…) est réductible au code binaire, une œuvre d’art est reproductible à l’infini : les concepts d’originalité, d’unicité et d’authenticité de l’œuvre d’art sont devenues une question et un problème (Benjamin, Heidegger). L’inscription des œuvres numériques au sein d’une chaîne de blocs pourrait signifier le retour de l’unicité de l’oeuvre dans l’espace et le temps. Au sein de la chaîne de blocs, tout contenu comprend un en-tête identifiant son auteur (par une clef d’identification) et la date d’encryptage. Est-ce le retour de l’original ? S’agissant de la seule conservation-restauration des œuvres d’art numériques, que faut-il penser de l’émulation, simulation ou recréation des œuvres, autant de stratégies aujourd’hui dominantes dans le monde de l’art numérique et qui reposent justement sur la reproductibilité du code de l’œuvre?
2) La fin de l’anonymat ? Le Web permet d’anonymiser les contenus (avec, certes, une difficulté croissante depuis les années 1990) et autorise de fait la réappropriation infinie des contenus, laissant penser que la mort de l’auteur, thématisée tout au long du XXe siècle, est devenue réalité. Les premiers acteurs de la chaîne de blocs se sont inscrits dans cette utopie du Web, une logique d’anonymat et de partage, d’écriture collective et horizontale, notamment lors de la création du Bitcoin. Mais en réalité la chaîne de blocs permet d’identifier tous les propriétaires. Est-ce la mort de “La mort de l’auteur” ? Oui et non. Oui, tant l’identification devient inviolable avec la chaîne de blocs. Non, car cette inviolabilité est garantie par les machines et non par les humains. L’auteur a désormais pour condition de possibilité (archéologique) le réseau qui devient en quelque sorte “l’auteur de l’auteur”.
3) Comment la matière absorbe-t-elle une chaîne de blocs ? Quels signaux les antennes des artistes et des designers captent-elles de la blockchain ? Dans quelle mesure la chaîne de blocs est-elle un médium artistique ? Quelle imagerie et quel imaginaire produit-elle ? Quels sons génère-t-elle ? Quels effets produit-elle sur les corps, l’écriture, le vivant et les matériaux ? Couplée à l'intelligence artificielle, quel rapport le réseau entretiendra-t-il avec les humains et avec les autres média techniques ? Quel impact éco-médiarchéologique ?
# 3.1 - Workshop
:::info
Pendant une semaine, du 19 au 23 novembre 2018, dans le cadre de l'Obs/IN 2018, des artistes, théoriciens, informaticiens, conservateurs-restaurateurs et étudiants en art et en design se sont emparé de la blockchain pour en explorer les effets sur l’image, l’écriture et le son. Ils et elles ont cherché à en ausculter le discours, les représentations et les bruits. Elles et ils ont tenté d’en capter les effets déjà tangibles sur l'originalité en art, l'identité et l’archive. Par l’art, ils et elles en ont soudé les matérialités, moins pour en dégager une esthétique que pour en comprendre l’intelligence enfouie.
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## 3.1.1 - Lundi 19 novembre
### - Conférence "Technique de la blockchain" par Mikaël Bouillot
:::info
Ingénieur Linux de formation, Mikaël évolue dans le milieu du logiciel libre depuis vingt ans. Depuis 2014, il tente de comprendre le phénomène Bitcoin en tant qu'outil logiciel, autant d'un point de vue mathématique que social.
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> abstract : La blockchain a été inventée pour faire fonctionner Bitcoin, mais ses autres applications potentielles semblent focaliser l'intérêt grandissant des institutions et des gouvernements. Or à ce jour, et malgré une excitation palpable et un grand nombre d'acteurs, bien peu de projets d'application non monétaires de la blockchain sont concrétisés et atteignent une masse critique.
>
> Pour comprendre ce phénomène, il faut comprendre les techniques qui se cachent derrière la blockchain ainsi que les problèmes qui ont motivé leur utilisation.
>
> Je commencerai donc par vous raconter une brève histoire de Bitcoin, de l'Internet et du logiciel libre. Je vous expliquerai ensuite le fonctionnement des primitives cryptographiques qui sont au coeur des blockchains ainsi que de tous les autres systèmes de confiance décentralisée. Cela nous permettra alors d'aborder la technique de la blockchain à proprement parler et d'évaluer d'un oeil critique ses avantages et ses inconvénients ainsi que ses possibilités d'évolution future.

Un rappel historique pour comprendre les origine de la blockchain née de la convergence de plusieurs choses :
**Crypto** / 2nd guerre / Enigma et machine de Lorenz / Turing / Article 1976 Diffie et Hellman /
//
**Internet** / DARPA et ARPANET / Archi décentralisée / démocratisation /
//
**Logiciel libre** / hacker MIT / Open letter to Hobbyist (lettre 1976 Bill Gates au MIT)/ GNU et GPL
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**Cyberpunk et crypto-anarchistes** / Pretty Good Privacy / Anonymous remailers / Cypherpunk write code / le cybernomicon / Digital cash /
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**Réseaux pair-à-pair** / format MP3 /dépot FTP / RIAA / Napster / Gnutella, Kazaa, eDonkey, Bittorrent/
//
**Système Git** / noyau Linux / logiciel de gestion de versions/ Mercurail et Git / Basé sur les arbres de Merkle/
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**Bitcoin** / DigiCash, eGold et Liberty reserve / Bitcoin : A peer to peer Electronic cash System / début blockchain/
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**Clé secrète** / Chiffre de César / Masque jetable / chiffrement par blocs / code authentification / message authentification code (MAC) /
Fonction hachage (hash) /
Cette introduction sur les fondements historiques de la blockchain a été suivie par quelques précisions plus techniques sur la blockchain.
### - Ensuite une longue discussion a permis de faire émerger les premiers questionnements quant à la blockchain :
* Merlin (PAMAL) : quelles autres valeurs possibles dans la blockchain ? ; la question du bug (sur les données ou le système lui-même) ; les alteratives à la blockchain
* Juliette (ENSBA) : l'archivage du travail
* Emile (Grenoble Valence) : Quoi faire d'autre avec Blockchain ?
* Marie (Grenoble Valence) : Matérialité de la blockchain; Interroger l'Arbres de Merkle
* Lucile (ENSADLAB et univ Nîmes): La matérialité ; les valeurs ; la pérennité ou non de la valeur
* Yannick (ENSP): Image (moins récurcive qu'incorporant en elle toutes les autres images antérieures) et la possibilité d'une blockchain qui reposerait sur d'autres valeurs que celles monétaires actuelles.
* Yu : Blockchain qui élimine les frontière de la nationalité ; Les communs
* Chloé : La perte de l'origine, la copie et le recyclage
* Lionel (PAMAL): L'original; l'authenticité (preuve de travail et preuve de mise sous séquestre); la décentralisation
* Gilles (ESA GV): Le langage et la terminologie dans l'environnement technique de la blockcahin; Glossaire Qu'est-ce que dit aujourd'hui la blockchain ? ; le discours de la blockchain
* Serge (La Cambre): La confiance (série d'exemples pour se nourrir) ; le smart-contract (utilie pour les artistes); la façon de passer de valeur à transaction.
* Maxime : La possibilité de sonoriser la blockchain. Byt bitcoin (comme détournement des principes de la blockchain). Le bytbit (2012). idée de récupérer les inputs (résolution des hashs ; moyenne de résolution des hash...) comme valeurs à implémenter dans un émulateur sonore (intégrer l'idée d'obsolescence). Disnovant. "La musique ne génère pas d'argent mais l'argent génère de la musique".
* Victor : Couak entre blockchain et monde réel. La matérialité.
* Morgane : les Forks (casser le schéma qui fait que la chaine la plus longue l'emporte. Ici, il s'agirait de voir comment faire vivre les alternatives).
* Amandine : on emploi des mots comme ferme ; oracle ; mineur ; etc. Créer des mythes. Glossaire. Oracle et prédiction.
* Alicia : La matérialité
* Adien : la matérialité des blocs et l'éthique de la blockchain / Les communs
* Allan : L'industrie porno dans cryptomonnaie. Genres ; les stigmates (sur profession et autres) ; idéologie de la blockchain (digital labors) ; Symboles politiques ; analyse marxiste de la blockchain (distribution des richesses) ;
* Léo : Décrypter ces processus flous (blocks et chaines) . Comment faire autre chose avec le processus de la blockchain. Quelles alternatives ?
* Vincent : Son par le hashage (conpression dans un seul sens) langage codé ; transcription en formes graphiques / le compressage ; horodatage des nos actions ; se blockchainiser pour défendre nos identités (car avatar pourrait nous servitude).
* Emmanuel : machine écriture ; matérialité ; l'archive ;
3 thématiques semblent se dessiner à partir de ces interrogations à savoir :
- la sonorisation de la blockchain
- l'or
- Une "Blockchainographie".



### - Documentation du workshop ()
Un processus expérimental de documentation est mis en place par l'équipe de recherche. Il s'inspire de la blockchain. Toute les heures, une personne du groupe renseigne un bloc avec tout ce qu'il peut voir, entendre, comprendre autour d'elle sur le fond et sur la forme. Ainsi, et les réflexions sur la blockchain peuvent être documentées mais aussi le processus même de la recherche telle que nous l'expérimentons collectivement ici.
Chaque personne dispose d'une heure exactement pour saisir ces éléments et les noter sous la forme d'un bloc. Passé ce délai, elle doit passer le relais à une autre personne du groupe qui elle même passera le relais...

Et chaque jour, un repas était proposé par la Cuisine solidiaire [Afrique en vie](http://www.afrique-en-vie.com/). Nous avons donc mangé libannais; camerounais; etc
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Un programme informatisé développé par Vincent Rioux installé sur un poste dans la salle permet une inscription horodatée des événements. À chaque moment, quiconque peut venir inscrire ce qu'il/elle souhaite.
## 3.1.2 - Mardi 20 novembre
### - Visite des [cryptoportiques](http://www.patrimoine.ville-arles.fr/index.php?action=edifice&id=18)



### - Travail sur les projets
### - Conférence "Réflexions critiques sur le concept d’original" par Fabien Vallos
::: info
Fabien Vallos est auteur, théoricien et professeur de philosophie en écoles d'art.
Il soutient son doctorat en 2010, à l'université Paris IV Sorbonne, sous la direction de Georges Molinié, Théorie de la fête; festivité, inopérativité & désœuvrement. Sa thèse est une généalogie du concept d'inopérativité.
Il a été de 2005 à 2014 professeur de philosophie à l'École d'enseignement supérieur d'art de Bordeaux. Il est actuellement professeur de philosophie et coordinateur de la recherche à l'école Nationale supérieure de la photographie d'Arles et l'École supérieure d'art d'Angers.
Il est depuis 2006, le co-directeur avec Antoine Dufeu des [Éditions Mix](https://editions-mix.com/). Il est également depuis 2015 le coordinateur du [Centre de Recherche Art & Image](https://enspcrai.hypotheses.org/) (CRAI) ainsi que le responsable du [laboratoire de recherche FIG](https://www.ensp-arles.fr/pdf/FIG-ENSP.pdf). (Figure, Image, Grammaire) de l'Ensp à Arles.
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> abstract : La pensée est complexe parce qu’elle se charge de deux manières de vouloir et de devoir penser la question de l’original : d’un point de métaphysique et d’un point de vue technique. Or que signifie cette question si nous nous plaçons à l’exact endroit de notre modernité, celle qui affirme la nécessité d’une fin de la métaphysique et d’une fin de l’hypostase de la technique. Or la question que nous devons penser n’est pas les conditions de l’original (moins encore celle de l’origine) mais celle que nous examinerons alors d’une "originalité".

## 3.1.3 - Mercredi 21 novembre















## 3.1.4 - Jeudi 22 novembre
### Présentation de la performance BlockXXXchain d’Allan Deneuville
::: info
Allan Deneuville est licencié en philosophie de l'Université Panthéon-Sorbonne, diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et du master de création littéraire de l'Université Paris VIII. Il est actuellement en doctorat sous la direction d'Yves Citton (Paris VIII) et de Bertrand Gervais (Université du Québec à Montréal). Ses recherches portent sur les pratiques d'appropriation sur les réseaux sociaux.
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abstract : L'industrie pornographique a toujours été friande d'innovations technologiques. Elle s'empare aujourd'hui de la Blockchain. La Blockchain, on n'y comprend pas grand chose, alors qui de mieux qu'une cam-girl pour nous l'expliquer.
BlockXXXchain est une conversation-performance sur la blockchain entre une actrice du site Spankchain, rémunérée en cryptomonnaie Ethereum, et Allan Deneuville.

### Initiation au Gamelan kancil par Henri Maquet
::: info
Musicien poly-instrumentiste, musicologue, ethnomusicologue, luthier, compositeur, pédagogue, chanteur, organisateur de festival et de rencontres…
Le gamelan, dont il a fait l'acquisition, est un ensemble instrumental traditionnel caractéristique des musiques javanaise et sundanaise. Le gamelan est composé essentiellement de percussions : gongs, cymbales, métallophones de différents types (saron, peking, demung, slentem, gender), xylophones (gambang), tambours de divers types (ciblon, kendang).
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Le gamelan est une musique collective où chacun peut trouver sa place dans un jeu intercatif avec le reste du groupe. les perceptions de temps, de cycles et d'interactivité entre les différentes parties sont primordiales et amène à des résultats surprenants.





## 3.1.5 - Vendredi 23 novembre









# 3.2 - Restitution/colloque
:::info
Cette section détaille le déroulé de la journée de restitution/colloque qui s'est déroulé le samedi 24 novembre 2018 à Arles
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10h00 – Introduction par Yannick Vernet et Emmanuel Guez
10h15 – « Blockchain et société : quand la décentralisation rencontre la conformité légale » par Alexandra Giannopoulou (CNRS / Université d’Amsterdam)
> abstract : La blockchain constitue la dernière vague des technologies numériques qui envisage de réaliser l’idéal de décentralisation. Si l’un des objectifs des technologies décentralisées est de fonctionner sans avoir à s’en tenir aux systèmes juridiques existants, les blockchains doivent faire face au défi de compatibilité avec ces systèmes afin de faciliter l’adoption sociale.

10h45 – Communication de Marie Lechner (Gaîté Lyrique)

11h15 – Sortie de session : **Documentation récursive**
Workshop Blockchain

Workshop Pads

Workshop Emacs

Workshop Ceci n'est pas un fork

Workshop Processus (ex-consensus)

11h45 – Regard extérieur : Jean-Paul Fourmentraux (Aix-Marseille Université)

12h15 – Pause
12h30 – Mythcoin, performance de Serge Hoffman

13h15 – Livecrypting, performance de Vincent Rioux

14h00 – Sortie de session : **Ecritures**
Workshop OR

Workshop Blockchainographie

Workshop Spank

14h45 – Regard extérieur : Laurence Allard (Universités de Lille et Paris 3)

15h15 – Pause
15h30 – Sortie de session : **Matérialités**
Workshop Fork_Flux

Workshop CPU4Café (Coincoin)

Présentations du projet de l'Openlab de l'Ensp Arles par Sébastien Thon (Aix-Marseille Université)

Présentations du projet Virtual Realty de Mikael Bouillot

16h15 – Regard extérieur : Quentin Destieu (artiste, directeur de Gamerz)

16h45 – Clôture avec l’ensemble des participants.
# références artistiques, bibliographiques, webographiques...
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