# Données AIS - Réunion 17/11/23 Présents : - [X] Thierry Feuillet - [X] Armelle Couillet - [X] Ronan Kerbiriou - [X] Sarah Duché - [X] Sonia Chardonnel - [X] Camille Cavalière - [X] Colin Kerouanton - [X] Arnaud Banos - [X] Laurent Etienne - [X] Pierre-Olivier Chasset - [X] Camille Martel ### Projets INTERMOB et MOBI'KIDS ### Projet IHEMI/CNRS (financement MITI) - Croissance exponentielle des traversées en Manche - 2023 diminution du nombre de traversés. Accord du Touquet avec financement RU de personnels et surveillance en France. - Petite proportion de ceux qui traversent la Méditerrannée arrive en Manche - Evolution des embarcations : de plus en plus grandes (long boats), jusqu'à 85 personnes --> difficulté sauvetage - Chiffres de mortalité très sous-estimés (25 à 30000 depuis 2015, mais seulement corps retrouvés) - Traversées de plus en plus dangereuses (notamment car routes empêchées) - En Manche : route Calais-Douvre (40 km, la plus courte) est empêchée => route de Berck ou côtes normandes (jusqu'à 100 km) - Particularité Manche : un des plus grand trafic maritime au monde => complique les conditions de sauvetage - Bilan humain modéré (car dispositif SAR très développé) - Pool factor (c'est nous qui les attirons, argument électoraliste) - 90% des traversées proviennent de 10 pays (surtout Iran et Irak, Soudan, Syrie). 98% des arrivants demandent l'asile - Les français travaillent pour les anglais (on les empêche de partir), comme les turcs ou les lybiens (sans les assassinats...). Une fois sur l'eau, on ne les empêche plus (on passe sur de la sécurisation). 100% de récupération côté anglais - Les gens travservent car ils ne peuvent pas demander l'asile sans être sur le sol anglais (pas possible depuis l'Europe) - Côté français : on cherche à optmiser la réponse SAR => besoin d'analyses et de données. Tous les sauvetages coordonnés par le CROSS Gris-Nez - Pb : pas de partage sur les interventions, rien de ne doit fuiter, paranoia - Le CROSS produit les données dont on aurait besoin (localisation des longbaots, des moyens SAR, des interventions, conditions météo et mer), mais pas d'accès - Données spatiales de plus en plus imprécises. Objectif pour l'état : ne pas être mis en faute - enjeux : utiliser les données AIS, couplées avec données météo - pb des frontières (pays, SAR) ### Pistes d'analyses (Ronan + Laurent) - 1ère piste : localiser les interventions de navires de sauvetage. Pb : AIS parfois coupé. Parfois on voit le navire partir, mais on ne sait pas s'il intervient (en lien avec les changements de trajectoires). Tatonnements manuels pour le moment sur la base de données de Camille Martel - 2ème piste : analyser les trajectoires changeantes de navires marchands (déviations) et mettre en relation avec interventions possibles - Laurent : données OTAN. Difficulté : discriminer les trajectoires d'évitement de collisions des interventions de sauvetage. Comparer avec la route *normale* - => être capable de caractériser les comportements normaux (patrons de trajectoires) pour chaque type de navires, et les zones chaudes - Données AIS hub, numéro de la trame AIS spécifique SAR ? - 27 types de messages AIS différents ### Comment travailler ensemble ? - travaux concernant directement sur les données AIS en lien avec les migrants - plus généralement, traitement des données GPS en analyse spatiale - question de l'enrichissement des états dans la chaîne - partage d'expériences - apprentissage à partir de carnets de bord - Deux types de collaborations : analyse spatio-temporelle des traces et enrichissement (toutes thématiques) + collaboration plus spécifique sur le projet IHEMI - Idée du libre blanc du chercheur, éthique autour de ces données (cf projet L3i La Rochelle, T. Coulombier : "Surveillance du littoral par réseaux de bouées interconnectées", objectif : identifier et localiser un événement intrusif dans une zone maritime) - Groupe mobilité du GDR MAGIS : https://listes.univ-grenoble-alpes.fr/sympa/subscribe/magis-mobindiv?previous_action=info