# Réponses de Sébastien Réponses aux [questions de Pierre](https://hackmd.lescommuns.org/s/S1zUKZVXL) ## Questions 1 > Celon vous, quelles sont les dimensions de SemApps (au stade de la version 1, à l’été 2020 disons arbitrairement). Je ne comprend pas bien la question. Toutes les dimensions semblent avoir leur place au sein de SemApps. > SemApps s’adresse-t-il à des types de profils en particulier (directement et indirectement) ? > > - Celui qui le développe > - Celui qui l’installe (sur le serveur) > - Celui qui le paramètre (dans le back-office) > - Celui qui l’utilise (dans le front) Les deux derniers profils me semblent avoir de sens que si l'on parle d'un produit ("interface") unique. Or je n'ai pas l'impression que c'est la direction où l'on va, étant donné la multiplicité des besoins. A l'été 2020, SemApps s'adressera plutôt à des développeurs, il ne sera pas assez abouti pour que l'on puisse s'en emparer sans de bonnes connaissances techniques. Cependant il propulsera déjà au minimum deux projets de Reconnexion/Colibris (l'appli mobile des groupes locaux et le mailer de la Fabrique), sous une forme plutôt "bêta". > SemApps est-il d’abord destiné aux personnes qui y ont contribué ? Non, il est développé dès le départ en tant que commun numérique. ## Questions 2 > Quelle est la finalité (raison d’être) de SemApps ? Vaste question ! :-) Je dirai qu'une des raison d'être est de proposer des solutions permettant la mise en commun des données sous forme sémantique, afin de faciliter l'archipélisation du monde de la Transition, monde qui est particulièrement réceptif à ces idées-là. > Et si vous deviez choisir entre (un seul choix) > Mutualiser des développements pour des projets amis > Développer des briques pour favoriser l’interopérabilité > Développer un outil de cartographie d’information sémantique Développer des briques pour favoriser l’interopérabilité ## Question 3 > Est-ce qu’on souhaite faire un logiciel « libre » et commun ? (avec toutes ces facettes) > Est-ce qu’on souhaite faire un logiciel « open source » ? (le code est libre et on le documente autant que possible) > Est-ce qu’on ne prend pas de décision et on voit ce qui se passe ? Je souhaite clairement participer à la construction de logicielS "libreS" et communS, avec tout ce que cela implique en terme de communauté et de documentation, sinon ce projet ne m'intéresserait pas. ## Question 4 > Est ce que SemApps est un produit construit sous la forme SSII / ENS et donc les fonctionnalités sont développées en fonction de ce qui arrive (et la priorité est donné à celui qui met le plus d’argent), avec des standards interopérables/semantiques La formule "la priorité est donnée à celui qui met le plus d'argent" ne me semble pas juste. On a plusieurs acteurs qui ont différents besoins qui découlent du ou des produits dont ils ont la responsabilité. Ces acteurs mettent l'argent sur leur(s) propre(s) produit(s) (typiquement ils ont un budget pour ça) et, comme ils sont dans une logique de coopération et d'archipélisation, ils contribuent autant que possible à améliorer le coeur de SemApps (soit avec du temps de développement, soit avec de l'argent qui permet de payer d'autres développeurs pour travailler sur - et améliorer - le coeur de SemApps). Cependant ces acteurs n'imposent rien. D'ailleurs ce qu'ils proposent comme amélioration doit nécessairement être validé par la communauté SemApps (évent. en allant jusqu'à des décisions par consentement). Dans le cas contraire, ils sont libres de faire un "fork" et de continuer le développement dans leur coin. On est donc plutôt dans une logique de **partenariat**. Avant de contribuer, les partenaires participent à des réunions pour s'assurer que ce qu'ils vont apporter va bien entrer dans la logique de ce qui est déjà en place. > Est ce qu’on écrit au préalable ce que permet SemApps (comme on a fait dans http://semapps.org/?PagePrincipale ? ) et on décide nous même de la feuille de route sans contrainte économique ? Etant plutôt adepte de la méthode Agile, je ne crois pas trop à une feuille de route où l'on déciderait de tout ce dont on a besoin. Mais je pense que si notre raison d'être commune est suffisamment forte et claire, si les partenariats sont établis sur des bases saines, nous pourrons avancer sereinement sans être influencés négativement par les contraintes économiques qui peuvent apparaître.