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tags: Terminale, Justice sociale, Justice, Inégalités, inéquité, théorie, égalitaire, redistribution
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# Chapitre 6 : Quelles inégalités sont compatibles avec les différentes conceptions de la justice sociale ?
Consulter ce document en ligne : 
Ce cours est un résumé de la séance dispensé en classe, elle ne contient pas tous les élements présentés. La prise de note est essentielle.
[ToC]
## 1. Qu'est-ce qu'une inégalité ?
### 1. A. Que sont les inégalités économiques ?
:::info
:bulb: **Inégalité :** Accès différience à une *ressource socialement valorisée* qui va induire une hierarchie sociale. Par exemple, pour le revenu, la ressource socialement valoriée est l'argent, et induit une hierarchie sociale en fonction de la richesse.
Les ressources socialement valorisées sont : l'argent, le pouvoir, la culture, etc.
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#### 1. A. i. Activité "Qu'est-ce qu'être pauvre - faite en classe"
**Résumé :**
La pauvreté est une situation absolue et relative qui se mesure.
On considère qu'une personne est pauvre quand elle dispose de moins d'1€ par jour. Pour autant, cette définition absolue ne convient pas aux pays développés. En effet, nous sommes considérés pauvres bien avant ce seuil.
Pour calculer un seuil de pauvreté relatif, il faut prendre le revenu médian, et lui appliquer un coefficient multiplicateur.
Trois coexistent :
| Seuil 1 | Seuil 2 | **Seuil 3**|
| -------- | -------- | -------- |
| 40% | 50% | **60%** |
| Ce seuil est très peu utilisé | C'est le seuil des comparaisons internationnales et surtout Européennes | En France, la pauvreté est calculée à partir de ce seuil |
Pour calculer le seuil de pauvreté, il suffit ensuite de calculer :
<center>
$\text{Seuil de pauvreté à 60%} = \text{Revenu médian} * 60%$
$\text{Seuil de pauvreté à 60%} = 1800 * 60%$
$\text{Seuil de pauvreté à 60%} \approx 1080$
</center>
En France, on est donc considéré comme pauvre quand on dispose de moins de 1080€ par mois et par personne. C'est loin des 1€ par jour/personne.
Le **taux de pauvreté** est la part des personnes en situation de pauvreté relative. En France, en 2019, elle était d'environ 14,6% selon l'INSEE, en prenant le seuil à 60%.
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#### Document 1 : La pauvreté en France
||2015|2016|2017|2018|2019|
|:--|:--:|:--:|:--:|:--:|:--:|
|**Seuil à 60 % de la médiane**||||||
|Nombre de personnes pauvres (en milliers)| 8 875| 8 783| 8 889| 9 327| 9 244|
|**Taux de pauvreté (en %)**| 14,2 |14,0 | 14,1 |14,8 |14,6|
|**Seuil de pauvreté (en euros 2019/mois)** | 1 057 | 1 067 |1 072 | 1 074 | 1 102|
|Niveau de vie médian des personnes pauvres (en euros 2019/mois)| 850 | 857 | 862 |864 |885|
|Intensité de la pauvreté (en %) | 19,6 |19,7 | 19,6 | 19,6 | 19,7|
|**Seuil à 50 % de la médiane**|||||||
|Nombre de personnes pauvres (en milliers) | 5 020 | 4 997 |5 010 | 5 265 | 5 215|
|**Taux de pauvreté (en %)** | 8,0 |8,0 |8,0 | 8,3 |8,2|
|**Seuil de pauvreté (en euros 2019/mois)** | 881 | 889 | 893 | 895 |918|
|Niveau de vie médian des personnes pauvres (en euros 2019/mois) | 735 | 735| 737 | 747 | 752|
|Intensité de la pauvreté (en %) | 16,6 | 17,3 |17,5 | 16,5 |18,1|
Champ : France métropolitaine, personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré est positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante.
Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux de 2015 à 2019.
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Mais cela ne suffit pas à rendre compte des inégalités économiques, en effet la pauvreté n'est pas la seul problème. Les inégalités économiques sont aussi des inégalités de distribution de la richesse produite. Pour cela, nous avons un outil qui se décompose en deux répresantion : le **coefficient (ou indice) de Gini** et la **courbe de Lorenz**.
:::info
:bulb: **Indice de Gini :** Indicateur synthétique entre 0 et 1 qui mesure la concentration des revenus d'un pourcentage de la population. Plus il est proche de 0, moins il y a des inégalités de concentration de revenu. Inversement pour 1.
:::
On peut représenter l'indice de Gini sur un graphique, c'est la courbe de lorenz.
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#### Document 2 : Courbe de Lorenz, France, 2010

Source : Wikipedia *(Oui c'est difficile de trouver des courbes de lorenz...)*
*Généralement, on trace la diagonale, pour représenter l'égalité parfaite. Ici le document ne le fait pas, vous pouvez le faire.*
**Lecture (approximative) :** En France, en 2010, selon les données de l'insee, les 50% des français les plus pauvres touchaient 30% du revenu cumulé et 7,5% du patrimoine cumulé, contre 70% et 92,5% pour les 50% les plus riches.
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L'analyse intergénérationnelle des inégaliés peut être pertinente. Pour cela on utilise l'élasticité intergenerationnelle des revenus. Elle exprime "de combien le revenu des enfants augmente, si l'on avait augmenté de 1% celui des parents". Autrement dit, dans quelle mesure le revenu des enfants est lié à celui des parents.
Cette mesure est logique, nous ne sommes pas tous socialisé de la même manière, le capital culturel est étroitement lié au capital économoique, de plus le capital économique peut se transmettre.
C'est le dernier document du dossier.
### 1. B. Quelle est la dynamique des inégalités ?
Dossier 2.
Résumé : A vous de jouer !
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### 1. C. Les inégalités économiques se cumulent-elles aux inégalités sociales ?
Réponse courte : oui.
Activité 3.
**Résumé :**
Une inégalité économique peut entrainer des inégalités sociales, et inversement.
Etre enfant d'ouvrier impique que l'on a en moyenne, une moins longue durée d'étude, et un niveau d'étude plus court. De ce fait, on dispose d'un accès inégal aux professions à fort niveau de rémunération. L'inégalité de capital culturel des parents induit une inégalité économique future (souvenez vous de l'elasticité revenu enfant-parent, c'est utilisable ici).
Inversement, disposer d'un capital économique importante à la naissance (patrimoine des parents, etc) influence la trajectoire individuelle. Exemple : D. Trump. Serait-il devenu le millardaire qu'il est sans l'héritage familial ? De même pour les grandes familles françaises ?
## 2. Les différentes conceptions de l'égalité
Partie du cours développée avec le livre Les places et les chances.
Retouvez la fiche de lecture à cette adresse : https://hackmd.io/@sespad/ry4dFOefq
Deux conceptions co-existent : l'égalité des places, et l'égalité des chances.
Pour résumer, l'égalité des places est une conception de l'égalité qui vise à réduire les inégalités entre les individus, c'est-à-dire resserer les places. On ne nie pas une hierarchie sociale, on limite juste les inégalités entre les différentes positions.
Ex : Les cadres gagneront toujours plus que les ouvriers mais on met en oeuvre des politiques pour accroitre le revenu de ces derniers, tout en réduisant les inégalités de pénébilité du travail.
L'égalité des chances vise à donner les mêmes chances pour tous. Elle implique donc une procédure de test identique entre toutes les personnes OU des moyens supplémentaires pour ceux qui ont moins de chance "à la naissance" en raison de leur origine sociale.
C'est par exemple les quotas à Sience Po.
## 3. Les théories de la justice sociale
### 3.A. L'utilitarisme
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#### Document 3 : L'utilitarisme :
>Héritier des Lumières du XVIIIe siècle et profondément influencé par l'empirisme anglais, [l'utilitarisme] prône l'abandon de toute idée de droit naturel ou référence religieuse : aucune autorité suprême ne peut décréter ce qui est juste ou bon pour l'humanité ; seuls comptent les états de plaisir ou de souffrance vécus par les êtres humains. ==L'utilitarisme== cherche donc à guider nos actions, tant individuelles que collectives, ==en articulant avec rigueur une idée simple et attractive : une société juste est une société heureuse.== Se voulant très scientifique, l'approche utilitariste est parfois qualifiée d'« hédoniste », étant donné son souci de découvrir et de ==choisir l'option réduisant les souffrances et accroissant le bonheur des membres de la société==. Plus précisément, elle présuppose qu'il est possible de faire correspondre ==à chaque individu un niveau d'utilité – ou un niveau de bonheur – pour toute option envisageable, puis d'additionner les niveaux d'utilité atteints par chacun afin de découvrir l'option à laquelle correspond la somme la plus élevée d'utilités.== Il s'agit donc d'une façon systématique et cohérente d'évaluer les états sociaux en cherchant celui où l'utilité globale est maximale. […] Cette approche présente deux attraits majeurs : ==elle accorde une égale importance au bonheur de chaque individu dans le calcul de la somme des utilités ; et les règles morales n'ont de sens que si elles ont un impact positif sur le niveau de bonheur==. Elle comporte toutefois plusieurs ==limites éthiques importantes==. D'abord, l'objectif utilitariste de ==maximisation de l'utilité collective ne tient pas compte de la répartition des utilités individuelles==. Autrement dit, « ==le gain le plus infime de la somme totale des utilités serait supposé l'emporter sur les inégalités de répartition les plus criantes== ».
Muriel Gilardone, « 3 enfants, 1 flûte : le choix des principes de justice chez Amartya Sen », L'économie politique, juillet 2019.
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### 3.B. Les libertariens
#### Document 4 : Libertarianisme
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>Appelé aussi « libertarisme », ce courant de pensée politico-économique essentiellement américain soutient que la ==liberté individuelle est une valeur absolue==, et qu’en conséquence, ==aucune instance ne peut être légitimée à intervenir sur ce que, par sa libre initiative, l’individu peut faire et acquérir==. ==Le « principe de non-agression » (Murray Rothbard) constitue donc le principe fondamental du libertarianisme. Celui-ci s’attache en particulier à défendre le respect du droit de propriété, de disposition de son propre corps, de circulation des biens et des personnes.== Distinct du libéralisme – comme par exemple celui défendu par John Rawls – en ce qu’il estime qu’une société juste doit prendre le seul point de vue de celui à qui l’on prend plutôt que de celui à qui l’on donne (comme le soutient Robert Nozick, collègue et adversaire de Rawls à l’université de Harvard), le libertarianisme rapproche ses adeptes des anarchistes, puisque comme eux, ceux-ci demandent qu’on limite au maximum ==le rôle de l’État, dont la fonction principale reste la sécurité du citoyen, dans la gestion du bien commun==.Très critiqués par les excès qu’ils semblent favoriser ou tolérer (par exemple la vente de ses propres organes), les libertariens estiment que la libre coopération des individus suffit à pacifier et à faire prospérer la société. Contre l’accusation de laisser libre cours à l’égoïsme individuel (et, in fine, à une « loi du plus fort » où le contrat social est réduit à sa plus simple expression), ce courant avance le contre-argument selon lequel ==chacun mérite qu’on fasse confiance à l’usage qu’il peut faire de sa liberté==.
Source : https://www.philomag.com/lexique/libertarianisme
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### 3.C. L'égalitarisme libéral
#### Document 5
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> Dans sa Théorie de la justice, Rawls dégage les principes qui régissent une société juste. Il cherche à réconcilier deux principes qui s'opposent souvent, mais qui sont au cœur de l'idéal démocratique : la liberté et l'égalité. Les démocraties libérales ont privilégié le respect des libertés, parfois au détriment de l'égalité, tandis que les régimes socialistes ont restreint les libertés au nom de l'égalité. Rawls envisage une solution à ce dilemme : ==une société juste doit s'appuyer sur des principes qui garantissent la liberté et l'équité==. […] ==La société doit s'occuper de maximiser l'utilité des plus désavantagés.== *(Le maxi-min)*
==Pour Rawls, le législateur doit prendre ses décisions sous un « voile d'ignorance »==. Autrement dit, le législateur doit occulter sa propre position dans la société et ==prendre ses décisions comme s'il pouvait, un jour, occuper une autre position sociale==. Ce faisant, le législateur fera en sorte d'établir des règles les moins défavorables aux plus désavantagés, étant lui-même conscient de pouvoir potentiellement se retrouver dans cette position. Rawls estime que, sous ce « voile d'ignorance », deux principes de justice seraient décidés, et doivent donc être garantis par les institutions.
– ==Le principe de liberté== : chaque citoyen doit avoir ==accès aux mêmes libertés==, et la liberté de chacun doit être ==compatible avec la liberté des autres== membres de la société.
– ==Le principe de différence== : certaines ==différences peuvent être tolérées== dans une société juste, à une double condition. Les avantages doivent être accessibles de la même manière à tous les membres de la société. ==Les inégalités sont justifiées lorsqu'elles permettent d'améliorer la situation des plus désavantagés.==
« John Rawls », Faciléco, 2019.
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## 4. L'action des pouvoirs publics pour la justice sociale
### 4.A. La mise en oeuvre de l'égalité des places
Il existe plusieurs méthodes pour mettre en oeuvre une égalité des places, c'est-à-dire réduire les inégalités économique et sociales entre les catégories sociales.
De manière non exhaustive nous allons étudier 3 grands axes :
1. La redistribution et la fiscalité
2. Les services collectifs
3. La protection sociale
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#### Document 6 : Montants moyens des prélèvements et prestations par unité de consommation en 2020
| | Fractiles de niveau de vie avant redistribution | | | | | | | Ensemble |
| --- | --- | --- | --- | --- | --- | --- | --- | --- |
|| <D1 | <Q1 | Q1 à Q2 | Q2 à Q3 | Q3 à Q4 | >Q4 | >D9
| ==**Niveau de vie avant redistribution (A)**== | 3 520 | 7 070 | 16 700 | 23 090 | 30 720 | 60 720 | 80 360 | 27 660 |
| dont indemnités de chômage partiel | 190 | 310 | 540 | 660 | 780 | 740 | 680 | 610 |
| **Prélèvements** | – 160 | – 360 | – 910 | – 1 670 | – 3 150 | – 13 190 | – 20 240 | – 3 850 |
| **Financement de la protection sociale** | – 180 | – 380 | – 940 | – 1 550 | – 2 220 | – 5 430 | – 7 680 | – 2 100 |
| Cotisations sociales | – 70 | – 160 | – 380 | – 590 | – 820 | – 1 780 | – 2 420 | – 750 |
| Contributions sociales | – 110 | – 220 | – 560 | – 970 | – 1 400 | – 3 650 | – 5 260 | – 1 360 |
| **Impôts directs** | 20 | 20 | 30 | – 120 | – 930 | – 7 760 | – 12 560 | – 1 750 |
| Impôt sur le revenu (y c. crédits d’impôt) | 20 | 20 | 30 | – 110 | – 830 | – 6 910 | – 11 390 | – 1 560 |
| Taxe d’habitation | 0 | 0 | 0 | 0 | – 100 | – 660 | – 810 | – 150 |
| Impôt sur la fortune immobilière | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | – 190 | – 360 | – 40 |
| ==**Prestations**== | 7 470 | 5 620 | 1 720 | 830 | 500 | 340 | 310 | 1 800 |
| **Prestations familiales** | 1 850 | 1 590 | 820 | 510 | 300 | 140 | 110 | 670 |
| Allocations familiales | 820 | 720 | 420 | 310 | 240 | 100 | 80 | 360 |
| Autres | 1 040 | 870 | 400 | 210 | 70 | 40 | 30 | 320 |
| **Aides au logement**| 1 800 | 1 310 | 180 | 40 | 30 | 30 | 20 | 320 |
| **Prime d’activité et minima sociaux** | 3 470 | 2 440 | 620 | 230 | 130 | 90 | 90 | 700 |
| **Aides exceptionnelles** | 350 | 280 | 100 | 50 | 40 | 80 | 90 | 110 |
| Aux ménages | 270 | 210 | 50 | 10 | 10 | 0 | 0 | 60 |
| Aux indépendants (hors reports de cotisations) | 80 | 70 | 50 | 40 | 40 | 70 | 90 | 50 |
| ==**Niveau de vie (B)**== | 10 820 | 12 340 | 17 510 | 22 260 | 28 070 | 47 870 | 60 350 | 25 610 |
| **Taux de redistribution (B-A)/A (en %)** | 207,4 | 74,4 | 4,8 | – 3,6 | – 8,6 | – 21,2 | – 24,8 | – 7,4 |
Source : France, portrait social, Édition 2021, https://www.insee.fr/fr/statistiques/5432471?sommaire=5435421
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La redistribution et la fiscalité permet de diviser les inégalités de niveau de vie par environ 2. Cela semble cohérent, puisqu'elle prélève plus de revenus aux plus riches et redistribue aux plus pauvres.
C'est un axe majeur de la lutte contre les inégalités.
Les services collectifs sont en second, un moyen efficace de lutte contre les inégalités. Ils réprésentent l'ensemble des service publics et collectifs dont peuvent profiter les citoyens à titre gratuit ou hautement subventionné par les pouvoirs publics : école publique, transport en commun, police, justice, etc. Ils réduisent les inégalités en offrant à tous des prestations qui peuvent couter cher (une année de lycée public couterait environ 12 000€ par élève) et ne seraient pas accessibles aux plus pauvres. Ils renforcent l'accès aux services élementaires.
Et dernière, la protection sociale permet de réduire les inégalités de revenu en offrant à tous une protection contre les risques de la vie. Quelque soit le niveau de revenu, tout un chacun peut se voir rembourser ses frais de santé sur ordonnance (à 70% par la sécurité sociale). En l'absence de protection sociale, les plus pauvres ne pourraient se protéger contre les risques de la vie, par un un système d'assurance privée plus cher.
### 4. B. La mise en oeuvre de l'égalité des chances
Pour promouvoir l'égalité des chances, il est nécessaire de penser en réduction des discriminations (négatives) qui nuisent à la libre concurrence des individus. Pour cela on peut mettre en place deux mesures théoriques qui semblent se contredire :
1. Des procédures de selection égales pour tous, par exemple un concours identique pour tous les candidats, permettant d'accèder à certaines professions.
2. Des mesures spécifiques visant à réduire les inégalités suibies par certaines catégories. On appelle cela la discrimination positive.
Ces actions vont donc majoritairement être d'ordre politique et légal. On pourra mettre en oeuvre une législation interdisant toute discrimination sur des caractères "discriminatoires" : religion, couleur de peau, orientation sexuelle, apparence physique, genre, etc.
La mise en place de quotas peut aussi venir en renfort, en imposant un certain nombre de femme au sein des partis politiques ou des sièges d'entreprise.
L'école Science Po Paris allouait un certain nombre de places par an aux meilleurs élèves originaires de ZEP (Zone Education Prioritaire).
### 4. C. Les difficultés à l'action des pouvoirs publics
#### Une bien difficile évaluation de la réduction des inégalités
#### La trappe à inactivité/pauvreté et la courbe de Laffer

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