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tags: Terminale, Commerce, International, Smith, Ricardo, Mondialisation, Libre échange, protectionisme
GA: UA-178530654-1
image: https://www.usinenouvelle.com/mediatheque/0/8/5/000795580_896x598_c.jpg
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text-align: justify;
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# Chapitre 2 : Quels sont les fondements du commerce international et de l’internationalisation de la production ?

Consulter ce document en ligne : 
Ce cours est un résumé de la séance dispensé en classe, elle ne contient pas tous les élements présentés. La prise de note est essentielle.
[ToC]
### Introduction
{%pdf https://ourworldindata.org/grapher/merchandise-exports-gdp-cepii?country=~OWID_WRL %}
### Objectifs du chapitre
1. Comprendre le rôle des dotations factorielles et technologiques(avantages comparatifs) dans les échanges commerciaux et la spécialisation internationale.
2. Comprendre le commerce entre pays comparables (différenciation des produits, qualité des produits, et fragmentation de la chaîne de valeur).
3. Comprendre que la productivité des firmes sous-tend la compétitivité d’un pays, c’est-à-dire son aptitude à exporter.
4. Comprendre l’internationalisation de la chaîne de valeur et savoir l’illustrer.
5. Comprendre les effets induits par le commerce international: gains moyens en termes de baisse de prix, réduction des inégalités entre pays, accroissement des inégalités de revenus au sein de chaque pays ;
6. Comprendre les termes du débat entre libre-échange et protectionnisme.
## 1. Quels facteurs expliquent l'augmentation des échanges internationaux ?
### 1. A. L'ouverture du libre-échange et la baisse du coût des transports et des communications
:::info
:blue_book: **Libre-échange :** Doctrine politique et économique d'ouverture des échanges mondiaux sans limitation légale.
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:::warning
:warning: Les deux élements sont liés. La baisse du coût de transport influence l'ouverture du libre-échange, et inversement. Il n'est pas facile de savoir lequel précède l'autre et cela va dépendre des périodes et des cas.
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#### 1. A. i. L'ouverture du libre-échange
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##### Document 1 : Des économies de plus en plus ouvertes
>La mondialisation prend une dimension nouvelle à partir du début des années 1990, sous l'effet de plusieurs facteurs. Politiquement, l'effondrement du bloc soviétique ouvre une ère de domination des États-Unis et de détente relative des relations internationales. […] Cette extension soudaine du système capitaliste à un ensemble de nouveaux pays se double d'un effet qui se révélera plus important encore pour les équilibres de l'économie mondiale : la mue économique de la Chine. Amorcée par Deng Xiaoping dès 1979, la conversion chinoise à l'économie de marché se traduit par une croissance économique très rapide et très extravertie. […] La libéralisation du commerce passe par l'élargissement du GATT [General Agreement on Tariffs and Trade], puis la création de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Parallèlement à l'OMC se multiplient les accords bilatéraux de libre-échange […], tandis qu'un nombre croissant de pays axent leurs politiques de développement économique sur les exportations. Enfin, l'essor fulgurant des technologies de l'information, de la communication et d'Internet crée des possibilités d'interaction distante sans précèdent, dont le coût décroît très rapidement.
*M. Fouquin, J. Hugot, S. Jean, L'Économie mondiale 2017, La Découverte, 2016.*
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Le libre-échange s'intensifie notamment avec le plus grand degré d'ouverture des économies. La disparition des pays communistes et la généralisation des alliances internationales visant à favoriser le commerce international font mécaniquement augmenter les échanges.
De plus des accords bilatéraux (entre deux pays ou zones) se développent, réduisant les barrières douanières, que ce soit des normes ou des barrières tarifaires (taxes).
On peut calculer un taux d'ouverture des pays, en calculant la demi-somme des exportations et des importations mondiales de biens et services en pourcentage du PIB, aux taux de change courants. On peut le calculer pour un pays ou bien pour le monde.
:::info
:bulb:Plus le monde et/ou un pays dispose d'un taux d'ouverture commerciale élevé, plus cela veut dire qu'il importe et exporte, et donc qu'il participe au commerce mondial. C'est un indicateur pertinent du degré de libre-échange.
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:::success
:bulb:
$$
\text{Taux d'ouverture} = \frac{X + M}{2 \cdot Y}
$$
Avec **X** = Exportations, **M** = Importations, **Y** = PIB.
:::
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##### Document 2 : Taux d'ouverture commerciale mondiale

Source : CEPII, http://www.cepii.fr/PDF_PUB/autres/40ans_carnetsGraphiques/40ans_carnetsGraphiques.pdf
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#### 1. A. ii. La baisse du coût des transports et des communications
Tout au long du processus de révolution industrielle intervient un phénomène particulier, la réduction du coûts des transports et des communications.
L'invention du chemin de fer permet de réduire le temps et le coût de transport, mais aujourd'hui cela est encore à l'oeuvre avec la diminution du coût de transport aérien et maritime. Quelles en sont les causes ? Difficile de toutes les citer mais il y a premièrement une amélioration de l'efficacité d'usage des énergies. Les moteurs d'aujourd'hui sont plus performants qu'auparavant à carburant égal. Il y a aussi des économies d'échelles importantes qui se réalisent. Enfin, on peut aussi mentionner le rôle des innovations qui élargissent l'offre de transport. L'aérien n'existant pas il y a 80 ans pour le transport de marchandises, aujourd'hui des avions de transport qui existent.
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Source : CEPII, http://www.cepii.fr/PDF_PUB/autres/40ans_carnetsGraphiques/40ans_carnetsGraphiques.pdf
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### 1. B. Le rôle des dotations factorielles et technologiques
On quitte les arguments empiriques pour rentrer dans les justifications théoriques et économiques.
#### 1. B. i. Les avantages absolus, comparatifs et la notion de dotations factorielles
:::warning
:warning: Rappel contextuel, l'Europe de 1750 à 1850 est frappée par des famines et/ou des périodes de pénuries alimentaires. Les Etats sont protectionnistes et pensent que la richesse est dans l'accumulation d'or, ils ne souhaitent donc pas importer (et perdre de l'or). Le seul commerce qu'ils acceptent est l'exportation qui rapporte de l'or.
:::
##### Adam Smith et les avantages absolus
[Adam Smith](https://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith)(1723-1790) est un économiste libéral, il souhaite faire comprendre aux Etats que le commerce est bénéfique pour tout le monde. Il conçoit un modèle économique qui montre les avatanges du commerce.
Imaginons deux pays avec les productivités suivantes :
| | Drap | Vin |
| ---------- | -------- | -------- |
| Angleterre | 9 | 10 |
| Portugal | 10 | 9 |
*Unités produites par heure de travail.*
Dans ce cas, Smith nous explique que si les deux pays décident de ne pas échanger, avec deux heures de travail chacun ils seront en mesure de produire :
- Pour l'Angleterre, 9 Draps et 10 Vins
- Pour le Portugal, 10 Draps et 9 Vins
Or, si les deux pays se spécialisaient là où ils sont les meilleurs (absolus) et échangeaient, ils produiraient :
- 20 draps
- 10 Vins
- Et donc après échange....10 Draps et 10 Vins reviendraient à chacun.
Le **gain à l'échange** et donc d'une unité de chaque pour les deux pays. Ils sont gagnants à se spécialiser et à échanger.
##### David Ricardo et sa réponse, les avantages comparatifs
D. Ricardo (1778-1823) répond à Smith en précisant que non, il n'y a pas seulement **gain à l'échange** en se spécialisant dans la production où l'on est le plus fort mais aussi là où l'on est relativement le moins mauvais, dans le cas où l'un des deux serait le meilleur dans les deux productions. Reprenons le même exemple, à peu de choses près :
| | Drap | Vin |
| ---------- | -------- | -------- |
| Angleterre | 9 | 10 |
| Portugal | 8 | 7 |
Selon Smith, l'Angleterre n'aurait pas intêret à échanger.
Mais....Imaginons que l'Angleterre se spéciale en Vin, là où il est le meilleur et le Portugal en Drap...Que ce passe-t-il ?
Les deux vont produire : 20 Vins et 16 Draps (36 unités). (Soit 10 et 8 de chaque respectivement).
Sans échange on aurait produit :
- En Angleterre, 9 Draps et 10 vins
- Au Portugal, 8 Draps et 7 vins.
- Donc au total, 17 Draps et 17 vins (34 unités), soit 8,5 de chaque.
Grace à l'échange, les pays gagnent au total 2 unités produites en plus pour le même temps de travail.
##### Révision moderne : Heckscher-Ohlin-Samuelson (H.O.S)
Le modèle H.O.S (env. 1930-40) reprend Ricardo mais ne parle plus de spécialisation dans un produit mais dans un facteur de production. Il s'adapte à son temps.
Ici on échange des biens plus ou moins intensives en **travail** et en **capital**.
H.O.S nous dit qu'il est plus intéressant de se spécialiser là où nous avons le facteur le plus abondant. La Chine a intêret de se spécialiser dans le travail car il est plus abondant chez elle, alors que les USA ont plus intêret à se spécialiser dans les productions intensives en capital.
:::success
:bulb: Autrement dit...si :
$$
\frac{K}{L} > \frac{L}{K}
$$
alors le pays se **spécialisera en Capital**.
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### 1. C. Les échanges intrabranches
:::info
:blue_book: **Commerce intrabranche ou intra-branche :** Echange de produits similaires entre des pays.
:::
A première vue cela peut sembler étrange, pourquoi des pays exporteraient et importeraient des produits similaires ? S'ils peuvent les produire, quel intêret avons-nous de les acheter ailleurs ?
Pour répondre à cette question, il faut comprendre les deux explications du commerce intrabranche.
#### Le commerce intra-branche horizontal
Le commerce intrabranche signifie que l'on échange des biens similaire et non identiques. Une branche pourrait être l'automobile haut de gamme, mais toutes les voitures haut de gamme ne se valent pas pour les consommateurs. On comprend ainsi que le consommateur Français souhaite achèter une Audi et non une Citroên haut de gamme. On parle ici de commerce horizontal de variété de produit '"similaire'" (gamme et prix).
Les pays disposent ainsi d'une spécialisation sur une gamme et un prix, dont ils peuvent bénéficier **d'économies d'échelle** (Plus on produit, moins le cout fixe par unité est élèvé, ainsi que le cout variable via les effets d'apprentissage de la main d'oeuvre). Nous le verrons plu tard, cela accroit leur productivité.
Un pays peu être spécialisé sur la production de voiture de sport haut de gamme quant un autre peut être spécialisé sur la production de voitures famillialles haut de gamme. La qualité et le prix peuvent être les mêmes, ces biens sont différenciés pour le client, l'usage est différent.
#### Le commerce intra-branche vertical
La notion de verticalité rappelle la question de la qualité et du prix. Les pays peuvent se spécialiser dans des niveaux de qualité différents suivant leurs dotations en facteurs de production. Un pays plus doté en travail produira soit des produits moins technologiquement perfectionnés, soit un sous-produit (l'assemblage par exemple) d'un plus grand produit.
Par exemple, l'assemblage d'un véhicule peut se faire en roumanie, là où la main d'oeuvre est plus abaondante et moins chère, et la conception en Allemagne.
### 1. D. L'internationalisation de la chaîne de valeur
:::info
:blue_book: **Chaîne de valeur :** Ensemble des élements qui apportent de la compétitivité (valeur) à un bien.
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Depuis l'expansion de la mondialisation, la chaîne de valeur s'est internationalisée.
Voir dossier : https://manuelnumeriquemax.belin.education/ses-terminale/topics/ses-tle-c02-062-a?chapterId=ses-tle-c02
=> Courbe du sourire.
## 2. Une mise en concurrence des nations
### 2. A. Les causes des écarts de compétitivité entre nations
:::info
:blue_book: **Compétitivité des nations :** Capacité d'une nation à exporter sa production.
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:::info
:blue_book: **Compétitivité :** Capacité d'une entreprise a obtenir un avantage concurentiel sur un marché.
Il existe deux types de compétitivité :
1. **La compétitivité prix**, la capacité à proposer pour un prix plus faible un produit à qualité égale aux concurrents.
2. **La compétitivité hors-prix**, la capacité à proposer un produit indépendement de ses prix et pour sa qualité (Qualité intrinsèque, service après-vente, délai de livraison, innovation, design, etc.)
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#### 2. A. i. Le coût du travail (ou de la main d'oeuvre)
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:::success
:bulb:
$$
\text{Coût salarial unitaire} = \frac{\text{Coût horaire du travail}}{\text{Productivité horaire du travail}}
$$
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#### 2. A. ii. La fragmentation de la chaine de valeur
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>[color=lightblue]L'Allemagne a […] beaucoup plus externalisé sa production industrielle que les autres pays de la zone euro. Cela se voit à la taille de ses importations en provenance des pays émergents, et singulièrement des pays d'Europe centrale. […] De ce fait, les produits allemands incorporent du travail réalisé en Allemagne mais aussi ailleurs. […] L'industrie allemande a accompli une réorganisation efficiente de la chaîne de valeur […]. Quand Renault va chercher à Pitesti en Roumanie de la main-d'œuvre moins chère pour fabriquer les gammes Logan puis Sandero, Volkswagen produit en République tchèque ou en Slovaquie des véhicules haut de gamme voire très haut de gamme telle la Porsche Cayenne 4 x 4 qui sort chaque jour des chaînes de montage de Bratislava. […] ==La performance industrielle de l'Allemagne dépend fortement de sa politique d'externalisation qui lui permet d'optimiser sa chaîne de valeur en allant chercher ailleurs les facteurs de production qui lui font défaut tout en abaissant ses coûts de production.==
Patrick Artus, Marie-Paule Virard, La France sans ses usines, Fayard, 2011.
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#### 2. A. iii. Le choix de la gamme et l'investissement
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>[color=lightblue]Un des problèmes de l'économie française, c'est sa spécialisation moyenne, qui situe nombre de ses productions dans un segment très concurrentiel de l'économie mondiale. ==Pour accroître la compétitivité-prix de ces biens de qualité moyenne, l'accent a été principalement mis sur la baisse du coût du travail, et sur la productivité quantitative des salariés. […] L'État y contribue par les baisses massives de cotisations sociales.== Dans les entreprises, on s'appuie sur les plans de réduction des effectifs, les pré-retraites et la non-embauche des jeunes, et l'on passe par la sous-traitance pour ce qui n'est pas le cœur de métier. Il s'agit de faire les mêmes choses qu'avant, mais avec moins de salariés. […] Pour rester compétitives dans une économie globalisée, beaucoup d'entreprises ont choisi de ne garder que les plus productifs d'entre eux, et de leur demander de travailler toujours plus intensément. […]
Il conviendrait au contraire de donner de nouvelles perspectives à l'ensemble de nos activités, d'organiser une montée en gamme de toute l'économie française. Pour ce faire, il faut donc agir sur la qualité de la production, mais également sur la qualité des emplois et la qualification de la main-d'œuvre. […]
Rompre avec la stratégie du low cost, c'est ne plus considérer le travail comme un coût à faire baisser, et le voir davantage comme un atout dans lequel investir. Investir dans les conditions de travail, c'est garantir à terme […] une productivité fondée sur la créativité, l'innovation et la qualité.
Bruno Palier, « Low cost ou investissement dans la qualité ? Quelle stratégie économique et sociale pour la France ? », Cahiers français, n°396, janvier 2017.
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#### 2. A. iv. La compétitivité est une notion d'entreprise...non de pays
Attention, la notion de compétitivité est une notion propre aux entreprises, la généraliser à un pays peu être risquée et perdre du sens.
Les pays peuvent influencer la productivité des entreprises, bien évidemment, mais les variations entre les entreprises existent aussi et dépendent de leur fonction de production.
### 2. B. Les effets contrastés de l'ouverture au commerce international
#### 2. B. i. Un accroissement de la richesse des pays
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>[color=lightblue]Le rattrapage de la Chine s'amorce au début des années 1980, celui de l'Inde à la fin de celles-ci, tandis que s'accélère la vague de mondialisation. […] L'Inde et la Chine ont […] bénéficié de la mondialisation […] sous trois modalités principales :
– ==L'ouverture des marchés des pays occidentaux.== Elle a permis l'adoption des stratégies de croissance tirées par les exportations qui ont si bien réussi à la Corée ou à Taïwan.
– ==L'importance,particulièrement en Chine, des IDE (Investissements directs à l'étranger)==. [Les IDE] ont massivement transféré à l'industrie, sur la base d'un capital humain initialement bien formé, les technologies et les savoir-faire occidentaux, japonais et des nouveaux pays industrialisés (NPI). Ils ont considérablement accéléré le processus d'apprentissage, dont les Chinois ont parfaitement compris qu'ils étaient la clé du rattrapage rapide […]. Mais désormais, le relais de l'imitation est pris par les activités de recherche-développement en croissance rapide sur leur propre territoire. Ces deux pays visent non pas la parité, mais la supériorité technologique et scientifique sur les anciens pays riches.
– Particulièrement pour l'Inde, ==la circulation des élites==. Elle a permis la formation dans les pays anglo-saxons de cadres très bien adaptés à la globalisation numérique, ainsi qu'à celle des firmes et de la finance. […]
Si bien qu'aujourd'hui, pour les gagnants de la mondialisation en Inde et en Chine, et ils commencent à être nombreux, il n'est pas question d'en ralentir le processus. En Chine, le pourcentage de la population vivant avec moins de 1$ par jour s'est effondré de 60 % en 1981 à 5 % en 2010. En Inde sur la même période d'un peu plus de 50 % à environ 30 %.
Pierre-Noël Giraud, Les Globalisations. Émergences et fragmentations, Éditions Sciences Humaines, 2018.
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#### 2. B. ii. mais aussi la présence d'inégalités de richesse entre les pays
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#### Un impact inégal de la mondialisation sur les inégalités ?
>[color=lightblue]La globalisation conduit logiquement à une hausse du nombre d'emplois peu qualifiés dans les pays émergents et à leur baisse dans les pays avancés de l'OCDE. D'où, dans ces derniers, une baisse du salaire relatif des peu qualifiés et une hausse des inégalités. […] Du côté des pays émergents, […] à partir de la fin des années 1990, la pauvreté recule de manière significative, surtout en Asie. […] Toutefois, […] s'il y a une hausse du niveau de vie relativement aux États-Unis, en Chine, en Asie de l'Est, plus faiblement en Inde et en Europe centrale, ce n'est pas du tout le cas en Amérique latine et en Afrique où le niveau de vie stagne en pourcentage de celui des États-Unis. La globalisation a donc profité de manière inégale aux pays émergents.
Enfin, si la pauvreté a reculé dans les pays émergents, les inégalités y ont augmenté, avec, comme dans les pays de l'OCDE, une prime accrue à l'éducation pour les plus qualifiés […] et l'apparition d'individus très riches.
Patrick Artus, Discipliner la finance, Odile Jacob, 2019.
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#### 2. B. iii. et d'inégalités de revenu au sein des pays
#### L'impact de la mondialisation sur les classes moyennes
>[color=lightblue]Quelle est la composition de ces différents groupes de gagnants et de perdants de la redistribution mondiale des revenus ? Les personnes situées autour de la médiane sont, à 90 % issues des pays émergents d'Asie, surtout la Chine, mais aussi l'Indonésie ou la Thaïlande et à un moindre degré l'Inde, une nouvelle classe moyenne mondiale qui émerge. Les perdants quant à eux, et c'est un résultat sans doute moins attendu, sont principalement issus des économies développées et des anciens pays communistes. Mais, selon les auteurs, même en ne prenant pas en compte ces ex-pays communistes, l'écrasante majorité des membres de ce groupe de « perdants » est issue de « l'ancien monde » des pays riches. Cette classe moyenne des pays développés voit son revenu stagner ou ne plus progresser que faiblement.
>
Olivier Galland, « Que nous dit la « courbe de l'éléphant » de Branko Milanovic ? », Telos, 29 octobre 2018.
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https://www.youtube.com/watch?v=ns-MBDSA0k4&feature=youtu.be
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## 3. Le choix d'une politique commerciale et ses conséquences
https://manuelnumeriquemax.belin.education/ses-terminale/topics/ses-tle-c02-070-a?chapterId=ses-tle-c02
### 3. A. Le libre-échange
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### 3. B. Le protectionnisme
### 3. C. Une politique pragmatique de mix des deux