# CULTURE, LOISIR, ENVIRONNEMENT, DIVERSITÉ… : DES DOMAINES PARTICULIERS À INVESTIR POUR SE DÉFAIRE D’UNE MAUVAISE RÉPUTATION ?
Lorsqu’une ville présente des problèmes socio-économiques qui ancrent des stéréotypes dans l’inconscient collectif, il est essentiel de détourner l’attention et de faire ressortir le positif de la ville. Les événements culturels, sportives, le renouvellement urbain, l’environnement… sont des questions qui de nos jours stimulent de plus en plus la population et la satisfait. En ce sens, une population satisfaite de sa ville conduit à une amélioration de sa réputation.
Aujourd’hui plus que jamais, les citoyens attendent d’une ville qu’elle soit dynamique, qu’elle soit force de propositions concernant des activités événements, qu’elle soit vigilante à l’environnement et toutes ses questions écologiques… Il en va donc de la responsabilité des collectivités territoriales de répondre à ses attentes et de satisfaire sa population afin qu'elles se sentent le mieux possible.
Les services communication des villes doivent eux aussi investir ces domaines au maximum afin que l’on entende parler quasiment que de ça, que les événements réunissent un maximum de personne et qu’ainsi l’investissement soit rentable. Ce type d’action favorise l’amélioration de l’image de la ville car les population ont tendance à retenir ces moments partagés mémorables et ce, d’autant plus s'ils sentent l’exclusivité avec des moments uniques qu'ils ne retrouvent pas ailleurs ou difficilement.
A la Mairie de Floirac, les équipes dans lesquelles j’étais travaillent énormément sur la promotion de ce type d'événements sportif et culturel (surtout en cette période estivale) car Floirac à la chance d’avoir saisi l’importance de ces enjeux de partage, d’inclusion, de solidarité… Pour les petits comme les grands le choix d’activité est immense surtout pour une commune de cette taille. Une fois que l’on a connaissance de ce qui s’y fait, il est impossible de s’ennuyer et c’est sur cela que la communication travail: faire connaître le large panel de choses proposées par la mairie et ce n’est pas une mince affaire.
Il faut que vivre dans une ville soit un choix et ces domaines sont des facteurs déterminants car d’après Chantal ANDRE
> *“Si une ville a mauvaise réputation, les habitants n'y viendront pas volontairement mais seulement parce qu'ils n'ont pas le choix (loyers moins élevés, logements vacants...). Ces habitants ressentiront leur ville comme imposée, un lieu de passage en attendant de trouver mieux ! Ils ne chercheront pas à s'investir dans cette ville, à s'y faire des relations. Réaction de repli sur soi qui s'exerce au détriment de la vie sociale de la ville : formation de «ghettos» ethniques, culturels, voire professionnels..., la ville n'étant plus, dès lors, qu'une juxtaposition de groupements humains, cloisonnés, sans réfèrent commun.”*
Pour éviter ce type de ressenti, très négatif évidemment, il faut en fait apprendre à donner du plaisir à la population, lui donner des raisons de rester et non seulement en proposant des choses à faire mais aussi et ce qui est sans doute le plus important, en parlant de ces activités.
La population est toujours en demande de nouveauté et de dynamisme et ce sont les choses qui leur permettent d’oublier le négatifs ou du moins, ne pas trop se concentrer dessus et nuancer leur point de vue: “D’accord il y a tel chose de négatif mais ca parait minime et rare face aux efforts fournis pour améliorer ma qualité de vie” c’est la façon de penser pour un citoyen dont toute les municipalités rêvent.
Concernant cette demande constante de nouveauté et de dynamisme, j’ai eu la chance d’avoir une visite guidée de la Nouvelle Clinique Bordeaux Tondu par la directrice de l’établissement dans le cadre de stage et à l’occasion de l’ouverture du nouveau service d’urgence. Dans un contexte où toute la Rive Droite n’avait qu’un seul service d’urgence situé à Lormont pour 11 communes cette nouvelle à eu un fort impact positif sur les habitants. Avec des chiffres, il faut savoir que les floiracais ne sont pas très impliqués au niveau des réseaux sociaux de la ville, habituellement un post Facebook fait entre 10 et 15 likes. Étonnement, le post concernant l’ouverture des urgences à la clinique à obtenu plus de 300 réactions en moins de 24h. Cette mise en situation nous montre concrètement l’intérêt des citoyens pour des initiatives nouvelles et utiles.
D’ailleurs depuis de nombreuses années, l’idée du renouvellement urbain séduit les floiracais. Cette initiative de redynamiser la ville, l’inscrire dans une démarche plus respectueuse de l’environnement et offrir plus de logements offre à la population un sentiment de considération. Floirac fait partie des quelques villes de la région à être concernée par cette dynamique de renouvellement et aménagement urbain. La ville communique énormément sur cette situation, il y a de cela quelques années un magazine nommé “L’ACTU” y était dédié. Aujourd’hui dans les magazines de la ville, le site, les réseaux sociaux, beaucoup de contenu y est consacré comme s’il c’était l’atout principale de la ville en ce moment: reconstruire un nouveau Floirac afin de dénouer avec la réputation sensible de la ville.
A mon sens, bien sûr qu’il est important de traiter ce sujet et d’insister mais en parler un peu trop pourrait créer un sentiment de lassitude et donner l’impression que c’est la seule corde que la ville a à son arc. Pour bien en parler il faut investir les canaux de communication au maximum.
*“La communication publique est une communication d’intérêt général qui nourrit l’expression de la citoyenneté et la participation au débat démocratique et qui favorise l’usage des services publics.”* En ce sens elle est absolument essentielle à la vie de commune afin de maintenir du lien avec les habitants, les informer de tout ce qui se passe et de les impliquer. Elle est obligatoirement réglementée: elle a pour règle principale de respecter des principes d’égalité et de neutralité du service public car finalement la frontière entre communication publique et politique est très mince. Evidemment elle doit toucher tout le monde et personne ne doit en être exclu: étudiants, commerçants, habitants, élus, agents…
Pour ce fait, les canaux de communication doivent absolument être multiples et variés. Parmi eux, le **magazine de la commune**: support papier qui permet de limiter la fracture numérique et donner l’accès aux actualités essentiel aux demandeurs. Ce support doit être qualitatif pour donner envie de lire, contenant souvent des informations essentielles il est d’utilité pour la commune qu’il soit lu. Pour ce, la qualité compte, mais la diffusion est extrêmement importante. Pour beaucoup de collectivité, la distribution de ce type de document représente un gros budget et beaucoup ne le distribue pas dans la boite au lettre de chaque habitant mais plutôt le propose en accès libre et gratuit dans les lieux stratégiques de la ville afin que seulement les intéressées y accèdent. A Floirac, je suis arrivé en pleine élaboration de ce magazine, le service le délivre 5 fois par an et il demande beaucoup de travail tant dans l’édition que le graphisme, la logistique… C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’est pas mensuel, ajoutant à cela que pour une petite commune comme celle-ci le contenu ne serait pas suffisant pour un document tous les mois.
Les **réseaux sociaux** jouent aussi un rôle déterminant dans la dynamique d’accès à l’information, ils permettent d’élargir la cible et de mieux toucher les jeunes généralement désintéressés de ce type d'information. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il faut créer du contenu dans l’air du temps et surtout utiliser plusieurs plateformes. Par exemple, n'utiliser que Facebook serait aujourd’hui un gros handicap sachant que les jeunes sont de moins en moins sur ce réseau social. Il demande beaucoup de temps et d’investissement car sur les réseaux sociaux , tout va très vite. Il faut être réactif et vigilant au moindre bad buzz potentiel. Généralement pour les jours non ouvrés les équipes du services communication de la mairie sont d’astreinte afin de notamment contrôler ceci.
L’**affichage** est aussi un élément central essentiel à une communication exemplaire. En effet, il s’agit d'une possibilité de varier les supports et se baser sur une communication visuelle. Qu’elle soit sous la forme d'affichage graphique ou d’information sur les panneaux lumineux répartis sur le territoire, ce moyen permet d’accéder à l’information de manière rapide, d’un seul coup d'œil. C’est ce caractère qui le rend très efficace. Le problème c’est que c’est coûteux, les affiches sont travaillées durant de longue heures, il faut les imprimer, les poser, les panneaux lumineux doivent être loués… mais visiblement l’investissement est rentable car c’est le canal qui attire le plus l'œil et l’attention.
Puis un autre élément indispensable, le **site internet**, étroitement lié au guide pratique de la ville, du moins pour le cas de Floirac. Ce site, s’il est régulièrement mis à jour, constitue une source d'information fixe, bien organisée et durable dans le temps. Alliant informations sur les services publiques, actualités et possibilité d’effectuer des démarches administratives, il représente le canal de communication le plus complet et maniable. A propos du **guide pratique**, il est généralement un résumé du site au format papier, qui n'inclut évidemment pas les actualités car il doit être utile pour un an. J’ai eu pour principale mission de le mettre à jour durant ce stage et contrairement à ce qu’on pourrait penser, il s’agit d’un travail laborieux qui demande des capacités de recherche d’information et de contact importantes. Ce document papier doit être absolument parfait car contrairement au site, une fois qu’il est imprimé il n’est plus modifiable. Il regroupe les informations essentielles dont un floiracais pourrait avoir besoin. Comme son nom l’indique, il guide, informe, aide le citoyens dans ses démarches et dans sa quête de connaissance de sa ville.
Tous ces canaux de communication constituent la base de ce qu’une mairie se doit d’exploiter car ils sont tous complémentaires et adaptés à une situation bien particulière. Pour parler de ce qui fait sourire (le positif) et ainsi améliorer l’image d’une ville, il faut communiquer pour tous, partout et de toutes les manières efficaces.
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