# MEMOIRE DE STAGE
## IUT Bordeaux Montaigne - Année universitaire 2021/2022
Ce mémoire de stage a été écrit par Sanae EL MESKINE dans le cadre du DUT Information-Communication option Information Numérique dans les Organisations. Il repose notamment sur son expérience de 2 mois à la Mairie de Floirac en tant que stagiaire.
## INTRODUCTION
Bon nombre de structures telles qu’elles soient, publiques ou privées, à but lucratif ou non, communiquent. Elles communiquent pour différentes raisons selon leurs objectifs. Que ce soit pour vendre des produits ou services, faire parler d’elle, se construire et/ou gérer une image de marque, aider, informer, créer du lien, réunir une communauté…
Ainsi, dans cette dynamique, les collectivités territoriales se retrouvent elles aussi à prendre le train de communication afin de gagner en notoriété, promouvoir leurs services, mais aussi et surtout tenir leurs populations informées des mouvements au sein du territoire. Cette communication dite institutionnelle ou corporate est en réalité bien différente de la communication commerciale qu’utilisent généralement les entreprises qui vendent produits ou services. Cette dernière a pour but de promouvoir une offre commerciale tandis que la communication institutionnelle, elle, permet de promouvoir plutôt l’image de l’organisme dans sa globalité. Elle repose, en général, sur les valeurs défendues par l’organisation et vise à créer du lien avec une communauté et gérer une réputation.
Aujourd’hui, les collectivités territoriales, notamment les mairies dont nous parlerons ici, prennent de plus en plus au sérieux cet axe qui représente un atout non-négligeable pour le territoire concerné. Généralement, plus une commune est grande plus l’investissement dans le domaine de la communication est grand. Que ce soit humainement ou financièrement, les moyens mis en place sont d’autant plus importants selon la taille d’une ville. En effet, déjà en novembre 2014, d’après Cap’ Com 86% des moyennes et grandes villes avait un service entier dédié à la communication et 14% au moins une personne qui s’occupait de la communication et d’autres aspects en parallèle contrairement au petite ville dont 25% n’avaient pas du tout de service ou personne en charge de la communication ou encore les villes rurales ou seulement 16% d’entre elles avait un service dédié à la communication, 43% avait une personne qui s’occupait de la communication et d’autre aspects en parallèle et 41% d’entre elles n’avait pas du tout de personnes en charge de la communication en son sein. Ces chiffres, qui ont très probablement évolué entre temps et plutôt dans le sens d’une expansion du domaine de la communication dans les mairies, reflètent néanmoins toujours les écarts de prises en compte du domaine aux yeux des institutions publiques selon leur taille.
Cet écart peut notamment s’expliquer un manque d’effectif dû à un manque de moyen à accorder à ce secteur, mais aussi au fait que dans une petite ville, il se passe généralement moins de choses sur lesquelles on peut éventuellement communiquer et en particulier quand celle-ci est à proximité d’une grande ville. Dans ce cas, la différence est bien plus flagrante, comme pour la Mairie de Floirac située tout près de Bordeaux.
En fait, à l’échelle nationale, Floirac, ville de plus de 18 000 habitants est plutôt considérée comme une ville moyenne de plus de 10 000 habitants, mais sa proximité avec Bordeaux creuse l’écart et la fait percevoir comme une petite ville.
La taille d’une commune à forcément un impact, aussi minime soit-il, sur sa réputation, qu’il soit positif ou négatif. En effet, la taille engendre des facteurs qui vont obligatoirement changer, même sensiblement la manière de communiquer et la manière, pour l’information, de circuler. Mais évidemment ce n’est pas le seul facteur influençant la communication territoriale.
Finalement, bon nombre de facteurs sont à prendre en compte pour la gestion de la réputation d’une ville. Il peut s’agir de facteurs, sociaux, économiques, financiers, technologiques, géographiques, temporels… Et tous ces éléments doivent être plus ou moins sous contrôle et équilibrés pour garder la main sur l’image de la commune. Il s’agit de la cause de tout un chacun, mais une grande partie de ce « contrôle d’image de la ville » est généralement confiée au service de communication ou à la personne chargée de la communication au sein de la commune s’il y en a.
Pour tenter de comprendre sur quoi et qui repose la réputation d’une commune ainsi que les mécanismes mis ou à mettre en place pour contrer une mauvaise réputation ancrée dans l’inconscient collectif nous nous poserons la question suivante :
**Comment une commune vue comme sensible peut-elle se défaire de sa réputation par le biais de la communication ?**
Pour trouver des éléments de réponse à cette question nous aborderons le sujet sous plusieurs aspects.
Tout d’abord nous nous pencherons sur la question de la réputation. En effet nous tenterons de comprendre [à quoi peut être due la mauvaise réputation d’un territoire](https://hackmd.io/OzQyWZ8KT2qLufJWxdkvJA). Dans un deuxième temps nous verrons si [la taille d’une commune ainsi que sa localisation forment un mauvais mélange](https://hackmd.io/94iDGeLqR9GhC8LI7uVERg) puis, pour finir, nous nous focaliserons sur le fait de savoir s’il y a [des domaines particuliers à investir pour se défaire d’une mauvaise réputation](https://hackmd.io/YekfYqOKRQi-GpetjsbcXw) et si oui, quels sont-ils et pourquoi ceux-ci.
{"metaMigratedAt":"2023-06-17T03:12:57.133Z","metaMigratedFrom":"Content","title":"MEMOIRE DE STAGE","breaks":true,"contributors":"[{\"id\":\"74524deb-6a80-4b37-8d94-2c894aac4687\",\"add\":5542,\"del\":31}]"}