**NotAFantazy**

***1. La cause (MANIFESTE)***
Not a Fantazy est un mouvement associatif lesbien ayant pour but de militer contre l’hypersexualisation de la communauté lesbienne. Ce sujet m’a intéressé car je m’identifie au sujet de l’association. Cette problématique est intéressante à étudier car nous subissons des stéréotypes et que nous grandissons et évoluons avec eux. Le but de Not A Fantazy est de se détacher de ces stéréotypes et de faire évoluer les pensées, afin d’éduquer la société.
La cause existe pour plusieurs raisons. Lors d’une enquête réalisée auprès de quelques personnes s’identifiant comme lesbiennes ou allié.es au mouvement, j’ai réalisé quelques mini-entretiens pour connaître leur volonté et aussi afin de construire mon association de manière qu’elle soit la plus proche possible de la communauté. J’ai également réalisé une enquête de terrain dans un centre LGBTQIA+ lillois qui se nomme « J’en Suis, J’y Reste ».
Cette association porte plusieurs luttes sur ses épaules. Il faut savoir que le mot « lesbienne » est banni sur les réseaux sociaux car il est sexualisé : lorsque l’on écrit « lesbienne » dans la barre de recherche Google on tombe sur de la pornographie directement
Il est aussi nécessaire de lutter contre des stéréotypes en liaison directement avec le patriarcat. Une personne anonyme de mon enquête témoigne en expliquant son expérience personnelle. Elle me citait des phrases qu’elle avait entendues à son sujet, des termes sexistes ou purement stéréotypées : « elle ne plaît pas aux hommes donc elle est lesbienne » Elle m’expliquait aussi que tout rattaché au sexe uniquement, ce qui pose un problème à ses yeux. « Je suis un objet de fantasme des hommes, ils me proposent souvent des plans à 3, ou de me faire changer de bord. »
En effet, tout cela découle de la misogynie et du patriarcat. A force, on en vient même à avoir peur du terme « lesbienne », qui a été repris par la pornographie, qu’on essaye de se réapproprier. Selon mes enquêtés et dans plusieurs témoignages lus sur les réseaux sociaux numériques, les lesbiennes dénoncent la fétichisation d’une communauté en lutte par les hommes cisgenres hétérosexuels. On peut en conclure que, factuellement, les lesbiennes sont exposées à beaucoup de violences sexuelles car elles subissent à la fois le sexisme et la lesbophobie.
Plusieurs solutions se présentent et seront utilisées par l’association. Pour arrêter d’avoir peur du mot « lesbienne » car il n’est pas péjoratif.
- Le mot « lesbienne » a été sexualisé, le but est de ne pas le résumer qu’à du sexe.
- Libération de la parole des lesbiennes, souvent invisibilisée (on parle des concernés sans les concernés), il y a trop de prise de paroles autour des hommes cisgenres hétérosexuels, nous devons reprendre cette parole qui nous concerne.
- Eduquer sur la désinformation sexuelle (« le sexe lesbien ce n’est pas du vrai sexe » ; éducation sur les MST/IST pour tous les genres, non hétérocentrés.
- Education sur la transidentité : fétichisation des femmes transgenres et lesbiennes dans la pornographie. Nous parlerons ici de sexualité inclusive.

***2. Une dramaturgie***
Les moyens de mobilisations sont nombreux, et la communication de ses moyens de mobilisations se feront exclusivement sur la plateforme numérique Instagram. Ce compte Instagram sera militant, et il publiera des témoignages. Afin de se mobiliser, nous organiserons des distributions de flyers, des manifestations. Nous irons à la recherche de personnalités publiques, afin de les sensibiliser à la cause et de donner de la visibilité à l’association. Les partenariats nous seront également utiles, comme SOS Homophobie ou encore Le Planning Familial.


***3. Une scène***
L’ouverture d’un secteur public, comme d’un bar lesbien inclusif (pour les personnes cisgenres, transgenres, racisées, handicapées) pourrait être une action bienveillante qui rapproche une communauté. On pourrait y inscrire une programmation de concert, des sessions discours militants, des stands politiques, des stands d’aides et d’accueil, et même y faire des conférences. Pour une deuxième scène, il est possible d’intervenir dans des lycées ou des universités pour but éducatif. Il est essentiel d’éduquer les plus jeunes sur des sujets de société.
***4. Communcation de l'évênement***
Via la plateforme numérique Instagram, nous publierons des numéros pratiques d’aide, comme celui de SOS homophobie qui a déjà été publié en « story à la une ». Les « réels » Instagram sont un support vidéo qui sera grandement nécessaire pour faire connaître l’association, en jouant avec les algorithmes. L’utilisation de « stories » seront réservées aux informations pratiques comme les dates des réunions, les heures de conférences. Les contenus d’aides seront privilégiés car c’est pour cette raison que l’association existe, on pourrait le faire sous forme de podcasts, en rediffusions Live ou même en live sur une autre plateforme de streaming, qui se nomme Twitch.

