# REUNION 5
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## PARTICIPANTS
HUGUES CHRISTOPHE GEORGES et .victoria jules ..
Hugues, à chaque fois on part sur une conver
Georges : explorer l'hypothèse que devient le mode de production de la connaissance avec l'impérialisme qui s'est mis en place. Référence : reportages chez Arté sur la question de l'intelligence artificielle
Hugues : attention à ce qu'on partage quelques lignes directrices d'écriture. Par exemple, comme tu le pointes le numérique. Il nous faudrait un même point de départ. Que la textes puissent entrer en dialogue à partir d'un même point de départ.
Georges : La pandémie renforce un système sécuritaire, ingrédients qui par l'exploitation de la peur vont entrer dans les outils de prise de décision. Sous le pretexte d'assurer notre sécurité on va nous pousser, il y aura pas de reculade dans la perte de libertés. Le débat sur le tracking ou pas illustre ce processus.
Hugues : oui ton entrée est tout à fait pertinente. Je dis juste qu'il faudrait qu'on ai à la fois un point de départ et un point d'atterrissage commun, pour que nos textes puissent être mis en conversation. Donc avoir comme horizon commun la questio de comment la recherche-action peut aider à l'articulaticulation des solidarités qui ne sont pas organisées par l'État.
Victoria : mettre en commun sur des lignes directrices d'écriture, comment on défend au quotidien nos postures refexives. Intéressée sur le rapport du religieux et de la solidarité, on se permait de douter de bp de chose, la religion renvoie à la question du sens. Il ne s'agit pas d'étre efrayé par par la dimension cultuelle qui est aussi présente.
Hugues : npo oublier qu'il y a une part de l'éducation populaire n'est pas laïque et qui s'est construit un espace autonome en dehors de la tutelle. Après professionnalisation de ces métiers dans les années 1980. Le religieux nous rappellent la nécessité de se construire de façon autonome. Le système vertical est complètement en faillite.
Christophe : je rebondis sur la question de la réfléxivité et comment on la construit et on la maintient. Le seul groupe dans lequel j'arrive à bosser et à avancer c'est le théâtre forum. Les dammes veulent réflechir sur ce qu'on a vécu dans le confinement et l'après confinement. Les modes d'opression qui se sont rendues particulièrement visibles pendant le confinement.
Hugues : s'il vous plaît explicitons nos outils méthodologiques, donc le théâtre forum mais aussi l'enquête conscientisante (comme l'enquête ouvrière au XIX siècle), ou l'arbre à palabre. Comment faire rentrer dans la danse les autres, ceux qui n'ont pas l'habitude de ces espaces réflexifs ? Donc pendant qu'on écrit nos articles il serait bon de réfléchir à cela.
Georges : difficulté de tenir ce journal de bord de façon constante. Christophe, de fait comme on est dans un entre deux d'un paradigme, on essaie d'éviter la catastrophe et on ne sait rien de demain. On est en mode exploratoire, en mode voyage, on construit chemin faisant. Tout change tout le temps. On doit travailler avec des outils de navigations qui nous permettent de faire du pas à pas. Renouvellement et déplacement des contradictions permanent. Ca rejoint les processus artistiques, la poïetique. La réflexivité ne peut pas se faire autrement que comme le ferait un artiste. Tout en gardant tout le long une trace de nos pas. Ce phénomène d'écrire ces récits me semble déterminant. D'où ma proposition de partager nos cheminements sur la construction de la réflexivité.
Chrisophe : avec la dizaine des dammes l'idée est d'explorer avec elles, dans le quartier, avec les enfants pour travailler sur ces questions là et les analyser ensemble.
Georges : comment réussir cette schizophrénie ? Passer à des nouveaux modes de compostion, de construction de connaissances. MAIS par rapport à l'institué actuel c'est impossible !
Hugues : oui on peut tout à fait faire émerger, mettre en résonance toutes les expériences autour des formes sociales émergentes, qui ne sont pas écrites par les premiers concernés. Chercher une écriture qui ne soit pas celle du pouvoir.
Christophe : il y a un troisième profil entre ceux qui font une action, ceux qui n'analysent, ceux qui viennent voir et qui se rapproprient les formes émergentes et les institutionnalisent en les vidant de leur message politique.
Georges : oui je l'ai aussi vécu avec des espèces de chercheurs de formes émergentes de participation citoyenne pour les faire entrer dans l'entreprise privée.
Hugues : pour moi il s'agit d'une posture technicienne, qui va venir prendre le pouvoir au nom du bien des gens. Ca c'est aussi produit dans le tournant 70/80, où une logique a pris le pouvoir. Tout ce qu'on prône dans la recherche-action, il faut critiquer cette logique là. Ce que je crains qu'alors que le modèle économique semble s'écouler, cette logique là va revenir à la charge puissance dix.
Georges : le Guépard, le grand féodal dit à ces enfants, allez voir Garibaldi apprenez la langue de Garibaldi pour que rien ne change. Et je crois que là on verra les mêmes processus se mettre en place. On va récupérer ce que les prolos ont produit en terme de solidarité, etcétéra. Pareil pour le financement des processus créatifs qui sont kidnappés par les industriels (exemple filature production textile près de chez Georges), transformation de sa boîte en un clin d'oeil pour la fabrication des masques en tissu grâce à la créativité de ses salariés.
Hugues : remarque complémentaire, ne pas oublier dans notre écriture, que dans la recherche-action il y a aussi une pensée stratégique mais plutôt en terme de praxis. logiques non propriétaires, communalistes, etc. Pour ne pas s'enfermer dans un localisme et d'essayer des les articuler toutes. Notre écriture devrait inclure cet élément là.
Christophe : moi je suis très local dans mon analyse, micro-territoire. Avant et après covid, avant et après giles jaunes, avant et après le covid. 75 cultures dans notre quartier. L'effet gilet jaunes a semer des graines, et est-ce que le covid ne pourra pas les faire germer ? Je vois des gens qui ne parlaient pas de politique avant s'y mettre. L'analyse doit commencer avant la crise covid, et comprendre la période gilets jaunes. Il faut faire attention, parce qu'il y a des gens qui ont oublié tout cela Hugues : oui coche raté au niveau de la traduction politique, mais ils ont réussi une forme sociale totale.
Victoria : importance du mouvement gilets jaunes comme révélateur. Propose la référence de trois articles de Michel Lussault à la fois sur les gilets jaunes et sur le covid. Il parle notamment de la lutte des places.
Georges : je les ai aussi, le travail de Lussault avec Jacques Lévy
Christophe : je vois des formes de solidarité qui n'auraient pas eu lieu sans les gilets jaunes.Jeunes militantes qui sont vénues avec leurs enfants. Elles ont fait pleurer des vieilles militantes qui leur ont dit "excusez-nous on ne s'est jamais occupés des quartiers". Notamment Géneviève Legay, vieille militante qui s'est faite basculer par les CRS.
Hugues : d'ailleurs tu l'as interviewée.
Christophe : elle a publié un livre et l'entretien est dedans.
Hugues : nos discussions sont très riches, petit problème parce que d'une réunion à une autre il n'y a pas toujours les mêmes. Il faut arriver à affranchir ce premier cap d'écriture. Donc peut-être on peut commencer à s'envoyer des premiers textes. On a déjà brassé pas mal des choses.
Christophe : je vais faire de mon mieux pour commencer à envoyer quelque chose.
Hugues : faudrait un mail de relance, peut-être pas encore moi
Victoria : je veux bien le faire. Mail point sur les cinq séances. Et pour
Hugues : on peut prendre l'image de l'An O1... ou peut-être chose, il faudra trouver quelque chose pour nommer ce groupe de travail. Je t'envoie la liste pour ton enquête. Et on prépare un mail commun pour relancer les choses.