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# Chapitre 3 : Les médias sociaux dans l’entreprenariat du monde équestre.
Suite au changement d’équitation et à la diversification qui a eu lieu dans ce sport dans les années 60, un réel business s’est créé autour de la mode équine notamment. Après l’ouverture des premières selleries physiques comme [Padd](https://www.padd.fr/) ou [Cheval Shop](https://www.cheval-shop.com/boutique/) dans les années 70, c’est au tour des selleries en ligne de voir le jour. La première, [Ohlala Sellerie](https://ohlala-sellerie.com/), a été créée en 2018. Son but ? Regrouper et revendre les produits des marques les plus demandées sur le marché équestre en France sur un site internet et les proposer à la vente sous forme d’envoi postal. Le concept, basé sur les boutiques en ligne ouvertes par les marques de l’industrie de la mode, a été plus qu’apprécié par les cavaliers. S’en sont alors suivis de nombreuses autres selleries en ligne concurrentes comme [Pony Power](https://www.pony-power.com/), [La Grande Sellerie](https://lagrandesellerie.fr/), [Equi clic](https://equi-clic.com/fr/?gclid=CjwKCAjwtcCVBhA0EiwAT1fY7-dq0pXz92vstQo7H469S3OTVtrw5bcP4imP6WJ1f55z_Coa3Kb0bhoCyE0QAvD_BwE)…
Face à cette nouveauté qui plaît beaucoup aux cavaliers et pour pallier à la concurrence, les selleries physiques ont elles aussi développé une partie en ligne pour rendre les produits qu’ils revendent accessibles en livraison.
Les artisans et marques ont quant à eux également rapidement opté pour la vente en ligne. Les entreprises sont ainsi passées d’un cercle de clients uniquement dans un rayon proche de leur boutique à un rayon plus large puisqu’ils peuvent ainsi toucher la France et les pays francophones.
Seuls les entrepreneurs des secteurs de la santé (vétérinaires, dentistes, ostéopathes…) et de la maréchalerie (maréchal ferrant) ne peuvent aujourd’hui pas proposer leurs services en ligne étant donné qu’il doivent intervenir directement sur l’animal.
Tous les autres secteurs possèdent des produits à vendre directement en ligne que ça soit au niveau du transport (vans, camions), au niveau des médias (journaux équestres en ligne…) ou même des infrastructures (vente de sols spéciaux, de boxs, d’abris…)
Dans le monde équestre davantage encore que dans d’autres milieux, le besoin d’accompagnement de l’acheteur est primordial. Les cavaliers évoluant avec des animaux vivants, ce n’est pas uniquement leur vie qui entre en jeu mais également celle de leur monture. Ils sont prêts à tout pour que leur cheval aie la meilleure vie possible et ne prennent aucun risque inutile concernant du matériel qui pourrait éventuellement blesser ou mettre en danger la vie de l’équidé. Une grande confiance doit donc être mise en place entre une marque équestre et un potentiel client. C’est dans ce contexte que les médias sociaux entrent en jeu. Leur rôle va être de rassurer les cavaliers quant à la qualité des produits, mais aussi à leur esthétique… Car même si le bien être de son animal passe avant toute chose pour un propriétaire d’équidé, la mode influence en grande partie ses choix de matériel. Comme dans le monde de la mode classique, il existe des produits haut de gamme comme des produits bas de gamme et des modes sont mises en place en fonction des années, des saisons…
Pour faire en sorte d’être au plus proche de leurs clients et ainsi gagner leur confiance via les médias sociaux, les marques équestres utilisent plusieurs astuces. La première va être de mettre en place la communication affective, en faisant en sorte que le client s’attache au contenu que la marque propose quotidiennement. Pour cela, les entreprises vont devoir poster chaque jour du contenu interactif sur leurs différents médias sociaux ; Instagram, Facebook, Tiktok… Les abonnés doivent se sentir concernés, grâce à des storys participatives, des carrousels de photos avec des questions en légende, des lives…
[Exemple n°1 de visuel de story participative réalisée par Lise Godefroy durant son stage chez Free Horses Creations](https://drive.google.com/file/d/1OgHv2oYco3SaEzs4XDg3R4in9XsWyWM1/view?usp=sharing)
[Exemple n°2 de visuel de story participative réalisée par Lise Godefroy durant son stage chez Free Horses Creations](https://drive.google.com/file/d/1hQauiWIL578vYgnYU8Dptcx7KDan-v1k/view?usp=sharing)
La seconde sera de fournir le plus d’informations possibles au client. Laisser du contenu informatif en story à la une peut être cohérent. Même si tout est présent sur le site internet de l’entreprise, il ne faut pas perdre l’idée que les clients préfèrent se simplifier la vie et aiment pouvoir tout retrouver au même endroit.
Ensuite, elles vont s’efforcer d’avoir une image impeccable sur les médias sociaux. Leur contenu doit être de qualité irréprochable pour donner envie aux éventuels clients d’acheter chez eux plutôt qu’ailleurs. De même, la charte graphique doit absolument se retrouver sur les différentes pages de part le graphisme des visuels et des photos mais aussi leurs couleurs… Le tout doit former un ensemble cohérent et harmonieux qui mettra forcément le client à l’aise.
Une des choses primordiales pour une marque équestre qui souhaite développer son activité sur les médias sociaux est de multiplier les plateformes sur lesquelles elle partage du contenu. Chaque média a un rôle particulier et touche un public différent, il est donc intéressant de tous les exploiter. Instagram ciblera davantage les adolescents ou jeunes adultes. C’est le public le plus concerné par l’achat de produits et services équestres et la plateforme est, par conséquent, une des plus pertinentes pour les entreprises équestres. Malgré tout, délaisser les autres applications serait une énorme erreur de la part des marques équines. Facebook par exemple, malgré le déclin récent de sa popularité auprès des adolescents, est encore le média social le plus utilisé par les 25-34 ans. Il est donc encore très pertinent pour les entreprises équestres de ne pas délaisser Facebook et de réfléchir à de réelles stratégies sur cette plateforme.
La dernièe plateforme qui s'avère aujourd'hui très pertinente pour les marques équines est Tiktok. Ce média touchant une population plus jeune, il permet aux entrerises d'élargir le spectre des générations touchées. Le but sur Tiktok va être de créer de courtes vidéos interactives pour faire participer les personnes ciblées par les vidéos. De plus, l'avantage de tiktok est que l'algorythme met facilement en avant certaines vidéos quand la qualité de contenu est correcte. C'est donc une très belle opportunité pour les entreprises pour toucher de nouveaux clients potentiels.
[Vidéo créée par Lise Godefroy pour le compte Tiktok de Free Horses Creations](https://drive.google.com/file/d/1P24afI7kP5Ot6j1EG2VJXI9f-Mszal8x/view?usp=sharing)
Le but ici par exemple est de faire interagir les utilisateurs de tiktok qui tombent sur la vidéo en leur proposant de commenter en identifiant leur ami. En plus de faire pencher l'algorythme en faveur de l'entreprise grâce aux commentaires, le fait d'identifier son ami permet de toucher deux fois plus de personnes.
Pour développer encore davantage leur activité, les marques équestres utilisent les influenceurs de ce même milieu. De nombreux cavaliers partagent en effet leur quotidien avec leurs montures sur les différentes plateformes comme Instagram, Youtube, Tiktok, Facebook... Les plus appréciés sont suivis par des centaines de milliers de personnes comme Ponycorn, Dance With Him, Rêve Compulsif... Leur impact sur leurs abonnés, souvent très jeunes, est impressionnant et non négligeable pour les entreprises équestres qui désirent mettre leurs produits en avant. Les marques vont alors offrir des produits voir même payer les influenceuses en échange de la pub pour leurs produits ou services.
L'entreprise [Free Horses Creations](https://www.freehorsescreations.com/) a fait le choix de ne pas ouvrir de magasin physique mais de proposer ses produits uniquement à la vente en ligne en proposant néanmoins un accompagnement méticuleux des clients. Ces derniers doivent se sentir épaulés et aidés dans leurs achats, surtout quand les produits commandés doivent être réalisés sur mesure pour leur cheval. Ce genre de fonctionnement pour les entreprises équestres paraît se développer de plus en plus pour permettre aux entrepreneurs et artisans d'étendre leur clientèle.
Mais en choisissant de vendre des produits uniquement en ligne, le droit à l'erreur sur les médias sociaux est encore moins toléré. Le contenu partagé doit être irréprochable et très bien pensé. Pour éviter les faux pas, de nombreuses marques équines font d'ailleurs appel à des agences de communication (parfois spécialisées dans le cheval) pour déléguer cette tâche.
[Lien vers la conclusion](/DVwawdk6TbWtgrVuVLUicg)
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