--- title: GT notebook, ce que le notebook n'est pas ? robots: noindex, nofollow --- ## ? préalables ### [Notes de lecture] - Revue de lecture "Codes. L’informatique comme elle s’écrit" : https://hackmd.io/-lt1lerKQEW9rankt7e7_Q?both#Version-%C3%A9crite-de-l%E2%80%99expos%C3%A9-S%C3%A9bastien-RC - Note de lecture “Du notebook au bloc-code” : https://codimd.univ-rouen.fr/dk2h94SbRdqgdoYaEaiLNQ# ### [Eveille, 2022-2023] - Le notebook, une forme intelligible du numérique ? Un objet écosophique ? https://codimd.univ-rouen.fr/ZwgLD1U3S5iBRVPc3iHJWg# - Du Notebook et du GT Notebook https://hackmd.io/p2louc-LQ7aBEyl9lotamQ?view ### [dossier RSFIC 2022 Kembellec, Le Deuff] Data Paper : émergence d’une nouvelle donne scientifique [https://journals.openedition.org/rfsic/12219](https://journals.openedition.org/rfsic/12219) #### [Revue de lecture, WIP] Outre une entamme en poésie... je cite : _il en va du data paper comme de la poésie_, > une non-confusion entre > - poïétique/éthique - ποιεῖν (créer/fabriquer en grec) de la technique, > - et poétique - poïesis (création, voir Palimpsestes, Genette, 1982) où le geste technique est invisibilisé (méprisé) par la geste littéraire, comédienne et rhétorique. parmi les apports de cet appel à communication / dossier RFSIC, il y a les faits - de visibiliser les champs disciplinaires ou métiers venant en appui aux EC, l'enjeu étant _dans la possibilité de créer du lien_. - de tenter de définir ce qu'est un _data paper_ dans une discipline fondée sur la question de l'information et de la communication, avec notamment deux focus : celui de la notion de documentation (Le Deuff, cf. Paul Otlet & la documentalité) et celui des métadonnées (Kembellec, cf. Foucault & l'archéologie du savoir). Ainsi, une définition initiale du _data paper_, doté de _règles, normes et formes_, est une _représentation d'une réalité "différante" (Derrida , 1967), celles d'une mise en données qui facilite l'analyse du réel ainsi recomposé._ Il est la fois _objet rédactionnel_, _percolation méthodologique_ ou moyen de _sortie de crise de la reproductibilité_ et un _moyen de pointer le "travail invisible des données"_. Par comparaison avec l'habitus du champ de la santé où le _data paper_ n'est pas _un espace de posture épistémique (...) (mais) principalement une démonstration de métrologie_, les auteurs définissent le _data paper_ en sciences humaines (sic!) _comme étant avant tout un écrit d'accompagnement_. Celui-ci reprend _les codes du data paper en STM, tout en respectant la tradition littéraire_. Ils lui attribuent _une vision auctoriale et éditoriale d'un jeu de données (...) (où) la question méthodologique n'est pas moins importante_. La principale différence du _data paper_ entre STM et humanités réside dans les données qui _ne sont pas de simples mesures, mais de véritables productions d'observations ou d'analyses de corpus **subjectivées**_ (souligné par les auteurs citant Johanna Drucker) : entre data (données métrologiques), capta (données _co-dependently constituted_) voire sublata (données obtenues ou construites, citant Latour). La notion de notebook apparaît dans l'_organologie (sic!) du data paper_ ou sa _matérialité_. Celui-ci peut être _adjoint_ au _data paper_ qui implique des _techniques numériques_. Une définition du notebook est un _document exécutable_ (cf. "bloc-code" d'Arthur) _qui hybride écriture et automatisation informatisée_. #### [Possibles apports critiques] 1. Est-il possible d'appréhender les enjeux du data paper en sciences humaines (et dans les pratiques scientifiques en général) sans interroger le syntagme anglophone _data paper_ ? Dans l'article, les données sont dites générées, récoltées, filtrées, massifiées, inférées, essentialisées, recherchées, mesurées, collectées, produites, construites, obtenues et réutilisées ou reproduites, regroupées en jeux ou corpus. Dans "Qu'est-ce que l'informatique", Varenne F. (2009, éd. Vrin) dit qu'elles sont relations. Cela va dans le sens de JD, je cite > the abandonment of interpretation in favor of a naïve approach to statistical certainly skews the game from the outset in favor of a belief that data is intrinsically quantitative — self-evident, value neutral, and observer-independent. This belief excludes the possibilities of conceiving data as qualitative, co-dependently constituted — in other words, of recognizing that all data is capta [(Drucker, 2011)](http://digitalhumanities.org/dhq/vol/5/1/000091/000091.html). 2. La question du _paper_ qui est celle des supports d'inscriptions mais aussi celles de l'évaluation, car il s'agit d'un _scientific paper_, un article scientifique Cette "logistique" - pour faire vite, interroge aussi le prisme disciplinaire du _data paper_, _une construction écrite posée également dans les canons de la disciplines_, selon les auteurs. Cependant, la question des méthodes est le plus souvent interrogée sous une acception "transdisciplinaire" de techniques souvent invisibilisées (jusqu'à présent). Cette dernière permet-elle de faire l'hypothèse que le _data paper_ serait aussi un objet ouvert à des processus interdisciplinaires, y compris en terme d'évaluation scientifique ? 3. Le notebook irréductible à la méthode quantilienne (QQOPQCC) ? Selon les auteurs, il est à la fois automate informatique et outil, méthodologie et code. Il _offre (...) la possibilité de suivres les opérations effectuées (...) facilitant la vérification du processus (...)_ et l'ouverture de _pistes de réutilisation de tout ou partie de la méthodologie déloyée_. Il s'agirait donc d'un moyen de reproduction de processus décrits attachés actuellement aux données, mais non réductibles à celles-ci. Ici se pose des questions éthiques relatives aux _prodiges et vertiges de l'analogie_ (Bouveresse, 1999) au sein des pratiques scientifiques.