# **ART ET ALIMENT**
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Réaliser une kit pour les sans abris, une sorte de kit permettant de subvenir à ses besoins alimentaires ? Le strict minimum
## Contraintes
- le zéro budget, que tout les matériaux utilisés soient des matériaux réemployés, réutilisé, en provenance des chez nous (mais bon je trouve ça assez mal vu) ou alors en provenance de la rue (mais bon il y a une limite)
> Ce que l'ont trouve chez soi, ce sont des couteaux, casserole, objets spécifiques et on sait qu'ils sont propre (normalement)
Tandis que les objets/matériaux récupérés dans la rue, on ne connait rien de leur provenance, (on suppose des magasins, particuliers) mais depuis quand trainent ils, ont ils subit des modifications de la part de l'ancien propriétaire pour que celui ci se retrouve à la rue ?
## Problématique
- Sommes nous légitimes de travailler sur ce genre de problématique alors que nous n'avons pour la plupart jamais vécu à la rue, de plus le cours se passent dans des canapés, au chaud et à l'abri..
- comment faire brûler
trou dans conserve pr alcool à brûler ? mais acheter
- comment conserver eau
### Rencontre
- Rencontré sdf à côté des 400 coups, nous parle de la nécessité de chauffer la bouffe.
L'alcool à brûler. Comment s'en procurer, apparement pas cher.
Il se procure la bouffe en l'achetant, la manche. Souvent aux 400 coups
Est en liste d'attente pour la GO.
- Sol.., a vécu dans la rue par soucis économique, envie de voyager donc choisi d'y dormir, de faire la manche, (stop ?), toujours de passage dans les villes, n'y reste pas longtemps.
Presque jamais en manque de bouffe. Arrrive à s'en procurer faiclement (la manche (pain, brie en mange beaucoup), les pizzas invendues, les fins de marché ?, se fait rarement offrir de la bouffe par des inconnus, mais ça arrive parfois).
Elle voyageait avec un pote (je pense que c'était son mec), presque jamais seule.
Elle me parle du matos qu'ils avaient avec eux, un chauffe eau, un couteau, (peut être, sûrement casserole), bouteille eau/gourde (on peut en récup au bar, obligation), peut être cuillère/fourchette...
Il faut que j'en sache plus sur les affaires qu'ils se trimballaient !!
### Ref
https://infokiosques.net/spip.php?article397
https://www.youtube.com/watch?v=IZlGxx8j8O4


## SOLUTIONS (tentative)
### LA BALLADE (29/01)
- Nous décidons (Méline et moi) de nous "balader" dans la rue, sans but précis, seulement le hasard des trouvailles et les rencontres.
>> Nous prenons des photos :

Des boîtes en carton utiles quand pas mouillées ??

Peut servir de pieds pour une petite table ou encore de rouleau de patisserie. Mais fragile et lourd.

Papier bulle, je ne sais pas ... Protéger les bouteilles.

Re carton mais surtout cagette en dessous, utilisé comme table (mais fragile), pour faire du feu si déconstruit.

Petit chariot, il faudrait un long sac en tissu ou alors fabriquer des étagères... (mais c'est encombrant ://)on ne peut que le tirer, mais il y a de la place, disponible dans la rue, appartient à un magasin, mais ce qui est dans la rue sans attache ou quoique ce soit devient propriété de celui qui le prend !!

Les boites de conserves (sales) mais peuvent être utilisées comme mini brasero ..


Cagette en plastique (fragile mais est plat, mais il y a des trous :// pas très très utile en conclusion), un bidon (contenir de l'eau, il faut juste faire gaffe, voir ce qu'il y avait dedans avant, ou alors le découper, pour un récipient, mélanger des choses dedans), du carton (mouillé, mais peut être utilisé pour feu, carton maché ??), un sac de course (contenir tout le bordel, protéger de la pluie ? imperméable ?)

Encore du verre partout du verre
### LA BALLADE (15/02)
- Thomas a récup une cagette (bois de merde), une cagette (plastique de merde), du papier bulle (pourquoi pas ...), de la corde/ficelle, une assiette.
Et éventuellement du pain !!
### LA BALLADE (18/02)

### RÉALISATION DU PREMIER KIT (19/02)
- Que prévoir pour cette journée pour tout faire jusqu'au bout ??
Je pense prévoir un couteau, une planche à découper ?? (quoique peut découper dans les mains), de l'eau, peut être une casserole.
>> ?? Voir comment est composée une casserole ...
(alu apparement toxique, mauvais, fonte le meilleur !!, téflon ...)
- Amener ce qu'on a récolté
- Avec quelle bouffe ?? Fin de marché
- On le ferait au marché de place Lafayette. Avec l'aide des autres.
-












Échec de la journée d'hier (Thomas malade d'alcool et Méline fatiguée), nous avons seulement commencé à construire le brasero,

et à réfléchir sur la disposition du kit.
Nous avons trop peu de matériaux !!!
En récup plus !!
- Il faut à tt prix que l'on récolte un max de matériaux !!! Et tt ça pour pouvoir produire un kit extrême, voir ce qui pourrait marcher, découvrir, se questionner sur la réelle nécessité de tel ou tel objet ...
- Il faut voir la date butoire aussi, il faut commencer à réfléchir le kit numéro 2 !!
- Vais essayer d'en récolter en Bretagne, pas gagné parce que je rentre en bla bla ou en train ://
- Demander à Méline si elle a moyen de le faire, sur Angers ...
## ORGANISATION EXPO
### FICHE TECHNIQUE
>> 2 kit !!!
Quelle forme ??
Quelle description ?? Description de l'idée !!
Format ?
Matériaux ?
Description 4 lignes
- Premier kit contenu dans une cagette. env 40x55cm
Il y aurait le matériel jugé nécessaire pour être autonome dans la préparation de la bouffe :
_corde
_assiette
_cagette en bois
_cagette en plastique
_boite conserve, pour braséro
_journal
_bout de bois
... suite encore à définir
(couteau ou cutter, grande cuillère,éponge en collant, récipient pour conserver la nourriture en trop, matière "fluide" comme du tissu ou de la toile pour transporter le tout? )
-> liste de solène: casseroles, truc pour laver, truc repliable qui peut contenir bcp, moyen de chauffer: (réchaud à bois, petit brasero (cf boite de conserve))verres, couverts, éponge; produit vaiselle, couvercle-poêle. Trucs qui s'imbriquent, tasse, saccoche\sac à dos transportable ou moyen d'accrocher à un sac, seau dépliable pour la vaiselle, pot mesurable, bâche, objets multifonctions comme un couteau suisse, épices, briquet, alumettes, tuperware dépliable, passoire, ...
Est ce que nous partons dans l'excès, de récolter un maximum.
Finir dans l'absurde ??
But essentiellement expérimental.
Le premier kit, aurait une taille approximative d'une cagette lambda (non pratique), d'env 55x40cm, la hauteur reste à définir.
- Second kit serait idéalement contenu dans un sac. Car moins encombrant.
Le contenu dépendra du premier kit
Mais sera plus petit que le premier.
### Charte graphique de l'expo
Les paninis



## CORONA INTERRUPTION
Le confinement interrompt immédiatement notre projet de groupe. Méline reste confinée chez ses parents tandis que moi je suis confiné dans mon appartement accompagné de trois autres personnes (initialement une colloc à 2 qui devient une à 4).
Nous ne pouvons plus nous balader et continuer à récolter dans la rue. Les rares moments où nous pouvons sortir doivent être de première nécessité. Notre projet n'étant pas une première nécessité, nous l'abandonnons pour le moment ou pouvons l'adapter à notre situation.
### L'édition
Dans les conditons qui nous sont imposées par le confinement et par une réouverture sans doute tardive de l’école, nous ne pourrons en aucun cas faire aboutir le projet de l’exposition THERMOMIX. Peut-être pourra-t-elle avoir lieu à l’automne.
En attendant je vous propose de mettre un place le projet d’**une édition** : cette édition devra prendre en compte **vos projets et vos textes**. Je vous demande de bien vouloir prendre en compte le **support papier journal** et ce que cela peut permettre (affiches, découpes, montages, dessins, etc.)
Nous pouvons concerver une partie du projet **THERMOMIX**, mais surtout il faudrait prendre en compte ce que le **confinement produit sur le monde comme suspens de la consommation, du capitalisme et de la pollution**.
Cette page est ouverte dans sa suite à des propositions et aussi et surtout à autant de commentaires pour concevoir cet objet. Dans un second temps nous produirons un fichier Indesign et un pdf qui sera mis aussi pour commentaires.
- Notre projet pour l'expo thermomix ne possède pas de forme bien particulière, elle a échoué. La première raison étant que nous nous y sommes trop investis. Le second problème c'est que nous n'avons pas assez récolté. Trop peu de matière.
- Les rue, pendant les quelques ballades que nous avons faites, sont pleines de ressources (certes de basses qualité la plupart du temps mais parfois on tombe sur des pépites !!).
- Le kit avait pour volonté de répondre à ce premier intitulé qui était de créer un kit, contenant l'essentiel, et avec aucun budget.
Sortir de nos appartements et créer sur place un kit à partir des déchets que nous avions trouvé. Nous avons essayé une fois et avons directement échoué.
Nous n'étions pas à l'aise, on ne savait pas par où commencer, on s'est rapidement rendu compte que manger sur des déchets que nous avons récupéré n'était pas très hygiénique, pleins de choses évidentes auxquelles nous avions pensé et qui se confirment pendant cette phase de construction.
### Organisation du projet
1. Pour l'édition, ressortir les photos et textes faits pendant les ballades.
2. Sélectionner les photos, textes, photomontage ?
3. Avons commencé à écrire ce que le confinement induit sur notre façon de consommer. Les médias en parle énormément, les français changent leur façon de consommer... On tient une sorte de journal chacun de notre côté, à voir vers où cela peut nous mener?
### Journal Méline
< J'étais à Angers lorsque le confinement à été annoncé. J'avais prévu de le passer seule, dans mon appartement de 30m2, en plein centre ville.
Je pense que comme beaucoup au début je n'ai pas envisagé l'ampleur de ce qu'est un confinement. Je le voyais comme une manière de faire une "pause", de m'occuper de moi et seulement moi, sans avoir à intérragir avec les autres. Un confinement qui serait bénéfique donc, une manière de se retrouver.
Je suis allée faire quelques courses à Monoprix avant l'annonce d'un confinement total. Malgré tout les choses étaient déjà en train de changer. Du jour au lendemain, voir en l'espace d'une heure, une queue de plusieurs mètres s'était formée à l'extérieur du magasin ; dans la rue. Les vigiles faisaient rentrer les gens au compte-goutte.
Je comptais sur le confinement pour finir les restes de placard, ceux que l'on garde "au cas où". ( Quelques grains de riz, des conserves pas très bonne, lentilles au fond d'un bocal...) C'était apparement le bon moment, avec ce virus qui vient tout boulverser. Nous étions rendu au fameux "cas où".
Seulement, le confinement à pris une autre tournure et je me suis retrouvée à 4 personnes, dans une maison à la campagne, avec jardin et forêt à côté.
Retour à la vie en communauté, à la vie familiale. Plus le choix de tout gérer toute seule, pour la nourriture aussi. On change ses habitudes. On mange à des heures fixes, le midi, le soir. Ensemble. On essaie de satisfaire tout le monde : il faut des légumes, des féculents, du pain, du fromage, des fruits.
On mange et on ne fait rien d'autre (hormis la parole : on parle, on se dispute, on raconte la vie). Mais on mange, c'est tout. On ne lit pas, on ne travaille pas, on ne regarde pas de film.
La notion du repas prends une autre dimension. Elle devient sociale, mais TOUS les jours. (petite parenthèse pour le matin, chacun a son rythme ).
Le repas est collectif mais surtout familial. Ce n'est pas un collectif comme avec des amis, il est plus ordonné. (En tout cas comme des repas entre amis avant le confinement.) On réfléchit à ce qu'on mange, on mange, on range tout de suite après. Tout est prévu.
Le fait de se nourrir et ce qui va avec, tout est perçu différemment. Même la cigarette après repas à un autre goût.
C'est la boisson qui devient solitaire : on prend une théière et on l'emporte avec nous. Pas besoin de marqueur temporel pour boire du thé.
Comme je suis à la campagne, je ne vis pas tellement un confinement, mais plutôt la solitude. Je gravite autour de 4 personnes seulement, mais je peux sortir assez facilement : j'ai un jardin, et les chemins de randonnées ne sont pas surveillés, ni fréquentés. Ce n'est donc pas tant un confinement physique mais mental.
Je ne suis jamais allée ailleurs que ces endroits qui sont mon jardin et la forêt depuis que je suis rentrée à Andouillé. J'entend parler du monde à travers les autres. Ceux qui font les courses.
Une fois par semaine mon père va dans un supermarché. Il raconte les gants, les masques, les barrières en plexiglass, les marquages au sol.
Tous les mardis nous récupérons un panier de légumes bios et locaux à l'amap. Là aussi ça à changé. Maman raconte les nouvelles mesures, les questions : est ce que cela va fermer, ça aussi.
Elle raconte Marco, qui grogne : " L'état il demande aux gens de venir aider dans les fermes, mais c'est un métier! Nous ça va plutôt nous ralentir si il faut expliquer à tout le monde comment ça marche, ce qu'il faut faire, comment le faire..." Pour l'instant on a toujours des légumes, des oeufs, du pain, du fromage... On verra bien aussi si ça continue.
C'est ça aussi le confinement, l'incertitude.
< Le confinement en campagne permet de sortir se balader régulièrement et longtemps. On remarque certaines choses, un jour, puis le lendemain elles disparaissent. On se rend compte que la campagne est toujours en mouvement.

On découvre que des gens utilsent la nature comme lieu d'exposition, de manière anonyme.


On s'invente des histoire avec les végétaux: 
On dirait une caméra de surveillance non ? Installée par les minimoys je pense.
Les végétaux deviennent de plus en plus vifs depuis le début du confinement. On voit comment la nature se densifie, par rapport aux arbres endormis et sans feuilles du début : 
les orties ont la belle vie

On se fait des amis (ou on se les invente) à défaut de ne pas pouvoir voir les autres. On observe leur vie. Après plusieurs jours, on découvre comment cette petite vache nommée Primvère depuis 3 jours sort de son champ quand elle se sent trop à l'étroit. Comment elle nargue le fermier lorsqu'il veut la faire retourner dedans par la porte d'entrée, et quelle fini par sauter le fil devant lui.

On observe les animaux :

(j'ai une vidéo de la grenouille avec ses joues qui se gonflent hihi mais j'arrive pas à la mettre, j'ai aussi des enregistrements !).
< Et puis un jour, on sort. Depuis trente-trois jours, j'ai été uniquement entourée de cet univers végétal, croisant de loin quelques promeneurs.
Je prend la voiture avec ma soeur et nous partons faire les courses.
Et puis je me rapelle à quel point cela m'angoisse de me garer.
Que c'est difficile. Et surtout, que le regard des gens existe.
Je pensais aller mieux, que le confinement allait avoir un effet bénéfique.
Pourtant je me suis effondrée si facilement.
Dix minutes pour sortir de la voiture. Observer les lieux, les gens, certains portent des masques.
Le panneau "Gel obligatoire avant d'entrée".
On franchi la porte. Un aboiement. "Une seule personne rentre!".
Je me retrouve seule. Panique. Ne trouve pas ce que je veux. Me trouve ridicule d'être venue pour si peu. Je cherche. J'apelle au téléphone, j'ai un peu plus de contenance.
Je cherche encore. C'est pas possible il n'y a rien dans ce magasin ou quoi ?
Je ne trouve toujours pas. Je vais pleurer j'en suis sûre. Toute seule dans ce magasin, des gens masqués autour. J'avais oublié les gens.
Je ne veux pas pleurer. Je ne peux pas m'effondrer. Pas ici.
Je suis aggressive au téléphone.
Venez me chercher je peux pas je peux plus c'était une mauvaise idée. S'il vous plaît. Me laissez pas. je sais plus comment on fait.
Je ne dis rien, bien sûr.
J'essaie de continuer.
Ne te perd pas dans ta tête. Pas tout de suite.
Je fini par trouver.
Je respire.
Vais chercher le reste.
Même chose.
J'arrive à demander de l'aide. Je vais à l'endroit indiqué.
J'apelle. Encore. Attend. Rapelle. Attend. Décroche. Enfin. Je prend. J'attend. "Je vais ouvrir une caisse suivez moi. " Sauvée. Je m'enfuie. Rentre. Salut, c'est moi, tiens j'ai tes trucs. Escalier. Efffondrement. Noir. Maintenant je peux.
Il reste encore minimum un mois de confinement. Je me demande comment cela sera à la fin.

### Journal Thomas
< Le 3 Avril 2020, décidons de commencer un journal qui relate ce que nous mangeons, buvons, faisons dans nos journées de confinement.
Cela fais 21 jours que nous sommes en confinement. Nous avons directement choisi, de nous confiner à 4 dans un appartement de 70 m² comprenant un jardin de 65 m² et un garage de 20 m² ce qui est largement suffisant pour vivre à 4 dedans sur une courte durée (1/2 mois).
La nourriture devient en temps de confinement une partie importante à gérer. Car si nous voulons sortir le moins possible nous devons avoir le plus de nourriture possible. Assez pour tenir plus d’une semaine.
Le confinement nous restait un peu flou, qu'est ce que c'est que le confinement, est ce que c'est vraiment un confinement ??? fin bref ça n'a pas été directement évident.
Je ne comprenais pas le vrai sens d’un confinement.
J’ai continué à aller à la boulangerie le matin pendant 23 jours après que le confinement soit déclaré confinement égal rester bosser chez soi mais pas forcément arrêter d’aller au marché ou à la boulangerie.
Il nous a fallu un temps d’adaptation. Le rythme nous l’avons. Presque. Ce n’est pas évident de séparer travail et maison / vie quotidienne / autre chose que le travail.
< Le premier jour (mardi 17 mars ) nous avions déjà beaucoup de provisions (type : conserve de petit pois, de pois chiche, de tomates, de champignons, de macédoine, coulis/purée de tomate …) Achetées le jour même dans un supermarché (type géant) réflexe que nous avons eu par précipitation, par peu, par le fait que nous n’avons jamais vécu le confinement. Autant prévoir.
< Le mercredi 18 mars, nous sommes allés chez le maraîcher à 20 km de la maison (saint Mathurin s/loire) ce sont les maraîchers chez qui je vais habituellement. On ne change pas nos habitudes … des habitudes qui me tiennent à coeur d’ailleurs. Mais c’était (maintenant je m’en rends compte ) un geste ridicule. Nous devons éviter de faire de grands déplacements, celui ci en était un.
20 km est un déplacement trop grand. Relocaliser, prendre ce qu’il y a autour de nous. Nous y sommes allés car nous ne pouvions pas savoir si l’état allait interdire les marchés (ce qu’ils firent plus tard).
Arrivés au maraîcher (temps magnifique d’ailleurs) les mesures de sécurités sont déjà présentes (1 mètre d’écart). Mais pas de masques. Nous devions être une personne qui choisit les légumes (fruits (les autres ont fait une partie de boules en attendant) pour les légumes/ fruits tout y était, j’achetais pour 50 euros (champignons, bettes, poireaux, mâches que la vendeuse nous donna, patates douces, pommes, poires, chou blanc… ). Nous sommes rentrés satisfait, en forme, comme des vacances, nous pensions, que l’on pourrait reproduire cette expédition chaque semaine.
Nous commencé à rencontrer certains problèmes comme le pain du matin, que manger à la place du pain. ?
De même pour le midi et le soir en fait.
Les fruits manquent rapidement.
Les produits frais au bout d’une semaine commencent à ne plus être très bon. Déchet.
Si nous devons favoriser les circuits courts, les marchés étaient les meilleurs acteurs pour y répondre. Maintenant il reste en majorité des supermarchés (géant, super u, leclerc… ) et des supérettes (carrefour city, biocoop, day by day, spare… ).
< Le 04 Avril nous avons refait des provisions. Balade jusqu’au point de vente habituel (day by day). Personne sur la place Ralliement (habituellement pleine un Samedi). Un bar est ouvert, il sert de lieu de relai pour des maraîchers. Pourquoi en avons nous croisé si peu ?
La supérette, qui est un lieu de vente en vrac grand d’à peu près 25/30 m², a dû changer drastiquement sa façon de faire.
Les client.e.s se servaient eux mêmes. Souvent plus de 5 personnes dans la supérette.
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### NOTES
Sinoon mon père dit que les prix on augmentés dans les magasins, au niveau de la surveillance il y a clairements des endroits plus visés que d'autre comme les quartiers etc
les gens se rettrappent un peu sur la bouffe genre réconfort (et la boisssson) ca reste les seuls moment de partage (genre les skypéros, les repas en appel...)
ca peut être un repère stable dans la vie qui est toute fragmentée, l'heure des repas on peut la laisser au même moment que hors confinement, contrairement au lieu de travail, activité...
on se pose des dilemes comme : je vais arrêter daller tout le temps à la boulangerie c'est pas bien je vais faire mon pain et merde maintenant les boulanger.e.s ont plus de travail ils sont en difficluté.
la peur du manque de nourriture a bien reflété l'humain: on est des putains d'égoiste et on préfère dévaliser un rayon tout pour soi plutôt que partager yeahh
askip on stoppe la pollution mais reste à voir si le redémarrage va pas etre pire et entrainer une surconsommation et donc une surproduction pisque tous les gens vont essayer de rattrper le manque qu'iels ont vécus.
>> On stoppe vraiment la pollution puisque tout les flux/échange sont en arrêt (ou presque).
>> Les camions de livraison j'en vois tout les jours, amazon est très très actif, même plus qu'avant. Les gens, ne pouvant faire du shopping dans les magasins car fermés en profite pour acheter en ligne.
>> Mais pour le reste, le tourisme, l'échange, au niveau mondial est bel et bien en pause.
entre les riches qui vont à la campagnes les moins riches qui sont confinés à plein avec des gosses dans des petits appart sans jardins, les sdf, les personnes dans des centres (rétention, ...) ca montre encore tous les différences sociales et les inégalités + tout ce qui va devoir etre remis en cause après cet arret de société + des gens qu'il va falloir écouter pour de vrai comme le personel soignants quand ils ont des revendications