# [II/ Une confiance remise en doute](https://hackmd.io/G89kk1WDSYePHOPt5BQwsw#%F0%9F%91%89-Partie-2) <style> #doc { hyphens : auto; text-align: justify; } </style> ### A) les rĂ©seaux sociaux au coeur du scandale đŸ“±âŒ Mon sondage fait apparaĂźtre que 75.3% des personnes sondĂ©es ne font pas confiance aux informations relayĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux. ![](https://i.imgur.com/eLUuTQ7.png) ##### Image 10: RĂ©ponse sondage Ilona Chaussat - 2020 : Faites- vous confiance aux informations relayĂ©es par les rĂ©seaux sociaux ? --- En effet beaucoup dĂ©noncent les *fakes news*: «*Fake news dĂ©signe une fausse information, bĂ©nĂ©ficiant le plus souvent d'une large diffusion, notamment sur Internet et les rĂ©seaux sociaux.»* ainsi que le manque de vĂ©rification des informations aussi appelĂ© *fact-checking* qui consiste Ă  : «*d'une part Ă  vĂ©rifier en temps instantanĂ© la vĂ©racitĂ© des faits et l'exactitude des chiffres prĂ©sentĂ©s dans les mĂ©dias par des personnalitĂ©s politiques et des experts, d'autre part Ă  Ă©valuer le niveau d'objectivitĂ© des mĂ©dias eux-mĂȘmes dans leur traitement de l'information.*» ![](https://i.imgur.com/ioRVKhu.png) ##### Image 11 : RĂ©ponse sondage Ilona Chaussat - 2020 : Si non pourquoi ? --- Le New York Times et le Guardian ont rĂ©vĂ©lĂ© la maniĂšre dont la firme Cambridge Analytica a fait usage, sans leur autorisation, des donnĂ©es de millions d’utilisateurs grĂące Ă  un test de personnalitĂ© [Facebook](https://m.facebook.com/login/?ref=dbl&fl). C’est avec ce scandale que la plupart des internautes ont dĂ©couvert que la firme n’a pas Ă©tĂ© la seule Ă  avoir eu accĂšs Ă  leurs donnĂ©es. Le lanceur d’alerte Christopher Wylie [^1] crĂ©ateur de l’entreprise Cambridge Analytica a publiĂ© un livre qui rĂ©vĂšle les rouages de l’un des plus gros scandales du 20Ăšme siĂšcle. Dans un passage Ă  peine croyable il dĂ©crit qu’une fois l’application lancĂ©e, l’équipe de l'entreprise anglaise se retrouvait avec des fiches ultra-dĂ©taillĂ©es [^1]:*Christopher Wylie, nĂ© le 19 juin 1989 Ă  Victoria, est un lanceur d'alerte canadien, ancien directeur de recherche Ă  Cambridge Analytica. En 2018, il transmet des documents au journal The Guardian. Ces documents dĂ©crivent certaines mĂ©thodes de Cambridge Analytica et notamment l'usage de donnĂ©es personnelles privĂ©es de 50 millions de comptes d'utilisateurs Facebook, que Cambridge Analytica n'aurait pas dĂ» dĂ©tenir et encore moins utiliser. Ces donnĂ©es auraient Ă©tĂ© utilisĂ©es pour optimiser certaines des campagnes politiques au cours de l'Ă©lection prĂ©sidentielle amĂ©ricaine de 2016. L'action de Christopher Wylie est Ă  l'origine du scandale Facebook-Cambridge Analytica. Lors d'une rencontre avec un comitĂ© parlementaire britannique le 28 mars 2018, il dĂ©clare que « Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit ». En octobre 2019, il publie Mindfck: Cambridge Analytica and the Plot to Break America et qui est traduit en français en mars 2020.- source: WikipĂ©dia* > « Tout ce que l’on pouvait savoir Ă  propos de cette personne apparue Ă  l’écran. LĂ , c’est sa photo, lĂ , le lieu oĂč elle travaille, et lĂ , c’est sa voiture. Elle a votĂ© pour Mitt Romney en 2012, elle adore Katy Perry, elle conduit une Audi, elle a des goĂ»ts simples, etc. Nous avions tous sur elle – et, pour un grand nombre d’items, les infos Ă©taient mises Ă  jour en temps rĂ©el, si bien que si elle postait quelque chose sur Facebook, nous le voyons en direct. [...] Nous avions recréé toute sa vie dans notre ordinateur et elle n’en savait absolument rien. » [Wylie, 2020] Une fois les donnĂ©es recueillies Cambridge Analytica a pu procĂ©der Ă  des manipulations d’individus sur les rĂ©seaux Ă  des fins politiques. LĂ  encore, Christopher Wylie raconte : > « A l’étĂ© 2014 Cambridge Analytica commença Ă  dĂ©velopper, sur Facebook et d’autres plateformes, de fausses pages qui ressemblaient Ă  des vrais forums, des vrais groupes et des vraies sources d’information. Il s’agissait d’une tactique extrĂȘmement courante que la maison mĂšre de Cambridge Analytica, SCL, utilisait depuis longtemps dans ses opĂ©rations de contre-insurrection partout dans le monde. [
] GrĂące Ă  la maniĂšre dont fonctionnait l’algorithme de recommandation Facebook, ces pages apparaissaient dans le fil d’actualitĂ© de personnes ayant dĂ©jĂ  likĂ© des contenus similaires. Quand les utilisateurs rejoignaient les faux groupes créés par CA[^2], ils dĂ©couvraient des vidĂ©os et des articles qui jetaient de l’huile sur le feu. Les conversations s’échauffaient sur la page du groupe et tout le monde se plaignait, ceci ou cela Ă©tait tellement horrible ou injuste. [
] DĂ©sormais CA disposait d’utilisateurs qui 1) s’identifiaient en tant que membres d’un groupe extrĂ©miste, 2) formaient un public captif, et 3) pouvaient ĂȘtre manipulĂ©s avec des donnĂ©es. » [Wylie, 2020] [^2]: Cambridge Analytica Le phĂ©nomĂšne qui permet aux internautes de mettre en avant leurs Ă©tats d'Ăąme, leurs sentiments mais aussi leurs opinions peut ĂȘtre expliquĂ© par la notion d’indignation itĂ©rative, terme que nous avons Ă©tudiĂ© avec M. Le Deuff en cours de rĂ©fĂ©rencement web et dĂ©fini par le site [le Monde des IndignĂ©s](https://lesindignes.business.blog/) créé par ma camarade CĂ©leste Feurte et moi-mĂȘme: *«L’interaction ItĂ©rative est le fait que les internautes sont en constantes indignation sur les rĂ©seaux sociaux. Avec l’apparition des mĂ©dias sociaux tels que Instagram, Facebook l’habitude de se plaindre, de dĂ©verser sa colĂšre Ă  travers un Ă©cran est devenu courant. La premiĂšre place revient bien Ă©videmment Ă  Twitter donc la prise de parole libre est la base de cette plateforme. A partir de la, chaque personne peut mettre ses Ă©tats d’ñmes.»*(sic) En effet, l’affaire Tariq Ramadan [^6] ou bien #JeremstarGate[^7] prouvent qu’aujourd’hui avec une forte mĂ©diatisation ajoutĂ©e au poids considĂ©rable qu’occupe l’opinion publique grĂące notamment aux rĂ©seaux sociaux, ces bad buzz «*phĂ©nomĂšne de bouche Ă  oreille nĂ©gatif qui se dĂ©roule sur internet et en particulier sur les rĂ©seaux sociaux. Le bad buzz peut ĂȘtre provoquĂ© par la marque, dans ce cas, il s’agit d’une opĂ©ration marketing qui n’a pas fonctionnĂ© (exemple, une publicitĂ©) et qui est moquĂ©e ou critiquĂ©e par les internautes mais il peut aussi ĂȘtre subi et dĂ» Ă  un client qui n’est pas satisfait d’un produit, de sa qualitĂ©, d’un service etc
 L’utilisation massive d’internet et des rĂ©seaux sociaux, oĂč les internautes n’hĂ©sitent plus Ă  donner leur avis ou Ă  demander l’avis Ă  leur communautĂ©, fait que les bad buzz sont aujourd’hui pris trĂšs au sĂ©rieux par les marques.*» se propageant avec l’aide des rĂ©seaux sociaux et notamment de [Twitter](https://twitter.com/explore), peuvent dĂ©truire des rĂ©putations et tout ĂȘtre humain peut accusĂ© avant mĂȘme qu’il ait pu se dĂ©fendre devant une cours. On assiste donc Ă  la naissance d’une justice 2.0. [^6]: *"L'affaire Tariq Ramadan est une affaire judiciaire de droit commun et de mƓurs mettant en cause l'islamologue Tariq Ramadan. Elle Ă©clate dans le contexte du mouvement #BalanceTonPorc. Plusieurs plaintes sont dĂ©posĂ©es contre Tariq Ramadan pour « des faits de viol, d'agressions sexuelles, violences volontaires, harcĂšlement et intimidation »".- source: WikipĂ©dia* [^7]:*"Suite Ă  un conflit entre eux le blogueur Aquababe s'en prend Ă  un proche du blogueur Jeremstar, Pascal Cardonna, surnommĂ© "Babybel", un homme qui apparaĂźt rĂ©guliĂšrement dans les publications du blogueur. Il relaye sur les rĂ©seaux sociaux des tĂ©moignages accusant ce quinquagĂ©naire d'avoir proposĂ© de maniĂšre insistante des rapports sexuels Ă  d'autres hommes, pour certains mineurs. Selon certains de ces messages, ce coordinateur numĂ©rique de France Bleu dans le Sud se serait servi de la notoriĂ©tĂ© de Jeremstar pour approcher de jeunes hommes." - source : France TV Info* <iframe src="https://giphy.com/embed/vX9WcCiWwUF7G" width="680" height="270" frameBorder="0" class="giphy-embed" allowFullScreen></iframe><p><a href="https://giphy.com/gifs/mrw-mods-bethesda-vX9WcCiWwUF7G">via GIPHY</a></p> Ainsi Ă  la diffĂ©rence des journaux tĂ©lĂ©visĂ© qui doivent s’assurer de raconter les faits de maniĂšre neutre *« qui ne prend pas parti »* selon la dĂ©finition de L’internaute, les rĂ©seaux sociaux quand Ă  eux se dĂ©lectent du scandale et une affaire privĂ©e peut ĂȘtre piĂ©tinĂ©e sur la place publique qu’est devenu Twitter. Ce *«bashing»*, qui selon la dĂ©finition Wikipedia est une «forme de dĂ©foulement qui consiste Ă  dĂ©nigrer collectivement une personne ou un sujet. Lorsque le bashing se dĂ©roule sur la place publique, il s'apparente parfois Ă  un « *lynchage mĂ©diatique »* », peut parfois mĂȘme dĂ©truire une carriĂšre et mĂȘme une vie. Selon la spĂ©cialiste de la propagande et de la manipulation Ă  l’universitĂ© d’Oxford en Angleterre Lisa-Maria Neudert, nous sommes Ă  prĂ©sent dans un mĂ©canisme *« oĂč l’émotion a pris le pas sur les faits et qui menace la dĂ©mocratie »*. [Neudert, 2018] Selon une Ă©tude publiĂ©e dans la revue Science, la viralitĂ© des *fakes news* est bien plus Ă©levĂ©e que pour les contenus vĂ©ridiques. En effet, celle-ci ne serait pas propagĂ©e par des hackers mais par les internautes et leurs Ă©motions. L’étude montre en outre *« que les fausses histoires inspirent davantage la peur, le dĂ©goĂ»t et la surprise dans les rĂ©ponses [...] alors que les histoires vraies inspirent [plus] l’anticipation, la tristesse, la joie et la confiance »*. [ Science, 2018] ### B) Une confiance des français envers les chaĂźnes d’informations đŸ“ș ✅ Depuis le mois de mars et le dĂ©but de la crise du Coronavirus, les français ont en moyenne regardĂ© la tĂ©lĂ©vision 4h29 par jour, cela reprĂ©sente le plus haut niveau d’audience du mĂ©dia soit une augmentation de plus de 44 minutes comparĂ© Ă  mars 2019 selon les chiffres MĂ©diamĂ©trie. ConfinĂ©, le public français a prĂ©fĂ©rĂ© privilĂ©gier les informations comme les JT[^3] ou bien les chaines d’informations en continu qui ont enregistrĂ© leurs meilleures audiences historiques. En effet, BFMTV a rĂ©alisĂ© la meilleure audience de son histoire en un mois et devient la 5Ăšme chaĂźne française avec 4,1% de part d'audience (soit +1,9 point sur un an). LCI a Ă©galement obtenu en un mois son record historique Ă  1,5% (+0,5) tandis que CNews gagne 0,6 point (1,4%) et franceinfo 0,2 point (0,7%). [MĂ©diamĂ©trie, 2020] [^3]: Journaux TĂ©lĂ©visĂ©s Comme nous avons pu le voir prĂ©cĂ©demment, les français ont confiance aux informations relayĂ©es par les mĂ©dias. Nous avons pu voir apparaĂźtre sur nos Ă©crans de nouvelles chroniques durant les JT consistant Ă  traquer les fausses informations qui circulent sur le net, ceci dans le but de rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© et procĂ©dĂ© ainsi Ă  un travail de *fact-checking*. <iframe src="https://giphy.com/embed/YPnQCk8zyRRk9dDxWe" width="680" height="380" frameBorder="0" class="giphy-embed" allowFullScreen></iframe><p><a href="https://giphy.com/gifs/IntoAction-covid19-covid-19-YPnQCk8zyRRk9dDxWe">via GIPHY</a></p> La chaĂźne M6 fut la premiĂšre Ă  rĂ©aliser ce genre de chronique en 2017 lors de ces deux JT rassemblant Ă  eux deux plus de 10 millions de personnes. La lutte contre les fakes news est devenue une ligne Ă©ditoriale. Par la suite ces mise au clair ce sont Ă©tendues dans les JT des chaĂźnes concurrentes comme TF1 et France 2 *« On a mis tout le monde sur le front ! »* a dĂ©clarĂ© ElĂ©onore Gay, directrice adjointe de la rĂ©daction de France TĂ©lĂ©visions [Gay, 2019]. Aujourd’hui les journalistes se mettent Ă  la transparence et Ă  la vĂ©rification des faits pour rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© mais aussi pour rassurer le public perdu face Ă  ces quantitĂ©s d’informations. Par exemple France 2 a lancĂ© dĂ©but 2019 une rubrique sur son site internet nommĂ©e *«faux et usages de faux»* qui est nĂ©e lors de la crise des gilets jaunes et de la diffusion virale de vidĂ©os du mouvement sur les rĂ©seaux sociaux. Ainsi 110 journalistes traquent les montages et vĂ©rifient les sources qui circulent sur les rĂ©seaux sociaux. TF1 a lancĂ© par la suite en partenariat avec l’AFP une rubrique nommĂ©e «Factuel» qui est prĂ©sentĂ©e dans le JT du samedi soir *« On ne peut pas laisser fleurir sur le web des infos erronĂ©es largement partagĂ©es »*, affirme ainsi Cyril Auffret rĂ©dacteur en chef chez TF1[Auffret, 2019]. Des journalistes au service de la vérité: désormais leur mission principale est le fact-checking ce qui reprĂ©sente un nouveau tournant dans le monde journalistique. Cette recherche de vĂ©ritĂ©, fait Ă©merger un nouveau mĂ©tier appelĂ© *fact checkers*. Ce sont des journalistes formĂ©s pour dĂ©busquer les *fake news*. De ce fait L’Agence France Presse a créé Medialab qui dĂ©busque les *fake news* au travers de projets europĂ©ens dont le premier nommĂ© InVID qui travail sur la verification des vidĂ©os circulant sur les rĂ©seaux sociaux et le deuxiĂšme We Verify qui s’occupe de la circulation des *fakes news* sur le net. Ainsi, Denis Teyssou responsable de Medialab explique que les machines et les algorithmes peuvent aider les journalistes Ă  traquer les *fake news*: > "Ce qui marche bien est la similaritĂ© d'images. C'est-Ă -dire ce que l’on va aller regarder si cette image n'est pas dĂ©jĂ  disponible dans les index des diffĂ©rents moteurs de recherche pour voir si cette image n'a pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© publiĂ©e quelque part. > C'est ce qui sert aujourd'hui Ă  un grand nombre de " fact checkers " dans le monde pour vĂ©rifier si ces vidĂ©os ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© publiĂ©es auparavant. Ce qui est trĂšs frĂ©quent. Ce sont des fake news low cost, c'est-Ă -dire des images ou des vidĂ©os qui ont Ă©tĂ© dĂ©contextualisĂ©es." [Teyssou, 2019] Comme outils nous pouvons par exemple citer: * TinEye et *reverse search* qui dĂ©busque les images trompeuses et photomontages qui peuvent ĂȘtre sujettes Ă  des manipulations. Afin de les vĂ©rifier avec Google images, vous avez Ă  faire une «recherche inversĂ©e» sur l’ image, c'est-Ă -dire regarder si elle se trouve ailleurs sur le Web, et donc si elle est faussĂ©e ou dĂ©tournĂ©e. Avec Google Chrome, un clic droit vous permet de le savoir avec l'option «Rechercher cette image sur Google». * DĂ©codex, un dĂ©nicheur de *fake news* CrĂ©er par le magazine “le Monde” DĂ©codex est un outil de vĂ©rification des sites faisant circuler des informations sur le net. Il classe les sites suivant leur critĂšre de fiabilitĂ©. En plus d’aider les utilisateurs Ă  se repĂ©rer parmi toutes les informations sur le net, le DĂ©codex propose aussi un kit pour «dĂ©nicher les fausses informations». * FiB, qui dĂ©busquent les fausses informations sur [Facebook](https://m.facebook.com/login/?ref=dbl&fl) L'application FiB qui est toujours en phase de test, permet de dĂ©tecter les fausses informations dans les fils d'actualitĂ© Facebook. Il soumet d'abord le lien Facebook] Ă  une vĂ©rification contre les logiciels malveillants puis le recoupe avec d'autres articles rĂ©fĂ©rencĂ©s sur les moteurs de recherche. À la fin de l'opĂ©ration, il attribue Ă  l’article un cigle «VĂ©rifié» ou «Non vĂ©rifié». Ces outils peuvent aussi bien servir aux journalistes mais aussi aux personnes lambda qui peuvent elles-mĂȘmes aussi jouer le rĂŽle du journaliste en vĂ©rifiant les informations qu’elles trouvent. Par ailleurs, des sites dans la lignĂ©e de MĂ©diapart: les pure players ne cessent de s'accroĂźtre dans le paysage mĂ©diatique. La force de ces pure players est la construction d’une grosse communautĂ© de lecteurs fidĂšles qui se regroupe autour d’une voix Ă©ditoriale trĂšs engagĂ©e contrairement aux mĂ©dias classiques. Les gĂ©ants du web ont aussi lancĂ© leurs plateformes d’informations Ă  l’image de Google News ou bien le projet de Facebook: *Facebook News*. Le projet n’est pour l’instant que tester au Etats-Unis mais est dĂ©jĂ  largement applaudi par les experts pour lutter contre les *fake news*. Facebook est pourtant depuis longtemps accusĂ© de faire propager les fausses informations et de participer ainsi Ă  la dĂ©sinformation[^4]. Facebook news se veut ainsi dĂ©diĂ© aux informations “de qualitĂ©â€ [Facebook, 2019]. La plateforme sera alimentĂ©e par un ensemble de journalistes indĂ©pendants. De plus il sera sĂ©parĂ© du *feed* d'actualitĂ© des utilisateurs. Ce nouveau feed inclura des articles de presse, d’organes de presse partenaires comme le Wall Street Journal, le Washington Post, le New York Times, People, les chaĂźnes ABC, CBS News ou Fox News. Le groupe californien a expliquĂ© que le but de Facebook News est de permettre aux utilisateurs d’avoir *«davantage de contrĂŽle sur les articles qu'ils voient et la possibilitĂ© d'explorer un Ă©ventail plus large de centres d'intĂ©rĂȘt, directement via l'application Facebook»* (sic) [Facebook, 2019] . [^4]:Qui signifie selon une dĂ©finition du ***Centre National de ressources textuelles et Lexicales***: *«DĂ©formation ou omission, non obligatoirement dĂ©libĂ©rĂ©e, dans l'information publique»*. En conclusion de cette partie nous pouvons dire que les rĂ©seaux sociaux n’ont plus la confiance des internautes. Notamment Ă  cause des nombreux scandales, du nombre de *fake news* circulant sans aucun contrĂŽle,mais aussi pour leur manque de neutralitĂ© qui conduit parfois les victimes de bashing Ă  de graves consĂ©quences. Par ailleurs, les chaĂźnes d’informations conservent la confiances des spectateurs notamment en cas de crise comme celle de coronavirus oĂč les chaĂźnes d’informations en continu n’ont jamais aussi bien fonctionnĂ©. Par ailleurs, afin de lutter contre la dĂ©sinformation, les JT français ont mis en place de nouvelles chroniques au service du *fact-checking* qui permettent de dĂ©busquer les fake news circulant sur le web. Ces nouvelles mĂ©thodes de vĂ©rifications de l’information ont fait Ă©merger un nouveau mĂ©tier journalistique: les fact-checkers. Mais aussi de nouveaux outils qui permettent aux personnes lambda mais aussi aux journalistes de pouvoir vĂ©rifier et contrĂŽler les informations qu’ils trouvent sur le net. Les ailleurs gĂ©ants du web tel que Google ou Facebook s’engage aussi dans la vĂ©rification de l'information. Nous verrons dans la prochaine partie qu’il est important que les chaĂźnes d’informations amorcent un processus de renouveau complet, en intĂ©grant notamment les rĂ©seaux sociaux impliquant ainsi les spectateurs plus jeune, en proposant de nouveaux services mais aussi en procĂ©dant Ă  une restructuration plus profonde.