# Z0R0 Z0RAÏ Julie : Zoro me en fait penser au "clown des clowns" même si ce n'est pas le même personnage ,** il tient à tenir SON spectacle comme à ne pas voir qu'il est déjà abandonné par sa mère**. Il s'amuse à des personnages comme Serge par exemple pour visiter l**a puanteur qui y est et le chagrin qui n'a pas été consolé**. A poursuivre. Jonathan : Naissance. MAMAN - Accouchement : Douleur = peur = vengeance "Tu vas le bouffer ton cadre!" "Laisse moi kiffer la vibes avec mon mec -ou mes copines-" (je crois bien que c'est la même chose) " "Je ne t'écoute pas"!? " Plus de mère... = SERGE! Entrepreneur Lui seul s'est fait 1. **Qu’est ce qui fait que je veux voir Zoro Zoraï jouer ?** * Lucie : J’aime la voix aigue qui fait un peu coq enroué et surtout benêt. J’aime ce personnage fragile et bête, très enfantin qui attire mon empathie. Parfois parfois pas assuré du tout, **parfois plein de cette certitude naïve qu'ont les enfants**. J’adore le contraste entre l’attitude et la voix d’enfant et le gros corps barbu adulte. J’aime **le contraste avec la voix et la personnalité de Serge, surtout quand elle arrive comme une cassure brutale** (il me semble que cela fait moins de sens lorsque tu passes par un entre deux ou que tu amorces le changement en prenant les lunettes mais sans encore les avoir mises par exemple). En plus le fait de voir arriver ce 2ème personnage coléreux, totalement prendre possession du corps et de la voix de l’autre rends le premier personnage encore plus victime : même une partie de lui prends sa place. J’aime voir **le personnage de Serge, connard par excellence, égoïste et autocentré au possible, qui cumule le pire des travers de la société capitaliste**. J’adore toutes les émotions que Zoro remue, sur la solitude et la détresse, comme pendant la 2ème résidence où je pleurais chaque soir. Le ton était plus léger, mais la dernière apparition scénique de Zoro m’a complètement accrochée du début à la fin. Contrairement aux 2 premiers passages où j’ai trouvé que la magie opérait peu, cette fois, après le mini tâtonnement du début, j’ai trouvé que tout marchait superbement. * Loïc : **On dirait qu'il va exploser sans se retenir**. Qu'il se retient jusqu'à ce que plus. J'aime les sujets qu'il aborde même si je ne comprends pas tout. **J'adore ne pas comprendre**. On dit plein de choses grâce à l'absurde. Zoro est complètement naturellement absurde j'adore. J'aurai envie de voir plus d'absurde et de légèreté. Parfois il s'énerve et on ne comprend pas, c'est pas raccord. Aussi, s'il y a trop de poésie je décroche. J'ai envie que la poésie soit emberlificotée d'absurde de partout. Je veux voir la réalité péter un coup. Un clown casse tous les préconcus donc ça perd du sens si tout est trop préconçu. Les transformations sont super. J’aimerai en voir plus, par exemple du monstre ou des autres étages du phare. julie merci pour ces partages là c'est troo cool !!!!! du coup je continue exactement dans ce que vous dites ,poesie je crois par les textes qui te traversent vraiment bien jo et qui du coup forcément nous prennent aussi. Effectivement y aller de suite pour les personnages pour une question de rythme et de rupture . En explorer d'autres aussi serait peut être un prochain axe de travail . **Pour la joie . Parce que parfois on est vraiment brisé Ou qu'on le croit. Sentir que l'on n'existe déjà sans ça. En fait,oui . ** * Cynthia Parce qu'il me fait rire. Il m'émeut. Et il me vexe. Il est beau dans sa spontanéïté et dans son absurdité. J'aime les moments de poésie où il ne parle pas : les moments de corps. J'aime quand il parle des sujets de manière "créative"/nouvelle (= sans dire explicitement "au sujet de ci") avec beaucoup d'innocence. Avec Zoro, la frontière entre le bien et le mal est complètement effacée. On se sait pas s'il est une bonne ou une mauvaise personne et ce n'est pas le sujet. On ne sait pas son genre, s'il est père, mère, il est changeant, il est tout à la fois. Ca nous permet de voir que nous aussi on peut se définir comme on veut quand on veut, donc de remettre en question ce qu'on croit être notre identité. Dans une de ces futures représentations, j'aimerai bien pouvoir observer chacun des étages du phare. J'ai du mal avec la vulgarité... Ca va trop loin parfois. * Magali et Bastien Il montre le connard et la connasse qui a en chacun de nous. Et le fait que ce soit montré, vu ar le public, moi, d’un coup ca me fait être libre, parce que je vois l’horreur qu’il y a en moi. Mais comme je vois que c’est joué, je vois que c pas ce que je suis, donc directement, je vois ce que je suis. Ce qui me plait c’est la reconnaissance qui nous est offerte à la fin (c’est souvent à la fin que je le vis) de qui on est. M Ce qui est cool c’est qu’il n'a pas de limite. Il va loin dans son propos en se branlant de tout. Il y a tout qui sort. Et la forme, comment ca sort, est hyper drôle. Dans le dernier spectacle, j'ai trouvé super que Zoro dise "si vous ne comprenez pas tout, je....m'en....bran...le" ça permet je trouve de casser les parasitages du mental, bugg de compréhension, des questionnements sur ce qui est dit...ça ramène de la fraîcheur dans le ici et maintenant, et il me semble que ça vient faire tomber un aspect de l'identité de celui qui veut comprendre et qui du coup passe à côté du spectacle. B c’est la fraicheur qu’il propose, il ramène la fraicheur dans les sujet les plus dark. A travers Zoro et la mythologie, moi j’y vis un truc spirituel, où directement ça vient faire découvrir toute la merde. Qui est exposée par lui sur le moment. Tout ça est amené fraichement, ya pas de douleur, de souffrance, ya que du jeu et il respecte. M J’aime beaucoup Serge, sa saleté, sa bêtise, **ça vient faire grincer là où on aime pas toujours**, **comme si on remuait dans la vase, ça decrasse.** B Pareil. Zoro tout seul bof, c’est cool mais trop comme ce qu’on a déjà vu dans le monde. Ce ne serait qu’une seule face de la pièce. La liberté qui est vécue à la fin si ya pas serge, elle aurait moins de profondeur. Après Serge, quand il revient c’est directement la poésie, avant même qu’il parle. Idem, que serge il manquerait le contraste. M Je kiffe quand il parle anglais Zoro B Grave et le gloubiboulga ! B les formes que je n’aime pas c’est le bourgeois, quand il nous prend de haut avec une voix de bourgeois. Aussi, j’aime pas quand il vient questionner le public alors que le public décroche, qu' il amène un truc lourd qu’on n’a pas l’habitude de voir et qu'il nous laisse avec ça. La dernière fois il l’a bien fait il nous a pas laissé dans notre merde, on était toujours collé à lui, même dans cet espace. Avant il disait par exemple « oula on va souffler un peu », là moi je me dit qu’il nous prend un peu de haut et j’aime pas. Mais la dernière fois y avait plus ça, parce qu’il riait à outrance ! A oui c’est ça ! Avec la fille sur instagram, il se moquait du père à outrance. Jusqu’ou on peut rire ? Même celui qui ne veut pas rire on peut se foutre de sa gueule. On peut encore rire de ça même si il parait complètement fou. Je trouvais ça trop cool de voir la folie. Un autre truc qui me gène : quand il joue la tension avec son corps, on dirait qu’il a peur de se faire mal et ça marche pas. Ca fait trop de tension pour un résultat pas aussi ouf. Alors que quand il s’en branle et qu’il tombe comme au Cerisier ca fait un truc ouf. Donc plutôt pas aller vers là. Les trucs que j’aimerai voir encore plus : l’enfance et la mère. Même parler directement à l’enfance. Il a un tel détaché que ça ne me fait même pas peur quand il parle à un enfant comme à Hortanimus où il voulait lui mettre des claques, ca pour moi c’est de la pure poésie. Dans l’impro je trouverai ca trop cool que ce soit ça le sujet. Parce que je trouve que c’est ce qu’on vit tous dans la vie. M moi j’aime beaucoup quand il dit ses textes. Les textes de Jonathan. B Je trouve ca cool l’erreur que tu fait : les textes de Jonathan pour moi c’est pas les textes de Zoro. Zoro dit les textes de quelqu’un d’autre et s’en branle ! C’est mieux quand il s’en branle comme la dernière fois ou il s’est trompé et a shouté dans la valise. Peut-être que mettre des commentaires ou des blagues de Zoro ou serge à l’intérieur des textes de Jonathan. Ou même rien que des gueules pour dire qu’il se fout de la gueule de celui qui le dit. Ca amènerait un temps « floup floup » (geste des mains qui se croisent et se décroisent). M oui et qui nous permettrait un temps de compréhension en plus. B J’adore quand il se barre de scène. Parce que ça fait vraiment la super star. Je vous chie dessus, j’ai pas besoin de vous pour exister, je suis une légende et je m’en branle. M j’adore quand il ne parle pas et qu’il a une succession d’émotions sur le visage, ca fait vraiment voyage dans les émotions. B un truc que j’aime et qu’on voit plus c’est quand on le voyait hors scène ! Comme au puits quand il allait dehors et observait le monde. Y avait un truc nouveau ! Et ca construit en plus grave le personnage. M Ca serait trop cool de le voir dans des expériences différentes, comme l’expérience du clip, ça apporte des trucs en plus complètement nouveaux ! Hors scène comme tu disais. Zoro à la plage… B Ouai j’ai pensé à ça aussi ! Avec une planche de surf ! Ou il fait tout sauf du surf. L Des tentatives d’interactions avec les baleines ! B Un truc que j’aimerai revoir : qu’il sait pas pourquoi il est là. Sa mère lui dit de venir et elle lui a pas dit pourquoi. Du coup tout son malheur (de l’enfant brisé) se construit là-dessus. Qui commencera au prochain spectacle par quadriller son territoire. M Je trouve ça chouette quand il parle de sa famille. C’est assez cool de rentrer dans son histoire et ça donne envie de s’y plonger plus. Pour le connaitre mieux, ça me renvoie à ma famille, je me reconnais en lui. B De base c’est énorme de se reconnaitre dans un clown mais en plus dans un enfant brisé ! On a tous été un enfant brisé. On se l’est inventé quoi. Maman veut pas de moi… M oui on se reconnait en lui mais ya quand même ce truc de dire qu’on y est pour quelque chose. **De nous renvoyer à notre responsabilité dans ces brisures.** B o**uai et à ce moment la c’est trop cool qu’il montre le monstre de la mère. Car c’est aussi un enfant brisé. ** Zoro figure de proue ? Logique – évident – naturel ******** * Anne-Lucie et Habib Dans le dernier spectacle " c'est à dire que c'était blanc et noir, toi et moi" "oui et non" "de quoi je parle" AL de ce que j'ai vu j'ai pas vu de poésie qui allait aussi loin chez d'autres artistes, je ne me suis pas interéssée à beaucoup d'autres artistes, en tout chez d'autres comédiens qui tournent ici sur Bordeaux. **Dans les autres spectacles ça parle plutôt d'une identité et là ça parle de l'Identité.** H à part 2/3 trucs que j'ai entendu ou vu où il y a une liberté d'expression presque tout c'est des gens qui vendent une identité, le point de départ de la création de leur piece c'est pas un élan expressif sur la vie, c'est pas la vie qui parle c'est "ah ouai j'aimerai parler de...moi je vis telles tensions dans mon quotidien, telles tensions sociales que je vois je trouve ça scandaleux et j'ai vraiment envie d'en parler d'en faire un spectacle etc" il croit que artiste ça veut dire revendicatif du coup ils s'enferment dans un conflit sauf que toute la question theâtrale c'est de découvrir la nature du conflit et de découvrir le miroir pour qu'ensuite ça s'évapore. C'est ça qui est cool avec Zoro c'est qu'il nous ramène à tout sauf l'agitation, l'agitation il s'en moque en fait même si ça qui peut faire du mouvement et rebondissements et de surprises dans la pièce, c'est précisément pour dire c'est du Zen en fait il fait du Zen c'est pour arriver au vide à chaque fois, on ne sait plus ce qu'on regarde, ça ramène à juste la présence. Je trouve qu'il nous permet de redécouvrir notre nature première de spectateur de l'existence, c'est ça que j'ai découvert avec lui, avant je ne savais pas ce que c'était que l'art parceque je ne savais pas ce que c'était qu'être public c'est ça qui me faisait bugguer. AL c'est que par exemple j'ai été élévée avec le fait que l'art c'est des connaissances et que du coup il faut connaître pour apprécier. Je trouve qu'avec Zoro c'est accéssible à tous, ya pas besoin d'avoir de référence, y'a pas besoin d'être déjà allé au théâtre pour apprécier une pièce... H ...comme si il fallait avoir le droit de comprendre. Référence à "j'en ai rien à branler" du dernier spectacle. Du coup tu t'n branles de comprendre ou pas inconsciement ou consciement. Voir qqchse c'est suffisant. Lucie tu as le droit de pas comprendre et quand même kiffer. J'imagine des gens stressés de ne pas comprendre et qui du coup ne sont pas dans la détente du juste recevoir. H Ce qui est cool c'est qu'il le traite ça, quand il est dans les impros en tout cas. La quantité de spectacles qu'il offre est proportionnelle à l'écoute d'ouverture qu'il opère. Si il voit que les gens au début sont méfiants à tel mot qui a été dit, il va pas continuer, il va rester sur cette méfiance. Comme quand il dit, il a attaquer qq'un la derniere fois je ne sais plus qui, surla défiance qu'elle devait lui exposer par son expression (peut-être Camille mais pas sûr), en tout il attaque là où ça se met à ne plus écouter, c'est bien tout l'intérêt d'aller au théâtre, c'est d'aller toucher à un endroit où c'était pas prévu, c'est de l'entertainment sinon. c'est comme aller au cinoche. AL c'est y aller pour se faire mousser. H pour dire que j'y suis allé, par ennui. AL un autre truc qui m'est venu c'est combien c'est vraiment très terre à terre ce qu'il peut raconter avec des mots ou pas et qu'il prend soin de mettre de la magie, peut-être un petit moins ces dernières fois et encore qu'il y en a eu quand même, mais il tiend à mettre des touches de magie dans le sens petits secrets...dans le dernier spectacle par exemple la Lune accrochée. **C'est prendre soin du public, enfin de l'enfance dans chacun de nous.** H Là où il m'avait le plus transcendé, je ne sais pas si c'était le plus mais en tout cas un truc qui m'a marqué c'était le 4ème soir et le 5ème soir de la première résidence, c'est qu'un souvenir d'images mais il nous faisait vivre une épopée comme si on pouvait voyager en direct dans la vie, une sorte de contemplation active en qq sorte, tu voyages avec, et les gens ne savaient pas ce qu'il leur arrivait, on était pris, à la fin ça faisait comme plein de bulles avaient éclatées du coeur de chacun. Les gens ne savaient plus qui ils étaient où ils étaient. Si je dois l'analyser ça serait **l'acte magique d'avoir emmené les gens là où leurs identités explosent, elles s'effacent et où du coup ce qui s'ouvre et apparaît on ne sait pas ce que c'est mais c'est commun, une présence, oui c'est ça, la présence des gens se présente**. Et ça je trouve ça dingue, je pense qu'il y a des gens pour qui c'est irréversible, un peu comme Fafa la première fois qu'il a disjoncté, il est parti et est revenu en chialant et ce qu'il y a découvert, qu'il n'arrivait pas trop à expliquer, ça l'a ouvert d'une manière irréversible, qu'il n'a pas perdu depuis, et je trouve qu'il a généré ça auprès du public de manière incroyablement poétique. Et là il y avait qqchse de l'ordre du héro, je trouve que c'est héroïque dans le sens où c'est pas le héro qu'on avait prévu, c'est pas qq'un avec un pouvoir physique ou surnaturel au contraire c'est comme si c'était qu'un pouvoir d'écoute surdéveloppée mais qui n'est pas propre à lui, c'est juste que c'est qqchse qu'il a découvert et maintenant il dit vous aussi, mais "vous aussi arrêtez de me faire croire que non" c'est comme si ces spectacles ne faisaient que ça. c'est comme si c'était un mélange entre un prophète et un baufe qui n'arrive pas à avoir raison, touchant. a cet endroit là, ça donne envie de le voir sur n'importe quelle représentation pour voir ce qu'il se passe avec le monde par sa présence, une espèce de prossession, où on devient aussi important que lui au final parce que sans nous il déprime. Du coup que fait un héro anti-héro ou je ne sais pas quoi? le premier mot qui m'est venu c'est il soigne, et il révèle le pouvoir qui est en chacun de nous. AL ça me fait penser à Isabelle Deputier qui révèle le pouvoir d'enfanter. Je suis curieuse de voir la prochaine fois comme on vait dit pourquoi moi ici. H Ce qui est interessant c'est qu'il n'y a plus de problème de sujet avec lui, il peut prendre n'importe quel sujet c'est en fonction de où il se trouve et qui il a en face. Ex: Hortanimus où il y avait cet ambiance naturelle permaculture avec des gens qui aiment se retrouver là, il y avait cette tripotée d'enfants et cet enfant plus turbulent et bam ça a fait mouche à toucher en plein coeur le gérant de cet espace permaculture, qui était le moins ouvert de la journée je pense, au niveau de l'accueil. c'est interessant, je pourrais tout à fait l'imaginer dans une des cités de Floirac là Zoro, à quoi ça ressemblerait je ne sais pas mais ça pourrait être épique, le truc où dans le public il y en a un qui vrille et puis faut y aller jusqu'au bout de toute façon. AL Ou face à des ministres, j'imagine du coup le sans langage. H si c'est Zoro rock star, il se retrouve à l'endroit où il a été invité, là pour moi il n'y aurait pas de question sur le sujet, c'est là où il se trouve et comment on l'a invité qui crée le sujet et le public. J'imagine pas autre chose que beaucoup de ce genre de rencontre et que c'est ça qui ferait émerger un gros spectacle. On verrait le fil rouge commun entre tous les humains en qq sorte. AL C'est ça le grand spectacle en fait, c'est ce qui fait commun à tout à nous tous. H y'aura une esthetique qui est sa patte, c'est celle qu'on a vu avec Yeroelle l'esthetique. S'il fallait parler des thèmes mondiaux du moment, si je faisais un pari que au bout de 100 dates en mode rock star, le gros spectacle devrait faire un parcours depuis le "pourquoi moi ici" ce moi du début là, jusqu'au plus grand danger du moment de l'humanité qui a exister à plein d'autres moments de l'histoire mais sous d'autres mythes, mais c'est la fin du monde, là le mythe du moment ecologico economique, c'est la face visible. C'est quoi la fin du monde ça serait un peu la réponse à tout, la fin du monde pour qui? qui voit le monde? par qui le monde est-il vu? ça serait le bout spirituel, ce qui unirait tout le monde. Comme si au début c'était moi tout seul, y'a destruction partout autour et on croit ou on se met à tous croire en le fuyant ou pas à la fin de monde. Si Zoro était arrivé dans les années 60 il ne pourrait pas parler d'écologie par contre il pourrait parler du racisme et des colonies, ou alors il pourrait mais ça serait un ovni, un pionnier. D'ailleurs il l'a appelé Terre-Mer le grand spectacle Zoro Zorai figure de proue? AL nous c'était notre proposition. H pour moi s'il n'y a plus ça ce ne devient plus amusant, ça m'amuse que si je peux voir que ça a un impact mondial pas au sens start-up nation mais au sens que tout les humains puissent s'y reconnaitre, même un papou qui passe par là avec sa lance aurait une réaction, sinon on rentre dans une rareté marketing. En fait ça nous permet de jouer à tous les jeux possibles qu'il y ait une figure de proue c'est ça qui est dingue et que cette figure de proue soit un clown surtout ça ne serait pas pareil si c'était Jonathan veut devenir ministre de la culture ça serait vachement plus restreint comme game, faudrait vraiment avoir une passion pour ce champ là, moi ça ne m'interesserait pas par exemple, pas que je ne le trouverais pas bon en ministre de la culture, il pourrait être super, j'en sais rien, mais c'est le terrain de jeu. C'est que là avec une figure de proue clown on peut sortir de l'économie de la culture, on peut aller au delà, un clown peut débarquer dans un village de culs terreux il sera accepté même par le rejet mais un clown c'est ok. On sait qu'un clown il a le droit et si tu l'emmène devant des hommes politiques dans un bal, ils savent ce que c'est que le bouffon du roi, il a le droit d'être là. ALors après une fois qu'il a le droit d'être là ça serait cool qu'il ne dise pas de la merde, c'est ça tout le jeu et j'ai confiance en Jo sur ça, c'est pour ça que c'est lui que je suis et pas d'autres. Quand je vois la toute première résidence, la farandole d'activités que l'on pouvait faire autour ça nous laissait grave de la place, enre la bouffe, l'accueil, la vidéo, les costumes, les décors, la com, ça ça m'avait vachement surpris moi qui était buggué dans comment on organise le monde pour que l'on trouve la place de sa discipline et là t'as un truc du champ de l'art qui permettait tout ça m'a fait halluciner. AL puis ça s'est pas tant organisé que ça à l'avance, ça a été "t'es chaud?" "t'es chaud?" "t'es chaud?" H J'ai l'image de Coluche en tête, qui a fait un parti pris des plus démunis. Il n'arrivait pas à faire autre chose que se moquer des politiques, ça l'a amené à un accident de moto et au restau du coeur qui sont toujours là. Et là ce qui est intéressant quand on parle des sujets de la vie sociale et du spirituel, c'est un mauvais mot spirituel pour dire plus grand, qu'est ce qu'on fout là dans la vie, en lui il est allé au bout de la nature des divisions du coup il peut l'offrir à l'extérieur et donc j'arriverais même à imaginer qu'il sorte complètement de la façon de faire de la plupart des artistes, où en fait chacun défend sa classe sociale, c'est tristissime. Il a eu dans son public différentes classes et à chaque fois ça a parlé à tous les environnements sociaux dans lequel chacun se croient pris. Ce qui serait cool c'est que ces autres soient encore plus large que nos proches, je pense que c'est ça qu'il demande maintenant quand il parle de diffusion, pour qu'on sache la qualité du spectacle proposé faut qu'on ait des gens qu'on a pas l'habitude de cotoyer, leur comportement nous surprendrait, ya que comme ça qu'on verra s'il va si loin que ça dans la reconnaissance. face à ça on ne s'ennuiera jamais face à des bugg comme on est face à un bugg avec les Bulgares, ces moments de discussions où le ton monte ça joue on est dans un spectacle et les gens écoutent. C'est vers ça qu'on se dirige de toute façon. Quand je nous regarde tous, j'ai l'impression qu'on a les yeux qui brillent quand il y a cette troupe qui se déplace à la rencontre du public. * Farid et Mickaël F Déjà, il sait jouer. Et a chaque fois que je l'ai vu jouer il s'est passé quelque chose. M J'ai envie de voir l'humour, les pleurs et la poésie qui touche. Il allie la poésie et l'absurde. J'aimerai bien qu'il y ait un vrai spectacle bien construit, pour vraiment voir apparaitre toutes ces choses. F Serge me fait gavé rire ! Sa bétise ! M Ouai de ouf ! F Serge c'est comme si on le reconnaissait en nous quand on fait des bêtises. M C'est son coté ridicule où il se prend pour quelqu'un de grand. F Il se prend pour le patron alors que c'est pas le patron ! M Il se prend pour ce qu'il n'est pas. F il dit toujours moi moi moi M Il dit toujours moi pour se donner une importance et en fait il n'en a aucune F Ses textes me touchent. Et comment il joue aussi M Ouai son jeu est touchant, comment il amène le truc F C'est pas tout le monde qui peut t'emmener là ! Anne Lucie et Julie arrivent à me toucher aussi. M Ses textes sont quand même assez compliqués, ça mériterai un peu plus de compréhension, que ce soit fluide d'entrée. Ca va qu'il laisse le temps de respirer mais c'est chiant quand on loupe un bout du texte parce qu'on est en train de se demander ce qu'il a voulu dire. Et les sujets me touchent. L'enfance, le rapport avec la mère, le rapport mère-enfant. F Faudrait qu'il nous dise plus directement que c'est une sacrée merde. (la mère) parce qu'on comprend pas direct M Il faudrait garder la signification des différents étages, sans qu'il y ait de comparaison avec le phare car ca prête à incompréhention. F Moi je préfère qu'il y ait le phare pour comprendre. Au moins à la fin. M Quand je vais voir un spectacle j'ai pas envie de devoir d'abord voir le site pour comprendre cette histoire de phare pour comprendre le spectacle. On reste bloqué sur une image et on ne comprend pas le fond. M J'aime pas quand il s'en prend au public alors que le public écoute pas. Je trouve que c'est trop violent et trop souvent. F Je trouve qu'il est violent avec les gosses et j'aime pas ça. M Ouai un peu trop de "violence". Même pour moi ou pour un adulte je trouve que c'est trop. "woooh woooh vous m'écoutez pas !!" Bah on est là alors fais ton spectacle, t'as pas à nous engueuler parce que t'es perdu. Change un truc. F J'aimerai bien voir plus de Serge et plus d'émotions. On se reconnais dans les conneries ! Et Zoro, la poésie ! L'enfance, ses textes... M Pour moi Serge c'est l'adulte qui a oublié l'enfant qu'il y a en lui. F Et en le voyant jouer il nous emmène a retrouver l'innocence d'un enfant. J'ai envie que quand les gens sortent du spectacles ils soient marqués ! Qu'ils se disent pas juste Ouai c'était cool. M J'aimerai bien voir un enchainement des étages : ptet d'abord le gardien entre en scène, puis la connerie qui entraine le monstre, puis la connerie de nouveau et re le gardien qquand il s'est rendu compte de la connerie, le retour au calme et la poesie. Un sorte de fin douce. Après être passé par le rire et l'intensité des émotions. Tu sors de là et ça t'a fait ouvrir les yeux sur quelque chose, t'as le sourire aux lèvres... F J'ai envie qu'il garde son fauteuil pour le spectacle. Et j'aimerai qu'il rencontre Yeroelle à la fin ! ce serait le comble ! M Pas moi, j'ai envie qu'il y ait que lui. M Par rapport au sujet, je vois bien un truc sur l'enfance et le rapport enfant-mère, mère-enfant F Qu'il se réveille enfant, qu'il traverse le spectacle adulte, et qu'il redevienne enfant M L'adulte qui ouvre les yeux sur - comme un éveil - il se rend compte de la merde qu'a pu faire sa mère - et c'est lui qui parle à sa mère t qui lui et à quel point ca a pu être une connasse, et ensuite c'est un apaisement, de s'en rendre compte, de l'avoir dit... plus rien ne sera comme avant, il ne se laisserai pas bouffer désormais, et du coup c'est un adulte donc on lui fou la paix. F Et comme ça nous on reproduira pas la même chose et toute cette merde prendra fin un jour. M Ouai comme une morale qui apparait à la fin. F J'aimerai bien que Serge fasse pousser de la beuh et que Zoro parte en couille ! Zoro Zoraï figure de proue ? Logique - hyper cool - 13 ans d'expérience - le seul pro - le seul qui a vraiment un truc à dire - aujourd'hui le seul possible !