# Un père s'appprend
Z0R0 - Mouce ? Qu'est ce qu'elle t'a dit, ta Namnaman, sur ton Parlàpaparlà ? La mienne ne m'en a jamais parlé, elle ne m'a jamais expliqué, elle n'a jamais expliqué ce que Paparlàparpalà avait à être pour ce que Mamankélà-kébienlamamalamanquélà puisse... puisse... puisse...
Alors, moi, sans trop m'en préoccupait, au début, ouhlà, hop... Je vais plutôt pas trop être curieux. Mais à un moment, mais trop tard, je me suis dit : "Tiens, c'est qui lui ?" Et là, ma Mamanpaparente, ma mamamakébienkélaman m'a ne m'a du tout ! Mais du tout ! Du! Tout!
Papakétépourtanlà ne parla pas. Alors je me demande : Qu'est-ce te dirai à toi, Lamamakéserélà, de ton Papatoutafèldroa ?
Et pourquoi on nous laisse autant le droit de s'entraîner à faire : "mamamamammmm...mmmm...Mammaa.." ? "mammmaaa." ? "Mamaaama." ? "Maamman ?" ? "Maman !" ?
Est-ce que toi, il te serait possible de t'entraîner au "pé", en petit peut être, avec des tout petit "pé" ? Moi, je ne l'ai pas fait assez tôt, de moi même, moi je travaillais le "èm". Le "Aim". Je ne savais pas, à l'époque, qu'une consonne est faite pour casser quelque chose. J'ai jamais eu à travailler le "pé". Du coup, je me demande, tu le travailles toi ton Papaslàoboulo, ton paportablapalà... Et ton Musculossicon ? Tu le travailles, moi je l'ai beaucoup travaillé, j'ai été le meilleur jusqu'à ce que je vois MÉR0 de mes propres yeux dans les tréfonds de sa cave, lorsque j'ai entendu les raclements de ZÉ0L sur les parois de la fenêtre ? Le verre oui, le verre, oui... C'est glacé. Et ces cris. De brûlés.
As-tu déjà entendu quelqu'un brûler ?
Eh beh ZÉ0L dit la même chose qu'eux.
Parce qu'il paraît que ça dit quand même des trucs.
Même quand tout semble vraiment tout très vraiment vraiment... comment ?... Tout mais tout en. Tout tout tout en... Quand tout tout tout est vraiment vraiment vraiment, très très. Et trop ! Trop !
Eh beh, il paraît, il paraît, il paraît...
Que ça,
dise quand même quelque chose.
Quelque chose qui dirait qu'un truc est cassé à l'étage du vent...
Pour ne pas avoir un temps mort pour souffler, par exemple.
Qu'il y aurait un ruisseau cimenté dont la complainte s'entendrait
dans les gouttes de pluie
des joies voisines.
Mais ces nuages noircis de peine seraient secs de barrières les entourant,
parqués dans des zones dédiées à la sombre grisaille.
Embarbelés d'espoir humide.
L'espoir moite d'un or misérable pour l'énergie de leurs éclairs,
seulement
sous-tendu pour ne pas donner
jour sur joue brillante d'un ruisseau juvénile,
pareil au câlin du matin d'une nuit de cauchemars,
refusant contact d'une aube des possibles,
seulement,
chargé d'une lente tension d'éclair à l'aigreur d'un quotidien
réjouissant pourtant,
pourtant aux moineaux et carpes de feux.
C'est avoir une laisse,
de soi à soi-même,
quand ce qui bat là,
juste tout en bas,
se voit pleurer,
et ne pleure pas.
parlapas...
"Pourquoi tu pleures ?" Tu les as déjà entendu, toi, ces trois mots-ci qui s'enchaînent ? "Pourquoi tu pleures ?"