# Introduction <style> #doc { text-align: justify </style>![reference link] ![](https://i.imgur.com/sbnX7rN.jpg) La musique, le cinéma, la peinture et plus largement la culture font depuis plus d’un siècle partie intégrante de nos sociétés. Autour des années 1950, l’avènement de nouveaux genres musicaux a également rapporté l’engouement du public au travers des artistes, devenus vraisemblablement des icônes symboliques dans le monde entier. La transgression des règles et les paroles revendiquées ont permis au public de s’identifier à de nouvelles pratiques, mêlant ainsi à la culture des phénomènes sociaux et intergénérationnels. Le rock’n’roll, le jazz, le reggae, les musiques du monde ou encore le hip-hop sont des genres musicaux qui ont réussi de part leurs textes à remettre en question les codes sociaux de l’époque tout en réinventant les modes de vie et les façons de penser, comme l’a pu faire John Lennon, chanteur et musicien des *Beatles* dans les années 1970 avec le mouvement hippie. Le rap quant à lui, étroitement lié au Hip-Hop, est un genre musical relativement récent notamment du point de vue culturel, car il continue d’évoluer en s’adaptant aux générations. Importé des Etats-Unis, il a sa place en haut du classement des styles musicaux les plus écoutés à travers le monde. Ainsi rentré dans les moeurs, il participe également à l’éducation des nouvelles générations, un phénomène transposable au rock dans les années 1970. Cela n’est pas sans dire de la place prédominante du numérique et des nouvelles technologies dans l’ascension fulgurante du rap. Plus récemment, selon une étude réalisée par L’INSEE en 2018, au cours des années 2000, le chiffre d’affaires des ventes physiques de musique enregistrée (CD, vinyle) a amorcé une baisse qui n’a pas cessé depuis. En outre, les ventes de streams (numériques) ont pris le pas de manière considérable sur les ventes physiques et l’économie de l’industrie musicale a largement été bouleversée. Aujourd’hui le rap propose des morceaux courts qui sont rapidement “consommés”, avec des formules efficaces et similaires à la musique pop. Cela peut expliquer le nombre exorbitant de morceaux sortis tous les mois. Le streaming est aujourd’hui un moyen d’universaliser les musiques actuelles car il donne un droit d’écoute accessible à chacun, ce qui peut donc traduire sa montée en flèche depuis les dix dernières années. Enfin, avec le numérique se sont lancés de nouveaux moyens de création grâce aux technologies et il est désormais possible pour chacun de s’essayer dans ce milieu là. De même pour les moyens de communication qui favorisent assez largement des revendications personnelles. Une démocratisation culturelle qui n’a sans doute pas eu aucun effet sur les labels et les managers. De nos jours on observe comme dans les années 1980 une certaine hausse des productions indépendantes, remettant en question les schémas économiques des contrats proposés par les maisons de disques. C’est ainsi que nous verrons comment le numérique s’est implanté dans nos sociétés sur le plan culturel (partie 1) et quel impact il a pu engendrer sur les processus de création (partie 2) et de communication des artistes (partie 3).
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