--- title: "[Lille2020] Verbatim Thématiques Maison Care" node: "projet" tags: ["sismo", "project management"] privacy: "private" publish: "false" --- ###### tags: `lille2020` `DwC` Verbatim Maison Care === :::danger * Ne pas partager à Lille ::: # Thématiques ## Accueil "Accueillir" appelle à une certaine positivité, on accueille "l'autre" de bon gré, répondant à un acte moral d'hospitalité qui a traversé les cultures. Celui qui n'est pas accueilli est alors celui qui erre, c'est-à-dire sans lieu et sans relations, il est donc vulnérable et l'accueillir est d'ordre moral. Si on accueille à rebours, de mal gré, est-ce accueillir ? Si je ne souhaite pas "l'autre" dans mon foyer ou l'espace que je définis comme mon territoire d'appartenance; si j'agis afin que "l'autre" parte, s'éloigne, alors je n'accueille pas puisque je refuse la présence de l'autre. On pourrait supposer qu'accueillir inclus préalablement d'accepter l'autre dans mon milieu, si je le refuse alors je n'accueillis pas. "Accueillir" pourrait appeler à une éthique de l'accueil, transverse à tout acte de soin, qui assumerait résolument sa dimension positive. L'accueil n'existerait alors que dans le "bien accueillir". "Bien" renverrait premièrement à accepter l'autre en son milieu - habitat, lieu, communauté, territoire; deuxièmement à l'intégrer dans l'ordinaire de ce milieu, c'est à dire l'intégrer aux activités quotidiennes spécifiques à ce milieu -labeur, fêtes, services, réciprocité, etc. Bien accueillir reviendrait donc à rendre l'autre capable de participer autant à l'ordinaire qu'à l'exceptionnel d'une communauté et de son milieu. Si "bien accueillir" est un acte positiviste, c'est aussi un processus actif car la personne bien accueillie doit être en capacité à agir là où elle est accueillie. De même celui qui accueille doit accompagner le "bien accueilli" dans un milieu qui lui est inconnu puisque nouveau. Le "bien accueillir" correspondrait à un transfert d'agir où celui qui accueille travaille activement à transférer son "agir" à celui accueilli. D'où provient la capacité d'agir de celui qui accueille ? A priori de sa connaissance du (mi)lieu et des relations qui l'animent. Habiter et être en capacité d'agir dans un milieu amène nécessairemment à une production de savoirs, qu'ils soient positifs ou négatifs. Celui qui accueille bien est celui qui, tout en accompagnant, partage le savoir nécessaire pour que l'accueilli agisse à son tour. L'éthique de l'accueil dépendrait donc d'une compétence anticipatrice, efficace qui répond à la question suivante : quels savoirs et actions sont prioritaires et nécessaires pour que le "bien accueilli" puisse agir positivement dans un milieu qui lui est inconnu ? Cette éthique de l'accueil, telle qu'elle est explorée par le Care, a été le sujet d'expérimentations et de projets de design multiples. * a * b * c * b :::info ++Prises de notes du 03/06/2019++ Bien accueilli comme une personne devient capable Rendre capacitaire -> accueil efficace / performatif L'accueil c'est du parcours (accompagner dans le processus) Des sujets pour accueillir des gens, des gens compétents qui accueillent (des dépositaires) Intégrer à un process actif / pas passif Accueil comme compétence anticipatrice, efficace Accueil actif au delà de la signalétique Intégrer le service civique là dedans (demain chaque administration a 10-15 services civiques pour guider) ::: :::warning Trouver d'autres références du design hors POCs ::: ## Vie démocratique Penser la vie démocratique amène à penser la figure du citoyen : comment on le devient, comment on le reste, comment on le transforme ? En Occident la figure du citoyen convoque l'organisation de l'état, hérité en partie du mythe démocratique athénien. Ainsi l'organisation de la vie collective, à laquelle peut prétendre le citoyen d'aujourd'hui, s'articule autour de représentations des citoyens et de différentes structures de centralisation du pouvoir. Cette structuration de la démocratie représentative peut éloigner le citoyen de ses droits car leur mise en pratique est de moins en moins directe. L'acte de participation citoyenne s'en serait presque réduit à l'acte de vote. Pourtant les structures sociales, économiques et politiques des démocraties occidentales ne rendent pas tous les citoyens égaux dans les droits. L'articulation de ses droits par un citoyen implique qu'ils les connaissent, or qu'en est-il de ceux qui ne savent pas lire les textes, ceux qui sont en situation précaire, ceux qui viennent à peine de rentrer dans la vie citoyenne. La méconnaissance des droits accentuent la vulnérabilité des citoyens. Connaître ses droits n'implique pas une attitude clientéliste et individualiste face aux instances représentatives, cela articule plutôt une participation engagée à l'organisation de la vie collective, la politis même. Il s'agit alors pour les citoyens d'agir dans la vie collective, parfois au-delà des temporalités et des échelles de la démocratie représentative, pour maintenir et améliorer la façon dont ils habitent un monde commun. La participation citoyenne permet alors de maintenir et d'ajuster les rapports qu'entretient une communauté en elle et avec les autres. Finalement deux sceptres se déploient sur la question de la vie démocratique aujourd'hui : le rapport de l'individu au collectif, de la représentation à la participation. Qu'attend t-on individuellement du politique, comment négocie t-on les aspirations individuelles à l'orée des besoins du collectif ? La participation démocratique permet de redéfinir les échelles de la démocratie en même temps qu'elle permet l'apprentissage des outils législatifs et constitutionnels de la démocratie représentative. Les différentes crises que traversent à l'heure actuelle les démocraties occidentales nous montrent que le modèle représentatif et centralisé ne permet pas de répondre aux besoins de territoires complexes, de plus en plus contraints par l'évolution des conditions d'existence sur Terre. La démocratie doit se redéfinir, en même teps qu'elle doit redéfinir ses outils. Cette renégociation profonde des modes de gouvernance ne se fera pas a priori sans négocier les structures profondes de l'état occidental. Une de ces négociations, poussée par le régime climatique, est la question de la propriété privée, publique ou commune et les modes d'exploitation qui leur sont liés. La question des communs, son organisation politique et ses nouveaux régimes collectifs entre humains et non-humains pave un des nombreux sentiers qui réactive la question de la vie démocratique. :::info Connaissance de ses droits, la mise en application de ses droits, retrouver un "agir" (de l'implication associative à la militance), partager au monde commun et comment cela améliore mon monde, le lien individu/collectif, lien démocratie représentative/participative - alliance des droits (apprendre à créer un référendum), gouvervance des biens communs, résistance administrative (ZAD) ::: :::warning * POC de centre commercial en face de l'hotel de police ? * Aller chercher le côté justice/police (Amicales de policiers, préfectures ?) * Aller chercher Loos-en-Gohelle et les réseaux des Transition towns ::: ## Transformation économique Les modes de gestion hérité du XIXe siècle, basés sur l'exploitation de la Nature, l'investissement dans le capital, la régulation par le marché et la croissance économique, se retrouvent aujourd'hui face aux limites planétaires : une croissance économique infinie n'est pas possible dans un monde fini. Bien que cette critique est émergée depuis longtemps, elle devient finalement audible auprès du grand public au fur et à mesure que l'économie de marché montre ses faiblesses structurelles : crises économiques et financières, austérité, précarité, pollution, ... Même si des modèles de transition sont proposés la machinerie économique continue à s'emballer dans une funeste fuite en avant. Il est alors primordial de réorienter les modèles économiques et d'en réouvrir les imaginaires. Ca implique de replacer l'économie au sein du social plutôt que l'inverse, explorer des nouvelles théories de la valeur, intégrer les externalités (positives comme négatives) comme constituantes du modèle économique et non comme des erreurs ou des défauts. Le Care s'articule autour des questions posées par les économistes écologistes : il ne s'agit pas de tout faire décroître mais de savoir ce que nous voulons faire croître et décroître pour atteindre quelles finalités. Un nouvel arbitrage doit avoir lieu. Le Care postule que le soin apporté aux milieux naturels conditionne le soin qu'on apporte aux humains. En cela l'exploitation de la Nature par le capitalisme gestionnaire a bien donné lieu à l'explotation des humains et de leur corps (cf. Plantationocene). Comment les modèles économiques s'articuleraient si on conditionnait les modes de production au soin apporté aux humains et aux milieux; si l'évitement du dégât physique, psychologique et écologique était le point de départ de l'activité économique ? Le Care reintégre la performance économique dans le vaste réseau d'interdépendances qui qualifie la vie terrestre. :::info Nouveaux modes de production, repenser les modèles, accompagner la rechercher, les externalités positives, le business model du Care (côut caché du modèle gestionnaire -> indexer les externalités négatives sur l'humain; les performances économiques du Care) Mieux diffuser des normes existantes ou production/combination de normes entre énergie, humain, ressources, ... ::: ## Milieux naturels La question de la "Nature" est devenu un enjeu politique majeur au fur et à mesure que les dégâts sont devenus apparents et de moins en moins négotiables avec nos modes de vie actuels. Penser la "Nature" ne peut plus se penser sans inclure le social, au titre que toutes les activités dont dépendent les sociétés humaines reposent sur notre relation aux écosystèmes. Nous ne pouvons plus penser la "Nature" comme un lieu à exploiter, nous devons redéfinir la coopération entre humains et non-humains (écosystèmes, faune, flore, géologie, etc). Il nous alors faut reconnaître que nos modèles sociaux ne seront durables que si nous interagissons avec notre ecosystème de façon soutenable. Cela constituerait le progrès à poursuivre pour l'Humanité. Ces regards à reconstruire sur notre milieu naturel revient à découvrir, à composer des nouveaux mondes plus riches en relations, plus attentifs aux contraintes des systèmes vivants. Réintégrer la chaine du vivant nous permettrait de redéfinir les futurs que nous co-construisons avec l'ensemble des espèces, la nôtre incluse. Nos modes de vie modernes, construits sans considération pour les milieux naturels, doivent être redéfini en ayant en tête que chaque humain et non-humain a un droit inaliénable à vivre dans un mileu naturel soutenable. :::warning Le monde occidental s'est structuré à partir du XVIIIe siècle autour du dualisme Nature/Culture, s'essayant à créer une frontière nette entre le sauvage et le domestique, les espèces vivantes et l'Homme. Ainsi l'Homme, en se séparant de son milieu naturel, a nourri le mythe qu'il ne dépendait pas de lui pour maintenir son existence. Cette séparation a permis l'exploitation de la Nature car l'endommager ou la détruire ne revenait plus à affaiblir les propres conditions d'existence de l'Homme. ::: :::info La nature est au coeur du contrat social, les droits sont inséparables des services ecosystemes, justice sociale et justice environnementale ne sont pas antinomiques, resintaurer le lien à la Nature pour préserver la durabilité de nos modèles sociaux Comment notre lien au milieu naturel préserve notre modes de sociabilité, l'homme comme faisant parti de la chaine du vivant, biomimétisme, la nature comme regain d'espérance, la nature comme refonte de la notion du progrès, repenser les modes de vie, nouveaux usages du monde, les modes non-occidentaux, la Nature comme participant de la santé physique et psychique, la droit à un lilieu naturel de qualité, Nature comme sujet de droit. ::: ### Remarques générales :::danger * Intégrer le web :::