# Coopération & Labs publics partagés : comment passer la 2ème ? # 1. Introduction A l'origine, l'idée partagée avec la 27ème Région de travailler à plusieurs et en coopération sur des échanges, des démarches et des outils permettant de définir une démarche de type "Laboratoire" d'innovation publique et sociale, partagée par des acteurs en coopération. Il s'agit en particulier de : ***(à modifier !)*** * Questionner les valeurs de nos démarches et leur portée inclusive * Identifier les axes permettant de concilier Innovation publique et "ethique publique" * Favoriser des coopérations pour sortir des silos administratifs * Porter à l'échelle stratégique les actions et évaluations de l'innovation publique et sociale # 2. Intérêts partagés des complices de l'action ### Ti Lab (Laboratoire régional d'innovation publique Etat déconcentré-Région Bretagne) * Reflexion et actions possibles pour envisager la suite du Ti Lab, dans une dimension "Lab Régional" à destination des citoyens pour forger des politiques publiques démocratiques, coopératives et sans coutures. * Accompagnement "recherche-action" par la 27ème Région, en particulier sur le cadre Politique du Lab, ses valeurs, l'adéquation avec les projets soutenus et les actions au quotidien. * Accompagnement opérationnel pour envisager un cadre ouvert au Ti Lab, des valeurs aux actions, de la gouvernance partagée aux citoyens. A définir avec des personnes "complices" de la communauté Ti Lab, et à faire comprendre à une échelle plus stratégique. * Parralelement, accompagner deux projets coopératifs pluriacteurs pour "faire par l'action" ce Lab Régional partagé * Travailler à une évaluation de l'impact et du non-quantifiable, en lien avec d'autres processus de "Transformation" interne ou externe (Région Bretagne - Préfecture et services déconcentrés - grandes et petites collectivités "liées" au Ti Lab - Opérateurs - Autres acteurs - Citoyens/" usagers " ) > Objectif : expérimenter un laboratoire à dimension régional, dans un principe de péréquation et de coopération horizontale (grande administration, lien national-local, opérateurs…) et verticale (communes, EPCI, société civile, territoires…) entres tous les acteurs publics et d’intérêt général. > > Ce laboratoire aurait pour objectifs de contribuer à la mise en place de politiques publiques sans coutures, et de faire participer les citoyens à la définition des politiques et services publics qui le concerne, dans un cadre d’expérimentation. Il nous faut être capables de sortir des solutions traditionnelles et surtout de concevoir les évolutions dans l'écoute des usagers, des citoyens, qui sont les premiers concernés par l’évolution des politiques publiques. Certaines collectivités ont initié des démarches visant à lancer des démarches d’innovation publique. Ces démarches représentent cependant des coûts initiaux pas forcement supportables par tous les niveaux de collectivités, et en particulier les blocs communaux et intercommunaux de taille modeste. De plus, les problèmes de politiques publiques intéressant des citoyens en situation de fragilité sont souvent situés dans l’angle mort des politiques publiques et éminemment transversaux aux domaines de compétences des administrations, des collectivités et des opérateurs. Les « citoyens-usagers » transcendent nos silos de compétences par leurs « parcours » de vie et leurs rapports aux services et aux politiques publiques. > Ceci amène au paradoxe que ce sont les territoires qui sont sans nul doute les plus vulnérables à une réduction des dépenses publiques, et les plus en attentes d'une implication du citoyen dans la construction de l'action publique, qui ont le moins accès aux ressources et aux méthodes permettant de réinventer l'action publique, en mettant « l'usager-citoyen au centre de la démarche », et des méthodes innovantes qui sont également des leviers de la démocratisation de l'action publique. > > Dès lors, pour amener les collectivités à construire collectivement les voies et moyens permettant de réinventer l'action publique, et assurant l'inclusion de tous les territoires dans la démarche, il pourrait être préfiguré un « outil » basé sur le Ti Lab, et ayant vocation à œuvrer au service de toutes les collectivités, et en association avec l'Etat, pour: > * Explorer les coopérations administratives sous forme de projets opérationnels et expérimentaux permettant d'optimiser la production de service public, dans une finalité d'un meilleur service au citoyen, et de favoriser une meilleure décision en matière de Politiques publiques « sans coutures », et ainsi d'une meilleure dépense publique > * Permettre à l'ensemble des collectivités de disposer d'un centre de ressource dans le domaine de l'innovation publique » ### Mickaël Poiroux Pour moi, passer la 2e implique de passer de l'innovation à la transformation. On parle depuis le début de la transformation, mais on n'en voit/fait pas tant que ça. Il y a certes un facteur temps pour laisser les choses mûrir. Pour autant, il y a matière à faire mieux en s'appuyant sur des approches d'accompagnement au changement s'appuyant sur des approches systémiques (par exemple théorie U, 3 horizons, 2 loops... listés dans https://www.la27eregion.fr/comment-aider-les-laboratoires-dinnovation-publique-a-passer-la-vitesse-superieure-2-3/). Et ça démarre avec le parcours exploratoire sur la théorie U initiée par le labo d'innovation du CNFPT, et les cercles d'apprentissage de Riposte creative. Ces approches impliquent de penser à "se transformer pour transformer", à l'échelle personnelle, d'un collectif de travail, d'une institution... Forcément, ces approches systémiques amènent à penser et agir au niveau des écosystèmes tels que décrits par Benoît ci-dessus (coopération inter-institutions, coopération public-"social"-citoyens). Ces réflexions s'inscrivent dans la continuité de mes billets sur le sujet (j'en prépare d'autres) : https://mickaelpoiroux.wordpress.com/2021/02/16/transformation-fin-de-serie-debut-dune-nouvelle-saison/ # Participants potentiels (à confirmer : Stéphane le 14/06) - Benoît Vallauri, TiLab - Stéphane Vincent, Nadège Guiraud, Roddy Laroche, La 27e Région - Alexis Pellier, DITP - Marie Coirié, Lab AH - Aura Hernandez, Psycholab (co-interview de Lindsay Cole) - Jacky Foucher, agence GRRR - Mickael Poiroux, Nantes - Arnaud Wink (Itinéraire Bis), Sébastien Houssin (Labo Mulhouse) - Olivier Ryckewaert, expert en innovation publique, A.M.O.O.R - Elvire Bornand, sociologue à Nantes - Hubert Guillaud, Internet Actu - Antoine Foucault et/ou Nicolas Trillaud, Région Occitanie - Maxime Boidin et/ou Florian Graveleau, CD44 (nous ont dit que ça les intéressait) - Isabelle Cazaunau, bientôt ex-INET, arrive sur Nantes avec un engagement - Elisabeth Dau / Fréquence commune - Susana Avila et Anna Szeremeta, indépendantes (accompagnement au changement Théorie U) - Mathilde Servet, Ville de Paris (pionnière de l'application du concept de tiers lieu appliqué aux bibliothèques en France) - Thierry Ambrosini, Pau Métropole, animateur de la e-communauté innovation du CNFPT - Julie Chabaud, La Base, Gironde - Philippe Gambier ? (préside l'asso nationale des conseillers en orgas) - Aude Fournier, nouvelle DG transfo Marseille Echange visio 07/07 : Benoît, Camille, Jacky, Mickael, Arnaud, Stéphane, Sylvine, Nadège Camille : possibilité de soutien de cette démarche sur les financements plan de relance, via le TiLab Benoît : ok pour être véhicule financier, il faut réfléchir à la gouvernance du projet, les modalités de contribution = construire un commun Mickaël : plus en lien avec renouvellement des approches, théorie du changement. Se transformer (modes de management, modes de travail) pour transformer. Arnaud : articulation avec questions décoloniales etc Benoît : 1- comment dans nos projets on prend ça on compte, dans l'opérationnel ? 2- à un niveau plus politique, de prise de décision montée en puissance des labos nous oblige, ou peut nous obliger à rentrer dans le cadre orga plutôt que de le changer. et qui dit cadre orga dit cadre politique : quelles contres réponses, contre discours pouvons nous porter ?